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Bahreïn : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit de Sakhir sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© Mercedes AMG© Mercedes AMG

Pour le retour de la F1 à Bahreïn cette année, les pilotes rouleront sur le tracé utilisé de 2004 à 2009 et non sur le tracé utilisé pour l'Endurance et sur lequel s'était couru le Grand Prix 2010. Ce tracé est plus rapide que celui de 2010 - record du tour en 1:30.252, signé par Michael Schumacher en 2004 contre 1.58.287 pour l'autre configuration, meilleur tour signé par Fernando Alonso.

Cette édition 2012 sera riche en nouveautés, avec les grands débuts du DRS sur le circuit de Sakhir. La FIA a décidé de ne mettre en place qu'une seule zone DRS, comme en Chine. Elle sera située dans la ligne droite des stands.

L'autre nouveauté sera les débuts des pneumatiques Pirelli en course à Bahreïn. Mais Pirelli ne sera pas dans l'inconnu car même si les pneumatiques Pirelli P Zero F1 n'ont jamais roulé lors d'une course à Bahreïn, le manufacturier italien avait mené deux séances d'essais en décembre 2010 et janvier 2011, lors de son retour en F1.

Le tracé utilisé pour le Grand Prix 2012 comporte 15 virages et de nombreuses lignes droites, les freins seront donc soumis à rude épreuve compte tenu des températures et des freinages réalisés par les pilotes au bout de chaque ligne droite. Afin de pouvoir profiter des lignes droites, l'aérodynamique sera un élément important.

Deux autres facteurs qui peuvent avoir leur importance sont le vent et le sable. Du fait de sa position au milieu d'un désert, le circuit est soumis aux tempêtes de sable parfois et cela peut perturber l'adhérence du circuit, d'autant plus lorsqu'il y a du vent. Le circuit étant soumis au vent de part sa position, isolée du reste, cela peut avoir une incidence également, notamment sur la vitesse de pointe des monoplaces.

A noter que comme le week-end dernier en Chine, c'est Emanuele Pirro qui sera le quatrième commissaire de piste de la FIA. Il sera notamment associé à Gary Connelly et Silvia Bellot.


Bahreïn côté châssis


L'avis de Giampaolo Dall’Ara, le responsable des ingénieurs de piste de l’écurie Sauber
« La piste est une série de longues lignes droites avec des virages à faible vitesse, alors c’est très exigeant pour les freins. Une bonne traction est aussi cruciale sur ce circuit. Nous n’utilisions pas les appuis maximums à l’époque où nous roulions sans le DRS. Avoir une bonne vitesse de pointe peut faire la différence là-bas. Une autre particularité concerne le revêtement. Bien qu’il soit lisse, il est assez abrasif, notamment avec les pneus arrière, la faute à la combinaison des températures élevées et du sable qui entoure le circuit.
Normalement, la température ambiante oscille entre 35 et 40°C, ce qui signifie que nous devons utiliser toutes les options de refroidissement. Ça s’applique également aux freins bien que dans ce domaine ce soit dû au fait que les pilotes doivent freiner très fort. »

L'avis de Mark Gillan, l'ingénieur en charge des opérations au sein de l'écurie Williams
« L'un des principaux défis imposés par ce circuit est la chaleur, avec en général 35°C de température ambiante et plus de 40°C sur la piste. Ces conditions forcent les équipes à ouvrir la carrosserie pour refroidir le moteur ce qui peut affecter l'efficacité aérodynamique. »


Bahreïn côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
«Ce circuit est compliqué pour les pilotes à cause de la chaleur et du tracé en lui-même. Dans certains virages qui suivent les lignes droites, ils doivent encaisser des accélérations latérales très élevées. La section sinueuse nécessite des réglages très précis et il n’y a finalement pas beaucoup d’occasions de se relaxer lors d’un tour. Pour le moteur, en revanche, ce n’est pas trop compliqué. Avec 50 à 60% de pleine charge - en course ou en qualifications - ce circuit se situe dans la moyenne des sollicitations. Ce sont les conditions atmosphériques, comme le manque d’humidité dans l’air ou le sable qui recouvre la piste, qui compliquent les choses pour nous.
Cela dit, la journée du vendredi pourrait être une des plus intenses de l’année. Nous avons vu lors des premiers Grands Prix que les vendredis nécessitent plus de travail qu’auparavant. L’an passé, les échappements soufflés amélioraient la facilité de pilotage. Désormais, nous devons quasiment régler les moteurs pour chaque virage et nous devons passer plus de temps sur les niveaux de couple attendus par le pilote. En outre, la nouvelle réglementation a restreint le nombre de paramètres sur lesquels nous pouvons agir. Il faut que nous soyons plus ‘malins’ pour exploiter les possibilités qui nous sont offertes. Ce sera d’autant plus difficile sur un tracé que nous n’avons plus utilisé depuis trois ans.
Tous les pilotes motorisés par Renault utiliseront les mêmes moteurs qu’en Chine, à l’exception de Vitaly Petrov qui utilisera son moteur de la Malaisie. Nous sommes confiants face à ce challenge et nous espérons offrir les meilleures prestations à nos partenaires.»


Bahreïn côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Il y a un certain nombre de défis techniques que nous anticipons pour Bahreïn, avec la température qui dépasse facilement 30°C cela fait fonctionner les pneumatiques différemment. Nous avons récolté des données de cette piste lors des essais menés ici par le passé, mais les pneumatiques et les monoplaces ont tellement changé depuis que c'est presque un retour à une feuille blanche. Toutefois, nous nous attendons à une dégradation plus importante qu'à l'habitude ce qui devrait mettre à l'épreuve les équipes en terme de stratégie.
Le circuit étant rarement utilisé, nous nous attendons à voir une grosse évolution de la piste tout au long du week-end. Le risque d'avoir du sable sur la piste peut également être un problème, car cela met du temps à s'évacuer et cela peut causer du graining. Donc la gestion des pneumatiques sera encore une fois cruciale à Bahreïn, en particulier avec la motricité à l'arrière qui peut être la clé d'une bonne qualification et d'un bon rythme en course. »

L'avis de Lucas di Grassi, pilote d'essais de Pirelli :
«Bahreïn est un circuit assez imprévisible en terme d'évolution de la piste. Le sable est un facteur très important. Lorsque le sable se dépose sur la piste, cela diminue l'adhérence et les monoplaces glissent plus en conséquence, augmentant également l'usure des pneumatiques.»


Bahreïn en chiffres


4 : Seulement quatre pilotes ont inscrit leur nom au palmarès des vainqueurs lors des 7 éditions disputées : Fernando Alonso a remporté le Grand Prix de Bahreïn à trois reprises, Felipe Massa deux fois, Michael Schumacher et Jenson Button une fois chacun.

5 : C'est le nombre de G que subissent les pneumatiques lors du freinage du premier virage, les monoplaces passent de 315 km/h à 65 km/h en seulement 130 mètres.

50 : C'est le pourcentage du tour du circuit de Sakhir passé en pleine charge. Ce chiffre peut même atteindre 60% lors d'un tour de qualification.

250 : La vitesse la plus rapide atteinte dans un virage par les pilotes à Bahreïn, au virage 12.

315 : C'est la vitesse maximale en km/h estimée par Pirelli.

1090 : La longueur en mètres de la ligne droite des stands où les pilotes pourront activer le DRS.

[A partir des communiqués publiés par la FIA, Lotus F1, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1, Sauber et Williams F1]


Vidéo : Pirelli : Le tour du circuit de Sakhir



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