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Espagne : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le Circuit de Catalunya sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© LAT / Williams© LAT / Williams

Construit peu avant l'organisation des Jeux Olympiques d'été de Barcelone en 1992, le Circuit de Catalunya va accueillir le Grand Prix d'Espagne de Formule 1 pour la 22ème fois cette année. Le tracé est bien connu des différentes équipes car c'est là que ce sont notamment déroulées deux séances d'essais de quatre jours avant la saison. De manière générale, le circuit a accueilli de nombreuses séances d'essais ces dernières années.

Le tracé espagnol est un circuit "test" car il offre une belle variété de virages et de portions. Les pilotes retrouvent des virages lents, des virages abordées à moyenne vitesse ainsi qu'à haute vitesse, de gros freinages et des changements de direction. Les observateurs ont d'ailleurs coutume de dire qu'une monoplace performante sur ce tracé sera performante sur n'importe quel circuit - même si ce n'est pas toujours complètement exact, cela se vérifie le plus souvent.

Il est difficile de dépasser sur le Circuit de Catalunya : sur les 21 éditions disputées jusqu'à présent, 20 fois le vainqueur s'était élancé de la première ligne - 16 fois pour le poleman et 4 fois pour le deuxième. La seule exception est Michael Schumacher, qui s'était élancé depuis la troisième place en 1996 pour sa première victoire avec Ferrari sous une pluie battante.

Afin de faciliter les dépassements, la FIA a mis en place une zone de DRS de 750 mètres sur la ligne droite des stands. La détection se fera juste après la dernière chicane et le début de la zone de DRS se trouvera légèrement avant la ligne de chronométrage pour se terminer juste avant le premier virage.

Tom Kristensen officiera comme quatrième commissaire de piste ce week-end en Espagne. Le pilote danois détient notamment le record de victoires lors des 24 Heures du Mans, avec huit victoires.


Barcelone côté châssis


L'avis de Mark Smith, directeur technique de l'écurie Caterham F1 :
« Le circuit de Catalogne est une piste que toutes les équipes connaissent extrêmement bien. Nous y avons déjà fait des essais à deux reprises cette saison alors que le tracé constitue un bon test pour la plupart des circuits que nous allons voir cette saison : il est rapide, avec des virages à grande vitesse, une longue ligne droite et un certain nombre de virages lents où une bonne traction est la clé.

C’est aussi l’un des circuits les plus exigeants techniquement pour le pilote et qui propose un peu de tout. Les virages 3 et 9 sont des virages à haute vitesse et trouver le bon équilibre pour les deux n’est pas facile. Le secteur final représente aussi un bon défi : la voiture doit faire de gros changements de direction alors il faut un bon grip mécanique pour maximiser le temps au tour.

Barcelone est aussi un circuit relativement dégagé et le vent peut avoir un effet significatif sur l’équilibre de la voiture, notamment lorsqu’il change de direction. Cependant, si le vent peut poser problème, un autre facteur majeur à Barcelone est la manière dont la piste évolue durant le cours du week-end et même chaque journée à cause des changements de températures, qui peuvent franchement être extrêmes. Bien que nous connaissions bien ces facteurs, avec le temps que nous passons sur le circuit, nous devons constamment suivre ce qu’il se passe du côté de la météo pour nous assurer que le réglage de l’auto reste optimum. »


Barcelone côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Nous avons couvert plus de 10 000 km grâce aux quatre équipes partenaires ayant pris part aux essais hivernaux. Nous connaissons donc cette piste comme aucune autre. Le circuit demande 60 % de pleine charge avec un ensemble de virages à basse et moyenne vitesse. Il regroupe un bon ensemble des caractéristiques que l’on retrouve sur les autres circuits prévus au calendrier et c’est pour cela qu’il est très utile lors des essais de pré-saison.

Avec 60 % du tour passé à pleine charge, il nous faut délivrer un bon niveau de réactivité du moteur, surtout dans la troisième partie, caractérisée par des sections à basse et moyenne vitesse.

Nous nous attendons à beaucoup rouler le vendredi car nos partenaires vont tester des évolutions mécaniques et aérodynamiques, comme chaque saison lors de la première course européenne. Nous allons donc monter des moteurs qui ont déjà servi en course pour cette première journée, afin de ne pas augmenter le kilométrage des V8 qui seront utilisés pour les qualifications et la course. Les essais qui ont eu lieu au Mugello la semaine dernière nous ont permis d’aborder la compréhension de ces développements pour optimiser l’ensemble de nos systèmes.

