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L'ultime espoir de Mark Webber

Il y a des sportifs qui, à 35 ans, auraient déjà pris une retraite dorée, loin de la compétition et du stress qu’impose le haut niveau. Après une année 2011 plutôt décevante, Mark Webber, lui, a décidé de continuer l’aventure, plus motivé que jamais ... ou pas ?

© Gepa / Mark Webber dans le couloir de la victoire ?© Gepa / Mark Webber dans le couloir de la victoire ?

En effet, l’année 2011 n’a sûrement pas été à la hauteur des attentes de Mark Webber. Après une campagne 2010 faste en victoires et en espoir de titre, l’Australien a vécu un sorte de descente aux enfers, toutes proportions gardées, en voyant son jeune équipier, déjà auréolé du titre mondial, le dominer outrageusement au volant d’une monoplace dont il n’arrivait vraisemblablement pas à en tirer tout la quintessence.

D’aucuns prédisaient que cette année en enfer allait décider le grand Mark à prendre un peu de recul avec la compétition pour, pourquoi pas, laisser la place aux jeunes qui lorgnaient avec avidité sur son baquet Red Bull encore chaud.

Mais voilà que le scénario le plus improbable devenait finalement réalité. Mark voyait la confiance de son employeur se renouveler encore une fois, ce qui précipitait à la fois les espoirs et les carrières de Sebastien Buemi et Jaime Alguersuari aux oubliettes. Le Suisse trouvera refuge chez Red Bull mais à un poste régressant de pilote essayeur alors que nous n’avons à ce jour plus de nouvelles rassurantes concernant l’avenir en compétition automobile de l’Espagnol.

A lui tout seul, Mark Webber a réussi à déjouer tous les plans des pronostiqueurs et à donner un nouvel élan à l’écurie Toro Rosso.

Une première étape franchie pour ce pilote besogneux et talentueux, qui fait honneur à la réputation d’attaquant des personnalités issues de son pays natal.

Il ne faut pas oublier que Webber est arrivé assez tardivement en Formule 1, bien aidé par son compatriote Paul Stoddart, alors patron de l’écurie Minardi en 2002. A une époque où le jeunisme ambiant était représenté par une génération de jeunes pilotes sortis à peine de leur puberté (Raikkonen, Massa etc…), les 25 ans de Mark faisaient de lui un vieux de la vieille.

Mais malgré toutes les critiques faites à son égard, il a réussi à se faire remarquer en marquant des points dès sa première course et à rejoindre une écurie que l’on croyait en devenir, à savoir Jaguar Racing, ex-Stewart et future…Red Bull.

Sans coups d’éclats en course, au volant d’une monoplace peu encline à faire de lui un vainqueur de Grand Prix, il tentera une première fois de sortir de l’oubli du milieu de grille en signant un contrat avec Williams. Mais comme avec Jaguar, les monoplaces de Grove sont sur le déclin et ne lui permettront que trop rarement de se faire remarquer. Pourtant, toujours considéré comme un pilote solide et hargneux, et bien soutenu par son manager Flavio Briatore, il retournera au sein de son ancienne structure devenue maintenant Red Bull à partir de la saison 2007.
Il aura vécu avec l’équipe autrichienne toutes les étapes de son ascension.

C’est peut être pour cela que Dietrich Mateschitz lui porte une affection particulière, et lui fait toujours confiance aujourd’hui. Ce dernier a d’ailleurs récemment déclaré que ses deux pilotes, Vettel et Webber, seraient traités dans une stricte égalité, afin que chacun aie une chance de se battre pour le titre de champion.

Mais même si Sebastian Vettel a pris un ascendant psychologique la saison dernière, il doit toujours se méfier de cet « Aussie Grit* » de Webber, qui pourrait bien lui damer le pion à la première occasion cette année.

*teigneux australien


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