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Qui de Vettel ou Newey fait gagner Red Bull ?

Au sein de l’écurie Red Bull, deux personnalités sont fréquemment mises en avant pour expliquer le succès de l’équipe autrichienne. Il s’agit de Sebastian Vettel, double champion du monde de la discipline, et de l’ingénieur britannique Adrian Newey. Mais lequel des deux a le plus d’influence sur les victoires de cette association enviée ?

© Red Bull / Newey aide Vettel...ou le contraire ?© Red Bull / Newey aide Vettel...ou le contraire ?

Sebastian Vettel, bien sûr, est un pilote d’exception. Depuis ses débuts précoces et remarqués au volant d’une BMW-Sauber en 2007, le jeune pilote allemand ne cesse de monter en puissance pour devenir une véritable référence en Formule 1.

S’il est souvent comparé à Michael Schumacher, de manière parfois excessive, force est de constater les nombreuses similarités entre les deux pilotes.

Il est évidemment bien difficile d’établir une comparaison dans l’art du pilotage (monoplaces, époques différentes…), mais le principal point commun qui lie les deux champions est leur capacité exceptionnelle à fédérer une équipe autour d’eux.

Comme au temps de Ferrari avec Schumacher, Vettel est le véritable pygmalion de son équipe. Apprécié et chouchouté depuis de nombreuses années dans un cocon qui lui est favorable, le récent double champion du monde sait se faire apprécier en restant en contact permanent avec ses équipes techniques.

Des exemples révélateurs de cet état d’esprit d’équipe sont fréquemment mis en avant par Red Bull comme cette lettre que Vettel avait envoyé aux personnels de Renault pour les encourager à continuer leur efforts après une casse moteur en course du pilote allemand.

Avec un pilotage fin et précis, ne commettant que peu d’erreur, toutes ces qualités associées forment un pilote quasiment imbattable et surtout très complet. Ce qui fait dire à bon nombre de ses adversaires que le règne de Vettel risque de durer assez longtemps pour décourager toute une génération.

L’autre grande chance de Red Bull, est de posséder en ses rangs l’ingénieur Adrian Newey.
Sa réputation n’est plus à faire. Le nombre de titres mondiaux acquis avec des monoplaces de sa conception est faramineux. Les écuries Williams, McLaren et maintenant Red Bull (et dans une moindre mesure March) doivent à ce génie britannique une bonne part de leur réputation.

Il ne lui aura fallu que trois années pour propulser l’équipe autrichienne vers la victoire, et une de plus pour atteindre le titre mondial.

Newey est un affectif et un instinctif. Une fois la victoire acquise au sein de toutes les entités qu’il a connu, il s’est dirigé vers d’autres objectifs en pariant sur des écuries en manque de performances comme McLaren en 1997 ou Red Bull en 2006. Cependant, son avenir ne semble pas s’écrire en pointillés avec la firme autrichienne…
Travaillant à l’ancienne, avec une table à dessin et un crayon, des idées techniques parmi les plus novatrice sortent de ses réflexions.

Mais lui aussi a connu des périodes de doutes. March l’avait mis à la porte à la fin de l’année 1990 en lui reprochant des conceptions de monoplaces trop inégales, qui fonctionnaient sur des circuits bien spécifiques, et moins bien sur d’autres. Ou encore une période de doutes au début de sa collaboration avec Red Bull, où certains observateurs pensaient que la magie n’opérerait pas.

Au final, la symbiose s’est faite entre ces deux champions dans leur catégorie respective mais on se demande encore si Vettel aurait pu réaliser autant de grandes choses sans une voiture parfaitement conçue et imaginée par Adrian Newey…alors que ce dernier, lui, n’a plus grand-chose à prouver.

Personne n’est irremplaçable, mais l’ingéniosité et l’expérience du britannique l’emporte sûrement sur la talents, certes impressionnant, mais encore en pleine éclosion, du pilote allemand.


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6 réactions sur cet article Donnez votre avis
Globben
Globben :
Posons-nous plutôt une autre question : est-ce que c'est Vettel ou Toro Rosso qui a remporté le GP d'Italie 2008 ?
La réponse est évidente...

