> > > > Dernière chance ?

Dernière chance ?

(c) LAT - 2011, le retour de Quick Nick?(c) LAT - 2011, le retour de Quick Nick?

La nouvelle est tombée mercredi dernier en fin de journée, Nick Heidfeld remplacera Robert Kubica au sein de l'écurie Lotus Renault GP. Même si cette annonce n'est pas vraiment une surprise, au vu de la liste des candidats potentiels et des chronos effectués par l'Allemand lors de sa première sortie avec la R31, une surprise de dernière minute n'était toute fois pas à exclure. Ça n'aurait pas été la première fois que la logique ne l'aurait pas emporté en Formule 1.

Avec cette titularisation, Nick Heidfeld se voit offrir une occasion en or de rebondir dans la discipline. Même si, comme il le dit lui même, il aurait préféré faire son retour dans d'autres circonstances. Pourtant, à bien y regarder, et sans se réjouir de l'accident de Robert Kubica, ça serait bien la première fois que le destin lui joue un tour en sa faveur.

Champion de F3000 en 1999, tout semble réussir au jeune pilote né en 1977 à Mönchengladbach. La suite logique semble être un poste chez McLaren-Mercedes pour ce protégé de la marque à l'étoile. Mais l'équipe anglais a déjà deux pilotes sous contrat avec Hakkinen et Coulthard. C'est donc au sein de l'écurie d'Alain Prost que Heidfeld fera ses débuts en Grand Prix.

Première saison qui tournera rapidement au chemin de croix pour le nouveau venu. La AP03 est un vrai camion, pour reprendre une expression chère au patron des lieux, et les soucis s'accumulent, aussi bien pour Heidfeld que pour son équipier Jean Alesi. Bilan, zéro point marqué et une image quelque peu écornée.

En 2001, il trouve refuge auprès de l'écurie de Peter Sauber. L'équipe suisse est une bonne équipe de milieu de tableau et semble être un bon moyen de rebondir après l'épisode Prost GP. Sportivement parlant, le pari s'avère payant. La C20 est performante et permet à son pilote de se distinguer à quelques reprises, comme en Autriche et à Indy avec le sixième temps au terme des qualifications, ou encore en montant sur la troisième marche du podium d'Interlagos. Mais, car il y a toujours un mais, les bonnes perfs signés par Heidfeld sont largement éclipsées par celles de son équipier; Kimi Räikkönen. Ce jeune Finlandais venu de nulle part, impressionne alors que beaucoup, dont Jacques Villeneuve, s'inquiétaient de sa titularisation précoce.

Pourtant, à bien regarder les chiffres, la confrontation tourne à l'avantage de l'Allemand. Dix fois devant Räikkönen en qualification, 13 points marqués contre 9 au Finlandais. Mais Heidfeld ne fait plus vraiment figure de débutant et dans ce contexte l'écart, relativement faible, avec son rookie d'équipier n'est pas une bonne nouvelle pour la suite de sa carrière. Pour 2002, il espère revenir dans le giron de Mercedes en remplaçant Mika Hakkinen, démotivé, mais Ron Dennis titularise Räikkönen. Une nouvelle fois, il doit choisir une option de repli et reste chez Sauber ou il sera secondé par un autre novice aux dents longues, Felipe Massa.

Une nouvelle fois, Heidfeld devance régulièrement le Brésilien mais ne parvient pas à véritablement s'illustrer le dimanche après-midi. Heidfeld a l'image d'un pilote fiable, constant, mais ne semble pas avoir ce petit plus qui fait la différence entre un bon pilote et un champion du monde potentiel. En fin de saison, c'est Massa qui se voit offrir une promotion en devenant pilote d'essais pour la prestigieuse Scuderia Ferrari. L'année suivante, Nick se fait globalement dominer par l'expérimenté Heinz-Harald Frentzen et est remercié par Sauber à la fin de la saison.

Sans volant pour 2004, il trouve in-extremis refuge chez Jordan. Mais l'équipe qui jouait les trouble-fêtes avec les ténors de la discipline en 1999 n'est plus que l'ombre d'elle-même. La carrière de l'Allemand semble être dans l'impasse et pourtant, au volant d'une monoplace loin d'être une flèche, il parvient tout de même à inscrire trois points au championnat et à faire remonter sa cote de popularité. A tel point que lors de l’hiver 04-05, il se voit proposer un essai par Williams qui décide de le confronter à Antonio Pizzonia. Le duel tourne à l'avantage de l'Allemand, pour le plus grand plaisir du motoriste de l'équipe anglaise, BMW.

Le début de saison est prometteur, Heidfeld prend le meilleur son Mark Webber, monte à trois reprises sur le podium et signe même un pôle position en Allemagne devant un certains Kimi Räikkönen. La deuxième partie du championnat est moins glorieuse. Les Williams-BMW rentrent progressivement dans le rang. Suite à un gros crash à Monza où l'équipe réalise des essais, Heidfeld est forfait pour les cinq dernières courses mais est déjà assuré de suivre le constructeur de Munich, qui a décidé de courir avec sa propre équipe, en 2006.

S'il domine Jacques Villeneuve en début de campagne, il doit ensuite faire face, encore une fois, à un jeune néophyte prometteur. Villeneuve remercié, BWM place Robert Kubica dans le baquet de la deuxième F1.06. La collaboration entre les deux hommes se poursuivra jusqu'au retrait du constructeur allemand à la fin de la saison 2009. Si en 2007, Heidfeld signe sa meilleure campagne avec une cinquième place finale en championnat et 61 points marqués, contre 39 à Kubica (6ème) 2008 voit le scénario inverse. La F1.08 ne convient pas au pilotage très coulé de Nick Heidfeld qui fini la saison 6ème alors que le Polonais termine au pied du podium final, signant la première victoire de BMW au Canada, devant son équipier. La saison 2009 est mauvaise pour BWM, qui visait pourtant les deux titres mondiaux sombre dans les profondeurs du classement. Seule consolation pour Heidfeld, il devance Kubica de deux points au classement mondial.

