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Monaco - Essais Libres 1 : Alonso déjà d'attaque !

Suite à la casse moteur d'Heïkki Kovalainen à quelques minutes du drapeau à damiers, la direction de course a décidé de mettre un terme prématuré à une séance déjà âprement disputée qui voit Alonso devancer Grosjean, Perez, Hamilton et Maldonado. Vergne et Pic devancent leurs équipiers respectifs tandis que Kimi Räikkönen n’a pas signé le moindre tour chronométré.

© Ferrari© Ferrari

Ce sont des rues monégasques baignées de soleil et par une température de 22°C qui accueillent les pilotes qui, dès les feux verts allumés en bout d’allée des stands, s’élancent pour leurs tours d’installation. Circuit urbain oblige, aucun pilote titulaire n’a cédé son baquet en cette première séance d’essais libres, alors que la préparation et la prise progressive de confiance entre les rails sont cruciales pour réussir dans la Principauté.

Sergio Pérez (Sauber) est le premier à signer un tour chronométré en 1:39.497 (Tendres) tandis que chez Red Bull et Ferrari, on utilise le fluide vert pour contrôler l’écoulement du flux aérodynamique : même à Monaco, les équipes continuent de travailler sur leurs développements, alors que certaines écuries disposent de packages spécifiques, le circuit monégasque exigeant des appuis maximums.

Après une dizaine de minutes d’intense activité, les rues de Monaco retrouvent leur quiétude, là où tout n’est que luxe, calme et volupté. Il faut d’ailleurs attendre un quart d’heure pour que Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) ne rejoigne et devance Sergio Pérez sur la feuille des temps en 1:30.858. Le Français améliore logiquement au tour suivant en 1:27.491 puis 1:23.961 et 1:22.207. Le pilote Toro Rosso est seul en piste, avec son coéquipier, Daniel Ricciardo, et Narain Karthikeyan (HRT).

Le natif de Pontoise est logiquement le premier à passer sous la barre de la minute 20 en 1:19.788. Vergne améliore une nouvelle fois en 1.19.086 avant de rentrer aux stands.

Dans son premier tour chronométré, Romain Grosjean (Lotus) ne ménage pas ses efforts pour signer un premier temps en 1:22.079 alors que Michael Schumacher (Mercedes) en fait de même et échoue au troisième rang en 1:19.941. Romain Grosjean est le premier à déloger Vergne de la tête de la hiérarchie provisoire en 1:18.820, à la lutte avec Michael Schumacher.

Après sa victoire en Espagne, Pastor Maldonado (Williams) entame son week-end monégasque par un premier tour chronométré en 1:19.692. Le premier drapeau jaune est provoqué par la HRT de Narain Karthikeyan qui rate son freinage à Mirabeau et termine sa route dans l’échappatoire, sans conséquence.

A mi-séance, Romain Grosjean devance, en 1:17.188, Michael Schumacher, Kamui Kobayashi, Pastor Maldonado, Jean-Eric Vergne, Daniel Ricciardo, Nico Hülkenberg, Felipe Massa, Nico Rosberg et Bruno Senna. Les pilotes McLaren ainsi que Sebastian Vettel ne comptent alors pas le moindre tour chronométré, tandis que chez Ferrari, Felipe Massa se plaint de sous-virage. Son équipier est pourtant rapidement sur les bases pour s’emparer du meilleur temps avec son style agressif habituel, notamment sur les vibreurs de la chicane Louis Chiron, mais doit avorter son tour après avoir été gêné par une HRT avant le freinage de la Rascasse, avant, au tour suivant, de se rater dans la chicane de la piscine, sans conséquence. Massa, dans sa radio, indique qu’il a « embrassé le rail », ce à quoi Rob Smedley répond que c’est ce qu’il faut faire à Monaco !

Toujours à l’assaut du chrono, Fernando Alonso tombe une nouvelle fois dans le trafic derrière une Marussia. Avec la McLaren de Lewis Hamilton en point de mire, l’Espagnol s’empare du meilleur temps en 1:17.126 alors que Sergio Pérez améliore son meilleur temps personnel en 1:17.200. Pour son premier tour chronométré, Lewis Hamilton s’empare du 10ème rang en 1:18.164. Le natif de Stevenage grimpe au 4ème rang grâce à sa tentative suivante, en 1:17.301.

