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News Corp serait intéressé par le rachat de la F1

La propriété de la F1 intéresse beaucoup de monde à l'heure actuelle : alors que l'affaire Gribkowkski a remis au goût du jour la transaction effectuée par CVC pour s'en emparer en 2005, Sky News annonce que le conglomérat des médias News Corp serait sur les rangs pour la racheter. Mais Bernie Ecclestone dément cette rumeur.

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La rumeur est pourtant intéressante à plus d'un titre. Premièrement, elle a été lancée par Sky News, qui se trouve être l'une des composantes de l'empire de Rupert Murdoch, par l'intermédiaire de BSkyB dont le magnat américain détient actuellement 39%.

Or il souhaite précisément se porter acquéreur de l'ensemble du capital du bouquet satellitaire. Si cette acquisition devait être finalement validée par le secrétaire à la culture britannique, Jeremy Hunt, qui doit rendre sa décision finale le 26 avril, Rupert Murdoch devrait débourser près de neuf milliards d'euros alors que sa fortune personnelle est évaluée à 6,9 milliards de dollars. Une telle dépense pourrait donc le priver d'autres investissements majeurs dans un proche futur alors que CVC avait déboursé 2,5 milliards de dollars pour acquérir la F1. Il n'est pas dans les pratiques des fonds d'investissements de revendre à pertes, surtout lorsqu'ils anticipent le remboursement de la dette contractée pour leur LBO.

C'est là qu'arrive le deuxième volet du plan dévoilé par Sky : News Corp serait en discussions préliminaires avec Carlos Slim, la première fortune mondiale. Celui-ci ne cache pas son intérêt pour le sport : il avait été l'un des candidats potentiels au rachat de l'écurie Honda avant que Ross Brawn finisse par emporter la mise. Mais il est surtout largement présent depuis cette année par l'intermédiaire de son entreprise Telmex, qui est devenu l'un des principaux soutiens financiers de Sauber avec le placement de Sergio Pérez.

Néanmoins, il y a peu de chances que cela se concrétise dans un futur proche puisque le journal britannique précise bien que les discussions de NEws Corp sont encore au tout début du processus et il n'y a pas de garanties qu'il y aura d'offres finales. Cette dernière précision est d'autant plus vraie que le business model de News Corp entre en contradiction avec les Accords Concorde, qui vont bientôt être renégociés.

En effet, ceux-ci prévoient que la priorité doit être donnée aux télévisions gratuites quand cela est possible et que celles-ci souhaitent diffuser les courses, ce qui semble être de moins en moins le cas (BBC en Angleterre, TF1 en France, RTL en Allemagne...). Or BSkyB est basé sur le même modèle économique que Canal+, à savoir qu'il faut disposer d'un abonnement payant pour accéder aux contenus diffusés.

Bernie Ecclestone et les écuries disposent donc du pouvoir de mettre un veto à une potentielle offre de la part de Rupert Murdoch. C'est pourquoi le grand argentier de la F1 a d'emblée déclaré au Telegraph que «c'est ridicule. Le sport n'est pas en vente.» C'est dans la même ligne que ce qu'il déclairait la semaine dernière, à savoir que même si de nombreux investisseurs sont intéressés, CVC n'est pas prêt à vendre. A l'heure actuelle, en tout cas...

Avec la participation de RacingBusiness.fr


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