Mais, une fois encore, c'est son équipier qui se voit offrir un bon volant pour 2010. Kubica devient le nouveau leader de Renault suite au départ de Fernando Alonso pour Ferrari, alors que Heidfeld se retrouve sans volant. Il avait un temps espéré être choisi par Mercedes pour faire équipe avec Nico Rosberg mais se fait damner le pion par le revenant Michael Schumacher, et doit se contenter du rôle, ingrat, de troisième pilote.
En fin de saison, il joue les pigistes de luxe pour Sauber qui vient de mettre De La Rosa à la porte. En cinq courses, il marque autant d'unités (6) que l'Espagnol sur l'ensemble de sa saison.

Après l'accident de Robert Kubica au début du mois, Nick Heidfeld semblait un choix logique pour Lotus Renault (NDR: J'en avais d'ailleurs fait mon favoris dans une précédente chronique) . Robert Kubica a déjà annoncé qu'il souhaitait revenir avant la fin du championnat, et le contrat liant l'Allemand à l'équipe d'Enstonne serait tel qu'il devrait s'effacer en cas de retour de son ancien équipier. A Nick Heidfeld de faire le maximum pour conserver son baquet quoi qu'il arrive. Pourquoi pas à la place de Vitaly Petrov si le Russe venait à décevoir ?


La chronique Pitstop, Heidfeld Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




9 réactions sur cet article Donnez votre avis
steph
steph :
et si heidfeld était en position de remporter le championnat devra t il céder
sa place a kubica????????????
Il y a 102 mois
nioulargo
nioulargo :
@steph@ bonne question ....pas si sur ...
Il y a 102 mois
Dino
Dino :
Il y a deux baquets chez Lotus GP ! Si Heidfeld est en position pour le titre et que Kubica est en position pour revenir, il le fera dans le deuxième baquet et poussera Petrov sur le strapontin !
Il y a 102 mois
jean
jean :
Ouai. mais les sponsors... Si Petrov est mis Out, plus de sponsors, rupture de contrat, Poutine pas content... Dur de contredire un premier ministre.
J'aimerai voir si Kubica peut revenir en milieu ou fin de saison et que Nick est dans la course au titre, Robert remplace Nick, ça ferait une polémique ÉNORME.
Il y a 102 mois
pepin
pepin :
et si Petrov est compétitif? on oublie ses efforts et on le mets dehors? cela serait peu respectueux de l homme et du contrat signé sans oublier comme dit @jean@ du coté relationnel sponsors Poutine etc....bon Mr Boullier a fait juste une petite ecole d ingénieur mais devrait etre bien plus compétent sur la manière de gérer ce genre de situation qu'il a favorisé en laissant Kubica participer à un rallye quelques jours avant le début de la saison....
Il y a 102 mois
Benoit Fraikin
Benoit Fraikin :
Comme je le précise "Heifeld de faire le maximum pour conserver son baquet quoi qu'il arrive." Il est évident que s'il venait à se mêler à la lutte pour le titre, Lotus Renault ne serait pas stupide au point de l'éjecter au milieu de la saison. Maintenant, quoi qu'il arrive, je pense qu'il s'agit là d'une belle oportunité pour l'Allemand de se montrer et d'être un sérieux client pour un baquet de titulaire en 2012, pourquoi pas chez Lotus Renaul?
Il y a 102 mois
nioulargo
nioulargo :
@benoit Franklin@ jean@oui je crois que nos avia convergent. si il a de bons résultats pourquoi le mettre de coté? il y a quand meme un minimum de logique dans ce sport..

quand michael avait eu son accident il sétait rétabli en un temps records me semble.t-il mais n'était pas revenu comme pilote numero un; il me sembe qu il courrait avec Irvine en ce temps là et avait joué le second pilote à son retour essayant toutefois de ramener le maximum de points à son équipe....
Il y a 102 mois
Yace
Yace :
Heidfeld à eu les pires coéquipiers qu'un pilote peut avoir: raikkonen, massa, webber, kubica et kobayashi. c'était donc plus difficile pour lui de se faire remarquer dans ce sport. mais bon, il s'est pas trop mal débrouillé contre kubica même si bmw le favorisait (ils voulaient un pilote #1 allemand). c'est un pilote constant qui commet peut d'erreurs, et est très à l'aise sur piste mouillée...

kubica ne pourra pas revenir avant aout dans le meilleur des cas: 3 mois de plâtre + 3 ou 4 autres de rééducation et d'entrainement. si nick a une bonne position au classement pilote il sera surement maintenu jusqu'à la fin de la saison.

quant à s'il peut remplacer petrov, genii capital, lada... vont surement s'y opposer.

le meilleur scénario pour lui, est de faire bonne impression pour redorer son blason et prétendre à un baquet pour 2012 chez redbull, sauber, williams...
Il y a 102 mois
nioulargo
nioulargo :
c est vrai qu'il n'a pas toujours eu trop de chance ni dans les écuries ni comme coéquipiers mais si il a été choisi dans ce cas particulier alors qu'il y avait d'autres prétendants officiels, c'est que l'équipe et les sponsors croient en lui.
si la voiture en a le potentiel et qu'il marque des points il n'est pas sur qu'il soit mis de coté.
enfin tout cela repose sur un retour rapide de Kubica , ce que tout le monde souhaite pour lui mais c'est une inconnue dans cette équation dont mème les médecins ne peuvent dire grand chose.
donc bonne chance à lui
Il y a 102 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.


+Le SAV de la F1


Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.