Ressorti des stands, Romain Grosjean reprend la tête de la feuille des temps en 1:16.751, mais doit la céder, quelques secondes plus tard à Lewis Hamilton pour quatre petits millièmes.

Le Britannique devance ainsi Grosjean, Alonso, Perez, Schumacher, Vettel, Rosberg, Massa, Kobayashi et Maldonado. A 25 minutes de la fin de séance, seul Kimi Räikkönen ne compte pas le moindre tour chronométré et pointe logiquement en dernière position. Les mécaniciens de chez Lotus semblent être intervenus sur la direction de la E20 du Finlandais.

Alors qu’aucun pilote n’a encore chaussé les pneus Super Tendres, à flancs rouges, proposés par Pirelli, Romain Grosjean dame le pion à Lewis Hamilton en 1:16.630, sous le regard de Kimi Räikkönen. Maldonado rejoint le Français et le champion du monde 2008 sous la barre de la minute 17, alors que Michael Schumacher rejoint son stand avec l’aileron avant endommagé.

Chez Ferrari, Felipe Massa ne compte qu’un centième de retard sur son chef de file tandis que du côté français, Charles Pic (Marussia) comme Jean-Eric Vergne devancent leurs coéquipiers respectifs. A l’entame du dernier quart d’heure d’essais, Fernando Alonso signe le meilleur temps provisoire en 1:16.495. L’Espagnol enfonce le clou au tour suivant en 1:16.265 tandis que Sergio Pérez se hisse au troisième rang en 1:16.711.

Discret jusqu’à présent, au même titre que les pilotes Red Bull, Jenson Button intègre le Top 10 provisoire en 1:17.190. Mais, tandis que la Caterham d’Heïkki Kovalainen est à l’arrêt à la sortie du tunnel, dans un panache de fumée blanche, les commissaires de pistes brandissent le drapeau jaune puis le rouge. Le ralenti montre que le pilote finlandais à négocié tout le tunnel avec un long panache blanc derrière sa monture, synonyme d’une casse moteur.

Alors qu’il ne reste que quelques minutes et que le chronomètre continue de tourner, la direction de course décide de mettre un terme prématuré à une séance déjà vivement disputée qui voit Fernando Alonso devancer Grosjean, Perez, Hamilton et Maldonado. Vergne et Pic devancent leurs équipiers respectifs tandis que Kimi Räikkönen n’a pas signé le moindre tour chronométré.

Classement des Essais Libres 1 du Grand Prix de Monaco 2012 :

PiloteEquipeTempsEcartTours
1
AlonsoFerrari1:16.265
22
2
GrosjeanLotus F1 Team1:16.630+0.365
17
3
PerezSauber1:16.711+0.446
19
4
HamiltonMcLaren1:16.747+0.482
12
5
MaldonadoWilliams1:16.760+0.495
20
6
MassaFerrari1:16.843+0.578
19
7
KobayashiSauber1:17.038+0.773
21
8
ButtonMcLaren1:17.190+0.925
13
9
VettelRed Bull1:17.222+0.957
14
10
RosbergMercedes GP1:17.261+0.996
18
11
SchumacherMercedes GP1:17.413+1.148
14
12
HulkenbergForce India1:17.631+1.366
18
13
WebberRed Bull1:18.106+1.841
14
14
VergneToro Rosso1:18.209+1.944
25
15
RicciardoToro Rosso1:18.252+1.987
28
16
di RestaForce India1:18.302+2.037
16
17
SennaWilliams1:18.617+2.352
20
18
KovalainenCaterham F11:19.039+2.774
20
19
PetrovCaterham F11:19.341+3.076
16
20
KarthikeyanHRT1:20.838+4.573
26
21
PicMarussia Virgin1:20.895+4.630
18
22
GlockMarussia Virgin1:21.638+5.373
9
23
De la RosaHRT1:22.423+6.158
15
24
RaikkonenLotus F1 Team
1


