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Caterham veut se rapprocher d'un top 10 à Monaco

Monaco est un tracé qui présente de nombreux défis pour les équipes de Formule 1, mais l'écurie Caterham estime avoir les armes nécessaires pour les relever. Heikki Kovalainen pense même que la CT01 pourrait lui permettre de terminer pas très loin des points.

© LAT / Caterham© LAT / Caterham

Heikki Kovalainen n'a jamais eu l'occasion de remporter le Grand Prix de Monaco, mais selon lui, c'est la course que tous les pilotes de F1 rêvent de gagner un jour : «Monaco est la course que tout le monde en F1 veut gagner, et ce n'est pas simplement une célèbre course de F1, c'est l'un des plus gros évènements de l'année dans le monde entier. Pour les pilotes, c'est une course assez compliquée, à la fois dans et en dehors des monoplaces, mais c'est un défi que j'aime vraiment et courir dans ces rues est l'un des bons côtés d'être un pilote de F1.»

Pour ce qui sera la 6ème course de la saison, le pilote finlandais s'attend à voir l'écurie Caterham compétitive car les écarts seront plus faibles qu'à l'accoutumée en Principauté et avec l'utilisation du KERS cette saison, il espère se rapprocher d'un top 10 en course : «En piste, c'est l'une des courses où le peloton est vraiment proche et cela pourrait nous donner une chance de faire quelque chose de spécial. L'année dernière, j'avais terminé 14ème, l'une de nos meilleures places à l'arrivée de la saison, donc espérons que nous pourrons faire encore mieux cette année. Nous avons le KERS cette année et la monoplace a un bon rythme, et comme notre monoplace est un peu plus douce avec les pneumatiques que certaines équipes devant nous, peut-être que cela nous aidera à réaliser une belle course.»

De son côté, Vitaly Petrov n'a pas que des bons souvenirs de Monaco. Il a déjà décroché des podiums par le passé en catégories inférieures, mais l'année dernière, il n'a pas pu voir le drapeau à damier suite à un accident : «J'ai beaucoup couru à Monaco, pas seulement en Formule 1. J'ai réalisé un podium là-bas en GP2 lorsque j'ai terminé deuxième en 2009, ce qui était bon. En F1, j'ai couru deux fois. La première fois ce n'était pas super mais l'année dernière c'était bien, jusqu'au moment où j'ai eu un accident ! C'était tellement décevant, mais je ne pouvais pas l'éviter. Nous avions une bonne stratégie et je réalisais une bonne course jusque là, mais c'est la course. Monaco est un endroit incroyable quoi qu'il en soit.»

Le pilote russe sait qu'il n'aura pas le droit à l'erreur, car avec la présence des rails, la moindre erreur se paye cash. Mais peu importe, Petrov adore courir dans les rues de Monaco : «La piste en elle-même est toujours un peu sale en début de week-end et cela rend les choses compliquées pour bien faire monter en température les pneumatiques. C'est délicat car les murs sont si proches. Si vous faites une erreur ou si vous avez un peu de survirage, vous n'avez même pas une chance de corriger - vous êtes dans le mur. Cela requiert une préparation mentale et vous devez être complètement concentré lors de chaque tour. La course en elle-même ? L'ambiance durant la course est incroyable. C'est tout simplement un endroit magique où piloter une voiture de course et j'adore cela».

Côté monoplace, Monaco est un défi de taille, comme le confie Mark Smith, le directeur technique de l'écurie Caterham. Les monoplaces utilisent les réglages aérodynamiques spécifiques afin d'avoir un maximum d'appuis : «La faible longueur du tour et le peu de sections à haute vitesse signifient qu'il y a moins de différence en temps au tour qu'ailleurs, comme à Barcelone par exemple. Nous utilisons les réglages d'appuis maximum, et nous avons une configuration aéro spécifique que nous allons utiliser à Monaco et probablement en Hongrie, mais l'époque où l'on voyait toutes sortes d'ailerons spécifiques pour Monaco est révolue désormais. Les voitures n'auront peut-être pas l'air si différentes de ce qu'elles étaient en Espagne, mais nous devons avoir autant d'appuis que nous pouvons en trouver pour tout ce week-end à Monte Carlo.»

L'autre défi est de veiller au bon refroidissement de la monoplace, aussi bien au niveau du moteur que des freins. L'écurie malaisienne se sent prête à relever ce défi car elle a testé des solutions lors des essais du Mugello en vue de ce Grand Prix de Monaco : «Les autres défis auxquels nous devons faire face sont le refroidissement des freins et l'usure des pneumatiques. Même si c'est un tour d'accélération/freinage, les freins ne sont pas mis à rude épreuve car les vitesses ne sont jamais aussi élevées que sur un circuit normal, mais il y a un vrai besoin de s'assurer que les freins seront refroidis le plus efficacement possible, et c'est quelque chose que nous avons travaillé lors des essais du Mugello, donc nous sommes contents d'avoir trouvé une bonne solution dans ce domaine.»

Les pneumatiques seront le dernier point compliqué à gérer pour les équipes, d'autant plus qu'elles utiliseront pour la première fois, cette saison, les pneumatiques Super-Tendres : «Pour l'usure des pneumatiques nous avons prévu du mieux possible, mais nous avons vu, jusqu'à présent, cette saison qu'avant d'être vraiment en piste, il est dur de savoir quelles équipes useront le plus vite leurs pneumatiques et quelles équipes seront en mesure de mieux gérer ce taux d'usure. Nous aurons les Tendres et les Super-Tendres à Monaco, et si l'usure des Tendres est aussi critique qu'en Espagne, la stratégie sera cruciale.»


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