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Grosjean et Räikkönen veulent rebondir à Montréal

Malgré un Grand Prix de Monaco décevant, les pilotes Lotus abordent le Grand Prix du Canada avec confiance. Si Kimi Räikkönen s’y est imposé en 2005, Romain Grosjean découvrira quant à lui un nouveau circuit, ce qui ne semble pas lui avoir posé problème jusqu’à présent, notamment grâce aux qualités propres à la Lotus E20.

© LAT / Lotus© LAT / Lotus

Après avoir quitté Monaco avec seulement deux petits points de plus à son compteur, soit sa plus mauvaise opération comptable de la saison, l’écurie Lotus aborde le Grand Prix du Canada avec pour ambition de tourner la page : « Notre voiture s’est montrée performante toute la saison et nos deux pilotes ont prouvé qu’ils pouvaient monter sur le podium, dans cette saison extrêmement compétitive. Oui, nous sortons d’un week-end décevant à Monaco, mais nous avons déjà surmonté pire que cela, » déclare Eric Boullier, directeur de l’écurie britannique. Le Français espère d’ailleurs que Montréal sacrera un septième vainqueur différent cette saison, de préférence avec une combinaison noire et or : « Kimi et Romain en sont capables tous les deux et la E20 a montré une cadence de gagnante. Mais remporter un Grand Prix n’est pas la tâche la plus aisée du monde. Je n’imagine pas que nous ayons un vainqueur différent à chaque course cette année. Une hiérarchie devrait se dégager sous peu. Tournons-nous vers Montréal. C’est le premier circuit de la saison avec peu d’appuis et la E20 devrait y être à l’aise. Notre 500ème course n’a pas été la meilleure, mais j’espère que la 501ème le sera ! »

A Montréal, Kimi Räikkönen a déjà gouté au champagne et aux lauriers de la victoire : « J’ai toujours aimé ce Grand Prix. J’ai gagné à Montréal en 2005, donc j’y ai de bons souvenirs. La ville en elle-même est un des meilleurs endroits du calendrier. Quant au circuit, j’aime bien son profil accélération/freinage et les défis qu’il propose. » La Lotus E20 devrait donc se sentir à son aise selon lui, sur le circuit Gilles Villeneuve : « Il faut que la voiture soit bonne au freinage pour réussir au Canada, c’est un circuit très exigeant dans ce domaine. Vous pouvez aussi monter sur les vibreurs ici et notre voiture les passe très bien. Par ailleurs, le revêtement n’est pas le même partout sur le tracé et il peut évoluer au cours du week-end de course. Cela signifie des changements d’adhérence et c’est une autre difficulté intéressante à résoudre. »

Mais le principal sujet d’inquiétude pour l’écurie britannique réside dans les pneus, comme l’a prouvé sa course en Principauté : « Pendant l’essentiel de la course, la température au sol se situait dans les 30°, ce qui n’est pas inhabituel. Depuis le début de la saison, plusieurs circuits ont offert des conditions similaires et elles n’ont pas causé de problème pour maintenir les gommes dans leur fenêtre d’utilisation. Le plus inhabituel à Monaco est, probablement, le revêtement très lisse, bien plus que sur d’autres circuits. Or, la E20 s’est généralement mieux comportée sur des asphaltes plus durs, » explique James Allison, directeur technique de l’écurie d’Enstone. Pour le Britannique, le circuit Gilles Villeneuve devrait donc offrir de bonnes indications dans ce secteur : « Montréal offre un contraste total avec Monaco. Cependant, c’est un autre circuit qui se situe dans la zone des pistes les plus douces et cela nous fournira l’occasion de savoir si ce paramètre a vraiment affecté notre performance à Monaco. Cela nous permettra aussi de voir si nous pouvons réussir dans ce genre de circonstances. »

Mais les pneumatiques ne sont pas les seuls défis qui attendent les pilotes Lotus à Montréal : « Un des éléments-clés est de régler correctement notre système de freinage, avec un refroidissement très important pour pouvoir survivre sur ce tracé très dur avec les freins. Heureusement, les freins ont toujours été performants sur la voiture depuis le début de l’année, ils n’ont causé aucun problème, » indique James Allison.

