> > > > Mexico, Mexiiiicooo !

Mexico, Mexiiiicooo !

Parmi les nombreux pays ayant comme ambition de faire partie du calendrier de la F1, le Mexique est souvent cité. Tout comme l'Argentine, qui aimerait également revenir, ou le Brésil, le Mexique possède un passé avec la discipline.

© Sauber© Sauber

Depuis quelques mois, la rumeur enfle sur le possible retour du Mexique au calendrier de la Formule 1. Ce pays n’est pas le seul à vouloir revenir puisqu’on a également évoqué l’Afrique du Sud mais aussi l’Autriche la semaine dernière. Autant dire qu’il va sans doute falloir faire de la place afin de placer ces pays dans un calendrier déjà particulièrement serré (pas bon signe pour la France qui n’a pas encore fermé le dossier F1). Bernie a bien évoqué l’idée d’avoir plus de 20 courses par saison, mais il ne sera pas simple de faire passer ce projet auprès des équipes qui sont déjà bien assez occupées entre mars et novembre – sans compter les essais privés de février.

Quoi qu’il en soit le Mexique semble afficher une réelle volonté d’assurer à nouveau sa présence dans le championnat du monde de Formule 1. Il faut dire que les belles performances de Sergio Pérez ont réveillé l’enthousiasme des Mexicains. Avoir un pilote performant sur la grille aide à remplir les tribunes c’est bien connu. Il suffit, dans une moindre mesure peut-être, de se souvenir de l’époque où Alonso officiait chez Renault pour s’en convaincre. De plus d’ici à ce que le projet se concrétise, il n’est pas impossible que Sergio soit au volant d’une Ferrari, de quoi attiser encore un peu plus la fièvre des fans mexicains pour cette discipline.

Le premier Grand Prix du Mexique a eu lieu en 1963 sur le tracé de Mexico. En réalité la F1 s’était déjà rendue dans ce pays l’année précédente mais c’était dans le cadre d’une manche hors-championnat, étape alors obligée pour les nouveaux pays postulants. La piste est très bosselée du fait de la situation géologique de la ville de Mexico. De plus elle est située en altitude, 2286 mètres, ce qui influence les performances des voitures et rend l’épreuve plus éprouvante pour les pilotes. Le circuit, d’une distance de 5,150 km, possède quelques lignes droites et des enchainements de virages lents, comme les virages 9 à 12 qui rappellent un peu les Esse de Suzuka ou le virage 14 avant la ligne d’arrivée qui a des airs de Parabolica, l’inclinaison de la piste en plus. Dans les années 1970 la vitesse moyenne était de 175 kilomètres/heure.

Le circuit de Mexico accueillera le grand barnum de la Formule 1 à 15 reprises entre 1963 et 1992 avec un break de 1971 à 1985. Au rayon des vainqueurs, Jim Clark, Alain Prost et Nigel Mansell se partagent les honneurs avec deux succès chacun. L’Ecossais en compte trois si l’on prend en considération l’édition 1962. C’est lors de cette épreuve disputée hors championnat que le jeune Ricardo Rodriguez, 20 ans, trouva la mort lors des essais qualificatifs. Ce jeune pilote talentueux conduisait une Ferrari en championnat mais la Scuderia avait décidé de ne pas prendre part à la course mexicaine. C’est donc sur une Lotus que Rodriguez s’aligne devant son public. Mais lors des qualifications sa suspension rompt dans le virage Peraltada et il perd le contrôle de sa monoplace. En 1991, Ayrton Senna sortira dans ce même virage.

Le frère de Ricardo, Pedro est le pilote mexicain qui s’est le mieux illustré en Grand Prix avec sept podiums dont deux victoires en Afrique du Sud (67) et en Belgique (70). Il faut dire que la concurrence n’a pas été particulièrement rude puisque dans l’histoire de la Formule 1 on ne compte que cinq pilotes mexicains dont Sergio Pérez. Pourtant ça n’a pas empêché les Mexicains de se rendre sur le Grand Prix, a tel point que l’édition 1970 avait posé de réels problèmes de sécurité. C’est d’ailleurs pour ça que la F1 avait déserté ce pays dès l’année suivante.

C’est au Mexique que Michael Schumacher a obtenu son premier podium, c’était en 1992 derrière les intouchables Williams Renault de Mansell et Patrese. Et puis pour l’anecdote, en 1986, Gerhard Berger s’impose grâce à des pneus Pirelli plus endurants que les gommes de ses adversaires ce qui lui permet de prendre la tête de l’épreuve au 36ème tour.

Aujourd’hui, avec Pérez en tête de Gondole et les deniers de Carlos Slim, le Mexique semble avoir toutes les cartes en main pour redevenir un rendez-vous incontournable du calendrier F1. De plus ce retour se ferait sur un vrai circuit, l’Autodrome Hermanos Rodriguez – qui devra être modernisé, standards F1 obligent – et non sur un tracé urbain comme ce serait le cas en Argentine qui essaye également de se refaire une place sur la carte F1. Mais rien n’est acquis tant qu’un contrat n’est pas signé avec Tonton Bernie. Preuve en est que déjà en 2004 le Mexique avait un projet de course avec un circuit à Cancùn dessiné par Hermann Tilke. On ne se plaindra donc pas qu’il n’ait pas vu le jour…


La chronique Pitstop, Histoire Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.