> > > > Vettel : "Difficile de juger" du niveau de Raikkonen

Vettel : "Difficile de juger" du niveau de Raikkonen

En visite à Viry-Châtillon, le double champion du monde allemand commente le retour de Kimi Raïkkonen, en 2012, imaginant qu'il "soit difficile de revenir directement au même niveau qu'avant", alors que le finlandais assure que la principale difficulté de son retour résidera dans l'adaptation aux pneus Pirelli

© Red Bull© Red Bull

Après deux années d’interruption, Kimi Raïkkonen effectuera son retour en Formule Un, en 2012, au sein de l’écurie Lotus Renault Grand Prix. Désormais officiel, après des mois – pour ne pas dire des années – de rumeurs incessantes, ce retour pose aujourd’hui la question de la capacité réelle du finlandais à se montrer aussi compétitif que par le passé, après deux saisons passées à vivoter entre le Rallye, quelques courses de NASCAR et, plus récemment des essais en endurance.

« Il est difficile de juger » estime Sebastian Vettel dans un entretien réalisé, pour 20minutes.fr, à l’occasion de sa visite chez Renault Sport, à Viry-Châtillon. « On assiste tous au come-back de Michael [Schumacher]. Il est parti alors qu'il était au sommet. Mais quand il est revenu, il a lui-même dit que beaucoup de choses avaient changé, auxquelles il devait s'adapter. Si je regarde la voiture avec laquelle je roulais il y a deux ans, tellement de choses ont changé... C'est incroyable. Même durant la saison, de nouveaux boutons apparaissent sur le volant. Je peux imaginer qu'il soit difficile de revenir directement au même niveau qu'avant », a poursuivi l'Allemand.

Pour Hans-Joachim Stuck, ancien pilote de Formule Un et double vainqueur des 24 Heures du Mans, « un pro comme Raïkkonen peut aussi conduire sur trois roues, si c’est nécessaire » : « Il a aussi fait ses preuves en Rallye : il n’y a rien gagné d’important, mais il y conduisait aussi des voitures rapides. Il a aussi roulé en NASCAR. Il peut le faire, c’est en lui. Bien sûr, il devra se réadapter à de nombreuses choses, aux nouveaux pneus, à de nouvelles voitures, au DRS, mais je suis absolument convaincu que Raïkkonen peut y arriver. »

Steve Robertson, manager de Kimi Raïkkonen assure d'ailleurs que « normalement, Kimi n’a besoin que de quelques tours pour s’adapter à quelque chose rapidement. »

Iceman lui-même estime qu’il ne devrait pas avoir trop de difficulté à s’adapter aux changements intervenus en Formule Un depuis maintenant deux ans : « Ce ne sera probablement pas trop dur. J’ai piloté en F1 pendant longtemps, et la dernière fois, il y avait déjà le KERS et beaucoup de boutons sur le volant. La plus grosse différence, ce seront les pneus alors qu’il faut du temps pour apprendre à les exploiter de la meilleure des façons », concède le finlandais. « Mais c’était plus difficile lorsque je suis passé des pneus Michelin aux Bridgestone. Aujourd’hui, je n’ai plus roulé avec des pneus de F1 depuis deux ans, alors je ne me suis pas habitué à autre chose. De ce point de vue, ce sera certainement plus facile. J’en ai discuté avec mon ami Pedro de la Rosa [ndlr : ancien essayeur Pirelli] et de ce qu’il a pu m’en dire, ils se comportent plutôt bien, avec une bonne adhérence dès le début, ce qui, pour moi, est important. »

Toujours est-il qu’avec le retour de Kimi Raïkkonen, la Formule Un retrouve une de ses figures les plus emblématiques des années 2000 : « Parfois, nous sommes critiqués pour ne pas être assez intéressants, il manquerait des personnages forts à la F1. Ce n'est pas totalement la faute des médias, ni celle des pilotes, c'est un peu des deux » indique Sebastian Vettel qui qualifie le finlandais de « tranquille, pas toujours, mais la plupart du temps. ».

Et le pilote Red Bull de poursuivre : « Kimi est critiqué pour ne pas parler, pour se comporter comme il le fait. Parfois, certaines de ses attitudes ne sont peut-être pas terribles, je vous l'accorde. Mais d'un autre côté, cela reflète simplement qui il est. »

Pour Steve Robertson, Raïkkonen « revient là où il devrait être » : « Mon opinion personnelle, c’est que lorsqu’il a quitté la F1, après 2009, il était trop jeune et trop bon pour partir. Il a toujours beaucoup à donner au sport, et lorsqu’il nous a demandé d’explorer les éventualités, il nous poussait à aller de l’avant continuellement » explique le manager dans le Turun Sanomat avant de confirmer que des négociations étaient bel et bien en cours avec Williams avant que, « peu avant le Grand Prix d’Abu Dhabi, nous commencions à discuter avec Eric Boullier. Les deux parties voulaient arriver à un accord rapidement. »


Raikkonen, Vettel Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




1 réaction sur cet article Donnez votre avis
françois pignon
françois pignon :
les pilotes sont devenus pour beaucoup, des "coffres forts" avant d''être des pilotes....et comme pour d'autres sportifs les"médias" veulent qu'ls soient aussi des "communicants" (c'est un métier!)
Et ils sont jugés sur ce sujet....ce qui nous vaut souvent des interwiews des propos bateaux inutiles, voir des "conneries" de gros calibre.....laissons les sportifs s'exprimez par ce qu'ils font de mieux, leurs discipline....Ice man a bien raison dans ce domaine...
good luke Kimi
Il y a 37 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus d'un an. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.






Copyright © 2007 - 2014 MotorsInside.com Mentions légales Contactez-nous À propos
Haut du site Faire un don

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.