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La survie de la F1 passera par des moteurs plus "verts" selon Whitmarsh

La FIA prend conscience de plus en plus de l'intérêt de l'écologie dans les sports automobiles et la Formule 1 n'y échappe pas. Avec l'arrivée des moteurs V6, 1,6L Turbo en 2014, un grand pas sera fait pour réduire les émissions de CO2 de chaque monoplace. Néanmoins, Martin Whitmarsh, directeur de l'équipe McLaren, estime que les efforts devront être encore plus important pour faire perdurer la Formule 1 dans le temps - malgré les coûts que cela implique.

© McLaren / Martin Whitmarsh, directeur de l'équipe McLaren© McLaren / Martin Whitmarsh, directeur de l'équipe McLaren

Pour Martin Whitmarsh, bien négocier le virage écologique pour la Formule 1, sera crucial à sa survie. Le Britannique, directeur de l'équipe McLaren, voit déjà dans la règlementation 2014 un pas important de franchi, mais sans doute pas suffisant.

Depuis quelques mois, les motoristes comme Renault, Ferrari, Cosworth ou Mercedes planchent déjà sur le développement des moteurs de la saison 2014 de F1. Le règlement ayant changé, les blocs V8 actuels laisseront leur place à des V6 Turbo, plus proches des voitures de série mais également moins gourmand en carburant. La règlementation moteur actuelle est en place depuis 2006, année où les V10 avaient laissé leur place aux moteurs V8 (les moteurs V12 ayant été interdits dès 1996).

Ce changement de règlementation peut s'avérer paradoxal face à la réduction des coûts de plus en plus souhaitée par la FIA - Fédération Internationale de l'Automobile - et les équipes de F1. En effet, les coûts de développement et d'optimisation de ces moteurs seront directement répartis sur les équipes clientes des motoristes qui devraient s'aquitter de 20 millions d'Euros par année pour disposer des moteurs V6 dès 2014.

Pour limiter l'impact financier des ces recherches et développements, les acteurs majeurs de la F1 et les motoristes se sont mis d'accord sur certaines mesures comme la réduction du nombre de moteur par saison ou encore l'augmentation du nombre d'équipe cliente maximum pour un même motoriste dès 2015.

« Nous demandons aux motoristes d'adapter leurs moteurs aux nouvelles règlementations et nous leur demandons d'être fiables et performants. Nous devons respecter ces motoristes et donc être conscient des coûts que cela implique. C'est la règle du jeu. » explique Whitmarsh aux micros des journalistes anglais d'Autosport.

« Si vous changez les règles pour rendre un sport plus attractif, il y aura forcément un coût supplémentaire. On doit être prudent et faire les choses comme il faut, être juste. Si j'étais dans une des équipes plus modestes de la pitlane, j'aimerais pouvoir disposer de pneus et de moteurs gratuits... parce que nous n'avons pas tous les moyens de faire face aux changements. Mais pourtant ces changements sont importants pour la Formule 1. Un sport aussi populaire que la F1 se doit de refléter la société d'aujourd'hui. »

L'adapter en F1 à des contraintes sociétales est un moyen de rester attractif pour le grand public selon Martin Whitmarsh. L'Anglais préfère devancer les critiques et les contraintes et permette le changement pendant qu'il en est encore temps. Il estime ainsi que les problèmes auxquels sont confrontés la société devront être résolus par la F1 à l'avenir.

« Si la F1 est perçue comme un sport qui gaspille et qui ne prend pas en compte les contraintes environnementales fortes sur les besoins de locomotion aujourd'hui, alors nous avons raté notre objectif. L'accord de réduction des coûts, une fois signé, va nous permettre de résoudre de nouveaux challenges ; il ne suffira plus de savoir comme rendre notre monoplace plus rapide, mais il faudra la rendre plus rapide tout en optimisant notre efficacité, notre rendement et en trouvant des solutions sans cesse plus innovantes. »

D'après une étude de 2007 de l'Université de Liège - avec les moteurs V8, une F1 expulse en moyenne plus de 2000g de CO2 par kilomètre, soit 10 fois plus qu'une voiture de série. Les moteurs V6 devraient permettre de réduire cette émission de CO2 de moitié, notamment grâce à l'utilisation du Turbo.


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