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Roy Salvadori est mort à l'âge de 90 ans

L’ancien pilote Cooper et Aston Martin, vainqueur des 24 heures du Mans 1959 et directeur de l’écurie Cooper de Formule Un entre 1966 et 1967, est mort dimanche, à l’âge de 90 ans.

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Ce dimanche 3 juin 2012, Roy Salvadori, ancien pilote de Formule Un, vainqueur des 24 heures du Mans 1959 et directeur de l’écurie Cooper, s’est éteint, à l’âge de 90 ans.

Né de parents italiens, le 12 mai 1922, le pilote britannique avait fait ses débuts dans la Catégorie Reine au volant d’une Ferrari 500 engagée par l’écurie Caprara, à l’occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne 1952 où il termina en 8ème position. En 1953, il rejoint l’écurie Connaught mais vit une saison cauchemardesque puisqu’il ne verra jamais l’arrivée de la moindre course à cause de problèmes mécaniques chroniques. Pilote polyvalent, comme nombre de ses confrères, il rencontre cependant beaucoup de succès lors d’évènements nationaux et n’hésite parfois pas à s’engager dans plusieurs catégories lors d’un seul et même week-end de compétition.

A partir de 1954, Salvadori participe occasionnellement au championnat du monde de Formule Un au volant d’une Maserati 250F engagée par la Gilby Engineering. Le natif de Davercourt ne verra cependant l’arrivée qu’à une seule reprise, lors du Grand Prix d’Italie 1956.

En 1957, Roy Salvadori s’engage en Formule 2 avec l’écurie Cooper, afin de se préparer pour une saison complète l’année suivante. L’Anglais fait cependant quelques incursions en Formule Un, d’abord avec BRM puis Vanwall, mais il lui faudra attendre de prendre le volant de la Cooper T43, pour pouvoir enfin briller, sur ses propres terres, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 1957, disputé sur le circuit d’Aintree.

Comme convenu, en 1958, il participe à une saison complète – sauf le Grand Prix d’Argentine et l’Indy 500 - au volant de la Cooper-Climax T45. Il réalise alors ce qui restera comme sa meilleure saison, marquant 15 points qui lui permettent de pointer au 4ème rang du championnat du monde des pilotes en fin de saison, loin devant son coéquipier de l’époque, un certain Jack Brabham. Le londonien monte d’ailleurs à deux reprises sur le podium, la première fois, à Silverstone, pour une 3ème place, et la deuxième fois, sur l’exigeant Nordschleife où il termine en deuxième position.

Cependant, alors que Jack Brabham remporte le titre de champion du monde avec Cooper, en 1959, Roy Salvadori se lance dans l’aventure Aston Martin, effectuant quelques courses au volant d’une Cooper à moteur Maserati, engagée par l’écurie High Efficiency Motors. Echouant à trois reprises à la porte des points, en sixième position, l’Anglais se console cependant avec une victoire de prestige lors des 24 heures du Mans, qu’il remporte au volant de l’Aston Martin DBR1, avec feu Carroll Shelby comme coéquipier.

En Formule Un, l’aventure de l’écurie Aston Martin sera vouée à l’échec alors que l’équipe a opté pour un moteur avant, au moment même où la discipline entame la révolution du moteur arrière. Aston Martin se retire de la Formule Un en 1960 et Salvadori trouve refuge au sein du Yeoman Credit Racing Team de Reg Parnell qui engage, en 1961, une Cooper-Climax T53. Il y côtoie John Surtess et frôle l’exploit lors du Grand Prix des Etats-Unis, disputé sur le circuit de Watkins Glen, une casse moteur l’empêchant de disputer la victoire à Innes Ireland (Lotus), sur lequel il revenait pourtant. Mais l’Anglais termine la saison en 17ème position, avec deux points seulement dans son escarcelle, Cooper n’ayant jamais été en mesure de rivaliser avec Ferrari ou encore Lotus, qui avaient mieux anticipé les changements de règlementation.

En 1962, l’écurie de Reg Parnell fonde beaucoup d’espoirs sur son nouveau châssis Lola, mais John Surtees inscrit à lui seul les 19 points que compte l’écurie au classement constructeurs. Salvadori doit même céder sa propre voiture, comme le règlement le permettait alors, à son équipier, lors du Grand Prix des Etats-Unis. Trois mois plus tard, Roy Salvadori termine son 47ème et dernier Grand Prix par un 29ème abandon, à l’occasion du Grand Prix d’Afrique du Sud 1962, le pilote préférant se concentrer sur les courses de voitures de sport et de tourisme où il pense avoir plus de réussite qu’en Formule Un.

Après avoir pris sa retraite définitive en tant que pilote, en 1965, Roy Salvadori revint en Formule Un pour officier, en 1966 et 1967, en tant que directeur d’écurie chez Cooper, avant de vivre une retraite, pas forcément si paisible, à Monaco.


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