Après le formidable résultat de Bahreïn, nous espérons bien sûr poursuivre sur cette voie. Nous voulons aussi poursuivre la série en cours sur le Grand Prix d’Espagne, remporté par Red Bull ces deux dernières saisons. Lors des dix dernières saisons, il y a eu au moins un moteur Renault sur le podium à sept reprises. Encore un record à conforter ! »


Barcelone côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Le week-end du Grand Prix d’Espagne devrait présenter un contraste par rapport aux derniers essais de pré-saison de Barcelone, où les faibles températures avaient rendu difficile la montée en température des pneus. Nous nous attendons cette fois à un temps plus chaud, ce qui ne sera qu’un défi de plus à la longue liste à laquelle les pneus doivent faire face.

Nous avons désigné les gommes tendres et dures pour accentuer les différences de performance et créer un challenge différent pour les équipes, qui démontreront la vitesse et la durabilité de nos produits. Il s’agit également d’un grand pas entre nos deux désignations pour la première fois de l’année, et cela devrait permettre aux équipes de tenter différentes stratégies pneumatiques et faire la différence au final.

De nombreuses ont peaufiné leurs connaissances de notre gamme de pneus et essayé de nouvelles pièces au circuit du Mugello. Nous nous attendons donc à un Grand Prix d’Espagne serré, et peut-être, à voir un cinquième vainqueur différent en cinq courses. »

L'avis de Jaime Alguersuari, pilote d'essais de Pirelli :
« Tout d’abord, c’est toujours un immense plaisir d’être sur mon circuit national, et les fans y sont toujours fantastiques. C’est quelque chose que tous les pilotes espagnols et les spectateurs ressentent. Barcelone est une piste très difficile pour les pneus mais cela en fait une excellente expérience, où il faut toujours penser à ce que vous faites.

Le choix des composés durs et tendres va rendre les choses très excitantes, la dégradation s’annonçant probablement élevée. Il sera possible de faire beaucoup de choses stratégiquement parlant. Le virage 3 est l’endroit qui demande le plus au pneu en termes d’usure. C’est un très, très long droit qui se prend presque à fond selon la voiture dont vous disposez, et il semble durer éternellement quand vous êtes dedans et que vous n’en voyez jamais la sortie.

J’ai toujours aimé des réglages assez durs pour Barcelone, avec une auto aussi proche du sol que possible, afin d’obtenir la meilleure réponse possible des pneus. Il faut un niveau raisonnablement élevé d’appui, mais il s’agit toujours d’un compromis au final, car le tour est très varié. C’est réellement le challenge de Barcelone : tirer le meilleur parti de la voiture et des pneus en tout point du tour. »


Barcelone en chiffres


5 : C'est le nombre de G que subissent les pneumatiques lors du freinage du virage 10 - au bout de la ligne droite intérieure du circuit.

6 : C'est le record de victoires côté pilotes. Il est détenu par Michael Schumacher. Le pilote allemand détient un autre record, celui de la victoire en partant le plus loin sur la grille. Le pilote allemand était parti 3ème en 1996, lors des autres éditions, c'est toujours un des deux pilotes de la première ligne qui s'est imposé.

7 : C'est le record de victoires pour la Scuderia Ferrari sur le Circuit de Catalunya. L'écurie italienne devance Williams (5 victoires), McLaren (4 victoires), Red Bull et Benetton/Renault (2 victoires) et Brawn GP (1 victoire).

16 : C'est, en secondes, la durée de la plus longue section à fond, la ligne droite des stands. C'est aussi le nombre de pilotes partis de la pole qui ont gagné la course en 21 éditions.

40 : C'est la probabilité d'apparition de la voiture de sécurité lors de la course dimanche.

57 : C'est le pourcentage du tour du circuit de Catalunya passé par les pilotes à fond d'accélérateur (mais pas à vitesse maximum pour autant).

250 : La vitesse la plus rapide atteinte dans un virage par les pilotes à Bahreïn, au virage 12.

320 : C'est la vitesse maximale en km/h qu'atteindront les monoplaces sur le tracé espagnol selon McLaren.

1140 : La longueur en mètres de la ligne droite des stands où les pilotes pourront activer le DRS.

1991 : Le circuit de Catalogne est inscrit au calendrier du championnat du monde de Formule 1 depuis 1991.

3500 : C'est le nombre de kilomètres parcourus par Lewis Hamilton et Jenson Button au volant de la MP4-27 lors des huit journées d'essais privés de pré-saison organisées sur le Circuit de Catalunya.

[A partir des communiqués publiés par Caterham F1, la FIA, McLaren, Pirelli et Renault Sport F1]


Vidéo : A la découverte du Circuit de Catalunya aux côtés de Kobayashi et Pérez



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