> > > > Montréal, entre spectacle et stupéfaction

Montréal, entre spectacle et stupéfaction

Montréal est un circuit d'hommes. Les longues lignes droites, entrecoupées de gros freinages, interdisent la moindre erreur. Cela fait du Grand Prix du Canada une des courses les plus spectaculaires chaque saison. Les murs proches ont souvent pour conséquence de violents accidents. Voici quelques exemples marquants...

© DR - Le circuit Gilles Villeneuve est un des plus spectaculaires, mettant les freins à rude épreuve.© DR - Le circuit Gilles Villeneuve est un des plus spectaculaires, mettant les freins à rude épreuve.

De la sueur, du sang et des larmes. Cette célèbre citation de Winston Churchill correspond parfaitement au circuit Gilles Villeneuve, tant il a connu de belles bagarres et de terribles drames. Le Canada est un adepte du show à l'américaine avec ses nombreuses voitures de sécurité. Coïncidence ou non, le circuit - très rapide mais aussi très étroit comme tout circuit urbain - est propice aux accidents. Voici quelques exemples de crashs à se remettre en mémoire, où le pilote ne s'en est pas toujours sorti indemne.

2007: L'effroi Robert Kubica

Le fantasque Polonais s'est frotté aux murs solides de Montréal. Alors qu'il navigue dans le ventre mou du peloton au volant de sa BMW-Sauber, Kubica heurte la Toyota de Jarno Trulli. Incontrôlable, sa monoplace s'écrase contre le mur avant de partir en tonneaux, traverse la piste et s'immobilise dans l'épingle à cheveux. Un impact à 300 km/h et une décélération de 75G qui font mal aux yeux. Pourtant, Robert s'en sort sans trop de dommages. Un léger traumatisme crânien et une entorse à la cheville, tout simplement. La belle histoire, c'est qu'il remportera la course un an plus tard, sur ce même circuit.

1997: Ascension stoppée pour Olivier Panis

Au volant de sa Prost, le Français fait des miracles lors de cette saison 1997. Juste avant la manche canadienne, il est troisième du championnat après avoir notamment signé deux podiums. Après s'être élancé 10e, Panis est en passe de terminer dans les points en fin de Grand Prix. Dans un enchaînement très rapide, le Français est victime d'un survirage de sa Prost Mugen-Honda, dont l'avant effleure un premier mur, rebondit puis s'encastre brutalement dans le mur de pneus opposé. Deux jambes cassées pour Panis, dont l'ascension est stoppée nette. Il rate sept courses et marque un seul point lors des trois derniers Grands Prix de la saison.


Olivier Panis Crash At Canada 1997

1999: Heinz-Harald Frentzen n'a plus de freins

Cette année-là, l'Allemand connaît le même succès que Panis avec une Jordan pas destinée à gagner. Solidement installé à la quatrième place du championnat, il étonne par sa constance. Au Canada, il défend bec et ongles sa deuxième place face à un Giancarlo Fisichella déchaîné au volant de sa Benetton. A trois tours de l'arrivée, Frentzen vérifie l'adage qui dit que Montréal est un circuit de freins. Son disque avant-droit casse net lors d'un énième freinage appuyé. Tête à queue, choc terrible avec le mur et une douleur aux cervicales pour Heinz-Harald. Cela ne le gênera pas pour remporter la course suivante, lors du Grand Prix de France.

1982: Tragédie pour Riccardo Paletti

Le pire accident qu'ait connu le circuit Gilles Villeneuve, avec à la clef, la mort d'un pilote. Il s'appelait Riccardo Paletti, il avait 24 ans. Au volant de sa modeste Osella, l'Italien participait à son deuxième Grand Prix. A l'époque, il y avait plus de pilotes que de places sur la grille de départ et ils devaient donc décrocher leur qualification. Le jeune pilote était sur une pente ascendante, après s'être déjà qualifié au Grand Prix des États-Unis Est, disputé la semaine précédente. Sa course ne sera pas longue. Parti de la pole position, Didier Pironi cale et reste bloqué sur la piste. Au fond de la grille, Riccardo se bat pour gagner quelques places. Toutes les voitures devant lui évitent de justesse la Ferrari gisante. Pas lui. Pour le reste, il n'y a rien à dire. Les images sont insoutenables. Riccardo Paletti est décédé sur le coup. 30 ans plus tard, il ne faut pas oublier.

Un certain nombre d'accidents qui rappellent la dangerosité de la Formule 1. Aujourd'hui, l'amélioration des conditions de sécurité permettent d'atténuer les risques. Mais il n'est jamais totalement écarté. Le Grand Prix de dimanche sera à apprécier avec les yeux, mais aussi et surtout, avec le cœur.


Retour de volant, Montreal Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.


+Le SAV de la F1


Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.