Kimi Räikkönen rappelle quant à lui que le circuit Gilles Villeneuve réserve souvent des courses animées dont il faudra, par conséquent, savoir se sortir : « C’est un circuit en ville, mais il présente des endroits où le dépassement est possible. Alors il n’est pas nécessaire de tout miser sur les qualifications comme à Monaco. La voiture de sécurité apparait aussi souvent en course. A tel point qu’il n’y a probablement jamais eu de Grand Prix du Canada sans son intervention. Il est donc presque sûr que cela arrive encore cette année. Cette particularité complique les stratégies parce que vous ne pouvez pas savoir à quel moment la voiture de sécurité va entrer en action. Si elle est déployée, il faut espérer que ce soit dans le bon timing pour vous. »

Pour Romain Grosjean, le défi sera d’autant plus grand qu’il découvrira le circuit canadien pour la première fois : « Je suis impatient de le voir parce que beaucoup de pilotes m’ont dit qu’ils l’appréciaient vraiment. C’est aussi un circuit qui peut vous ‘mordre’, nous l’avons vu au fil des années avec le fameux ‘mur des champions’. Même si je ne suis pas champion de Formule 1, j’accorderais tout le respect qu’il se doit à cette partie du circuit ! » Grosjean estime d’ailleurs que la Lotus E20 l’aidera à répondre aux défis qui l’attendent à Montréal : « Ces dernières années, j’ai l’impression d’avoir sans cesse appris de nouveaux circuits, alors je crois que je dois avoir une bonne approche ! Cette saison, un facteur m’aide beaucoup, la E20 avec son bon caractère. Nous avons une excellente base de réglage qui nous permet de passer très rapidement à la recherche de la performance et des détails plutôt que de perdre du temps à corriger des imperfections dans l’équilibre ou d’autres soucis de comportement. Je travaille très étroitement avec l’équipe et avec mes ingénieurs pour comprendre les exigences d’un nouveau circuit. Il existe toujours des aspects d’un circuit qui peuvent ressembler à un autre. A la fin, il s’agit juste de monter dans la voiture et de rouler vite. »

Mais le Français, qui est arrivé au Canada lundi afin de s’acclimater au décalage horaire, pense qu’il devrait se plaire à Montréal : « C’est un circuit en ville et, en général, j’aime ce genre de tracé. A Monaco, j’ai trouvé la bonne cadence d’entrée. J’aime la sensation de rouler près des murs. Il y a de très longues lignes droites et de gros freinages. Le revêtement offre aussi des difficultés, nous l’avons observé les saisons précédentes. Aussi, ce sera intéressant de voir quel sera le niveau de grip. Enfin, la météo peut se révéler assez variable à Montréal, comme l’an dernier. Je suis certain que ce Grand Prix m’offrira un challenge très excitant. » Le natif de Genève cherchera avant tout à oublier sa déconvenue monégasque, et la frustration qui s’en est suivie, le pilote Lotus n’ayant désormais qu’une envie, « remonter dans la voiture, rebondir et faire une vraie course ! »

A Monaco, Kimi Räikkönen n’a d’ailleurs pas non plus été particulièrement à la fête, perdant notamment une précieuse heure et demie de roulage à cause d’un problème de direction, qui ne devrait cependant pas se reproduire à Montréal : « Monaco réclame un réglage de direction spécifique. Ce qui impose des composants de suspension différents pour permettre un rayon de braquage suffisant. Par ailleurs, nous avons essayé un réglage plus pointu pour Kimi. Ce sont des choses impossibles à tester avant, aussi ont-elles été essayées lors de la première séance libre. Mais il est apparu rapidement évident que cela n’allait pas. La modification nécessite beaucoup de temps et nous avons dû commencer immédiatement lors de cette séance. […] Le réglage de base de la direction a permis à Kimi de monter sur le podium déjà, mais nous continuons à travailler pour l’affiner et le conformer exactement à ses souhaits, » déclare James Allison. Le Finlandais confirme qu’il s’accommode bien du réglage de base de la direction mais confie lui aussi vouloir continuer de travailler « avec l’équipe sur un point particulier », ce qui ne l’empêche pas de penser que Lotus montera bientôt, à son tour, sur la plus haute marche du podium. Et pourquoi pas, dès Montréal ?

A partir du communiqué officiel publié par Lotus


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