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Optimiste, Alonso n'attend pas de miracle à Barcelone

Après avoir expliqué que piloter la Ferrari était comme « marcher sur une corde raide à trente mètres du sol », Fernando Alonso tire un bilan raisonnablement positif des essais du Mugello et attend Barcelone où la F2012 arborera de plus amples évolutions.

© L.Lefebvre / Fan-F1.com© L.Lefebvre / Fan-F1.com

Avant les essais du Mugello, Fernando Alonso, revenant sur son début de saison mitigé, se comparait à Rocky Balboa, « toujours en lutte ». Interrogé par la Stampa sur ses impressions au volant d’une voiture unanimement jugée ratée, l’Espagnol confie avoir l’impression « de marcher sur un corde raide à trente mètres du sol » : « Si vous prenez mal la corde du virage, vous ne passerez pas la Q1, si vous ratez un freinage, vous n’intégrerez pas le top 10. Lors des deux dernières saisons, j’ai appris à marcher sur un fil : les arrêts aux stands sont parfaits, la stratégie est tout le temps juste. Il manque une chose fondamentale : la voiture la plus rapide. [Mais] avec une écurie comme Ferrari, une bonne voiture suffit. […] Je sais dire à un ingénieur où nous perdons du terrain et où nous sommes plus forts, s’il y a des problèmes de traction et de vitesse de pointe, comme sur la F2012. Je ne dessine pas la voiture, mais quand je me range dans le parc fermé, je vois de près les autres monoplaces : c’est d’une grande aide, je vois que l’aérodynamique est le facteur le plus important. »

Au Mugello, l’objectif était donc d’améliorer la voiture, notamment d’un point de vue aérodynamique et après des essais globalement satisfaisants, Fernando Alonso se veut relativement optimiste : « Les sensations que j’ai après les essais sont positives. Nous avons introduit quelques petites nouveautés aérodynamiques, et j’insiste sur le petites, qui ont produit les résultats que nous espérions et c’est une nouvelle des plus positives, ce qui fait que je suis confiant pour le futur, sur le court et sur le long terme. Ça signifie que ce que nous avons vu à l’usine de Maranello s’est confirmé sur la piste. De plus, nous avons travaillé dans d’autres domaines, notamment les pneus, effectuant de courts et de longs relais, ainsi que sur les réglages et les départs, étant donné que nous avons également essayé un nouvel embrayage. »

Le double champion du monde espagnol attend cependant Barcelone pour se forger une opinion définitive sur les solutions apportées par Ferrari aux problèmes rencontrés depuis le début de saison avec sa F2012 : « Je ne peux pas dire si aujourd’hui nous avons comblé une partie de notre retard, mais à Barcelone nous aurons de plus importantes évolutions et nous espérons que là-bas, nous pourrons commencer à réduire l’écart qui nous sépare pour le moment des écuries actuellement au top. Nous avons décidé de favoriser le développement en soufflerie plutôt que d’apporter tous les nouveaux éléments lors de ces essais. Bien sûr, ça aurait été bien de pouvoir évaluer ces nouveautés en piste avant, mais c’est tout aussi agréable de pouvoir compter sur tout le potentiel de développement possible pour chaque pièce. »

Parmi ces nouveautés annoncées pour Barcelone, Auto Motor und Sport révèle que la F2012 arborait, jeudi, un aileron arrière qui pourrait prochainement accueillir l’ingénieux système de Double-DRS initié par Mercedes sur sa W03 : « L’aileron n’a que des changements mineurs. Il faut regarder de près. […] Cet aileron fera ses débuts avec un nouveau diffuseur et un nouveau nez à Barcelone » peut-on ainsi lire dans les colonnes da la publication allemande.

Le Taureau des Asturies ne s’attend cependant pas à voir de miracle à Barcelone mais espère que le Grand Prix d’Espagne sera la première étape du rétablissement de la Rossa : « Barcelone sera un moment clé de la saison, mais pas décisif. Ce n’est pas comme si nous allions nous retrouver en pole position, parce qu’il n’y a pas de bouton magique. Nous devons commencer par ne plus nous battre pour passer en Q3 et nous rapprocher du Top 6, ensuite nous poursuivrons le développement lors des courses suivantes, faisant un autre pas en avant à Monaco, au Canada puis à Valence. C’est la seule manière que nous avons d’envisager récupérer ces 7 ou 9 dixièmes qui nous séparent des leaders. Je ne vais cependant pas nier que le week-end prochain est important : nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir du mal à entrer en Q3 si nous voulons nous battre pour le titre. »

Fernando Alonso est actuellement 5ème du classement des pilotes du championnat 2012 de F1, a égalité de point avec Jenson Button.


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