Personnellement en ce qui concerne la question posée en titre de l'article, je pense qu'elle ne devrait tout simplement pas se poser dans un cas aussi extrême où rappelons-le, même avec une voiture qui surpasse l'ensemble du plateau, Vettel a remporté 11 victoires contre aucune pour Webber, quin'a pas -loin de là, même- verrouillé la deuxième place au championnat.
Il y a 92 mois
arkansis
arkansis :
Oui Vettel est un grand pilote, et les autres chasseurs de titres ont de quoi s'inquiéter.
Il y a 92 mois
jean
jean :
C'est Webber la clé car il est toujours au moins 3 dixièmes plus lent que Vettel ! Donc Vettel se fait pas voler les victoires !
Il y a 92 mois
fd
fd :
Vettel est un très bon pilote !
La RB7 écrase la concurrence !!
Au moins 10 pilotes en formule 1 ferais autant que lui avec cette monoplace ( sauf Webber qui n'a vraiment plus sa place dans cette équipe )
Il y a 92 mois
fd
fd :
ps : Vettel n'a pas la force mental que Schumacher avez à son age !!!
Il y a 92 mois
Gusgus
Gusgus :
La RB7 était dominatrice en début de saison. Mais elle l'est beaucoup moins désormais, elle a été rattrapée par les McLaren (les Ferrari étant toujours légèrement en retrait). Et pourtant, Vettel est toujours en lice pour la victoire, alors que Webber doit se dépétrer pour finir 3ème ou 4ème malgré des qualifications correctes.

C'est pourquoi je pense que dire que la moitié du plateau ferait aussi bien que Vettel est plus qu'exagéré. Certes, Alonso ou Button dans la Red Bull seraient au niveau, mais ça s'arrête là. N'oublions pas qu'une bonne partie du plateau est encore apprentissage. Kobayashi, Perez, Senna, Petrov, Di Resta, Maldonado, Buemi, Alguersuari sont tous au maximum dans leur 3ème année de carrière, et aucun n'a éclaboussé une saison de son talent comme Vettel en 2008 (qui était sa première saison complète !). J'ajoute que la majorité des Champions du Monde récents (mis à part Button, et à la limite Hakkinen) ont réalisé des perfs dans les 2-3 premières années de leur carrière.

Quant à dire que Vettel n'a pas la force mentale de Schumacher au même âge, je suis perplexe. Déjà, écoutez comment Vettel parle à son équipe à 24 ans à la fin d'une course, c'est quand même étonnant !

Les comparer au même âge, ça n'est pas très pertinent puisqu'à 24 ans, Schumacher n'était même pas encore en lice pour un son 1er titre. Par contre une comparaison intéressante est celle des courses où les deux étaient attendus. On sait tous que Schumacher a en son temps craqué à quelques reprises sous la pression (Adelaïde 1994, Jerez 1997, Suzuka 2003), alors que quand Vettel a été obligé de gagner maintenir ses chances de titre (Brésil 2010, Abu Dhabi 2010), ou alors quand il avait une pression médiatique forte (Monza 2008), ça a été un sans faute à chaque fois. Sans compter que cette saison, Vettel n'a fait aucune erreur éliminatoire.

Pour en revenir au sujet de l'article, c'est toujours la combinaison de la voiture et des deux pilotes qui fait un succès. En 2009, Barrichello est loin de faire les résultats de Button sur les 7 premières courses, avec une super voiture - relativement à la concurrence. Dans l'autre sens, un Alonso dans une Ferrari un peu moins performante, comme cette année, ne pourra pas aller plus haut que 3ème au championnat. Et n'oublions pas que le deuxième pilote de l'écurie est important, même s'il n'est pas aussi rapide, puisque quoiqu'il arrive, il contribue à la mise au point de la voiture, ce qui se retrouve non seulement dans ses propres résultats mais aussi dans ceux de son équipier. C'est pour ça que Webber - qui a quand même permis d'assurer le titre constructeurs à Red Bull - ne devrait pas être oublié dans les ingrédients du succès de Red Bull et de Vettel. Un raisonnement qui pourrait s'étendre à Jean-Eric Vergne qui fait beaucoup de travail dans le simulateur Red Bull.
Il y a 92 mois
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