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8 réactions sur cet article Donnez votre avis
SebF1
SebF1 :
Maldonando continue d'enfoncer Senna. Celui-ci n'est decidement qu'un nom et rien de plus. Quand je pense que Senna etait donné assez facilement favori avant le debut de saison ! C'etait frustrant, car je savais parfaitement que Maldonado etait bien meilleur.
Il y a 95 mois
SebF1
SebF1 :
Et au fait, cet abruti de Smedley m'enerve de plus en plus. Alors qu'il est censé aider Massa et le soutenir, il fait de l'ironie a son compte. Felipe ferait bien de remettre ce petit ingenieur de course a sa place.
Il y a 95 mois
Dino
Dino :
Oui, enfin, ce "petit ingénieur" de course le suit quand même depuis 2006 et Massa a remporté onze Grand Prix depuis avec lui à ses côtés.
Je crois qu'au contraire, le commentaire de Smedley avait plutôt pour but de rassurer Massa et lui disant que c'est très bien ce qu'il fait, parce que Smedley ne lui dit rien de plus que ça.

Concernant Senna, je ne sais pas où vous avez été pêché que Senna était donné assez facilement favori chez Williams... Ne généralisez pas les commentaires de quelques uns. Le fait est que, pour la plupart des observateurs, le choix de Senna a surtout été vu comme la confirmation du déclin de l'équipe Williams qui avait deux pilotes payant. Le fait est que, concernant Maldonado, beaucoup se sont contentés de ne voir en lui qu'une planche à billet, oubliant sa très honorable saison 2011. Je crois qu'il y a trois mois, personne - ou presque - ne portait le moindre espoir, ni en Senna, ni en Maldonado.
Il y a 95 mois
SebF1
SebF1 :
Vous avez raison, personne ne disait vraiment que Senna etait le favori, seulement la presse en general considerait plus l'avis de Senna, je dirais qu'il etait pris plus au serieux que Maldonado et je ne comprenais pas pourquoi.

Sur Smedley, tout ce que je peux dire c'est que depuis un certain temps, il a tendance a rabaisser un peu Massa. Bien sur, je ne connais pas leur relations hors-circuit, mais je trouve que lors des conversations radio de Massa pendant les courses, Smedley manque de tact et n'aide pas vraiment Felipe en lui disant d'un ton tres ferme qu'Alonso (pas a Hockenheim, mais cette année) est plus rapide et qu'il faut le laisser passer, ou en sous-entendant qu'Alonso fait un bien meilleur boulot que lui.

Je reviens un peu sur mon insulte a son egard apres avoir lu votre commentaire, car en lisant l'article j'ai cru que c'etait de l'ironie ou une façon de lui dire comment piloter.

Bien sur, personne n'est obligé de penser comme moi et de toute maniere je suis sur que personne ne se pose meme pas de questions a ce sujet.
Il y a 95 mois
Dino
Dino :
Quand Smedley demande à Massa de laisser passer Alonso, je pense d'abord que la consigne vient d'un peu plus haut et n'oublions pas que nous parlons de deux coéquipiers et qu'il est tout à fait naturel, en tout cas du point de vue de Ferrari, que les pilotes n'entravent pas leurs courses respectives.
Soit vous accordez trop de pouvoir à Smedley, soit vous surinterprétez ses communications. Smedley est là pour faire gagner son pilote, avec qui il travaille depuis 6 ans. Il n'est aucunement dans son intérêt de descendre et démoraliser son pilote. Mais Smedley est aussi un employé de l'équipe, l'intermédiaire entre l'équipe et le pilote lorsque ce dernier est en piste et doit se plier à la logique de l'équipe. On oublie souvent le rôle capital que joue l'ingénieur de course qui est, à mon avis, trop méconnu.
Il y a 95 mois
Bilo
Bilo :
Les relations entre Massa et son ingénieur son vraiment des relations plus qu'amicales, et ce sont même de vrais "potes" en-dehors des circuits. Smedley est intelligent et il a installé cette relation de confiance avec son pilote (collaboration depuis 2006).

Il y a eu effectivement, l'an dernier, une petite remarque pas très sympathique de Smedley envers Massa ou à propos de Massa, information relayé par Malbranque durant le GP (début 2012 je crois). On va dire que c'est un écart de conduite.
Il y a 95 mois
Bilo
Bilo :
*sont
Il y a 95 mois
SebF1
SebF1 :
Je suis d'accord. Pour conclure mon opinion, je dirais juste qu'a mon avis Smedley doit faire attention a sa conduite envers Massa et ne pas se laisser aller dans des remarques desagreables notamment pendant les courses. Ce n'est pas ce qui aidera Felipe.
Il y a 95 mois
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