> > > > Europe : Chiffres et données techniques

Europe : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit urbain de Valence sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© Mercedes GP© Mercedes GP

Le Grand Prix d'Europe est organisé à Valence en Espagne depuis 2008 et le circuit pourrait être considéré comme un juge de paix car à chaque fois, l'équipe qui s'est imposée à Valence a ensuite remporté le titre constructeurs. Mais dans une année 2012 pleine de rebondissements, difficile de savoir si cette statistique perdurera.

Le tracé valencian est un circuit semi-urbain, avec des portions de routes publiques, ce qui occasionnera une forte usure des pneumatiques en début de week-end. Mais au fur et à mesure que les essais se dérouleront, la piste se gommera et elle évoluera donc beaucoup entre les essais du vendredi et le Grand Prix, le dimanche, comme lors des deux derniers évènements disputés à Monaco et Montréal.

La gestion des pneumatiques sera donc encore une fois un élément important pour les équipes dans l'optique d'un bon résultat. Les qualifications seront aussi cruciales, car circuit en ville oblige, les dépassements ne sont pas simples à réaliser à Valence. Pirelli ayant amené les gommes Tendre et Medium, le duo le plus utilisé de la saison, la possibilité de voir se dessiner des stratégies à un arrêt, comme à Montréal, est loin d'être exclue.

Ces deux hommes pourraient être tentés d'écrire une page de l'Histoire de la F1 en devenant le 8ème vainqueur cette année en autant de courses. Michael Schumacher et Kimi Raikkonen sont également souvent cités comme des possibles 8èmes vainqueurs cette année. Mais l'Histoire pourrait être tout autre, avec un doublé d'un des pilotes déjà vainqueurs et pourquoi pas Sebastian Vettel, qui reste sur deux victoires à Valence.

Petite statistique inhabituelle qui se doit d'être précisée, c'est Timo Glock qui détient le record du tour du circuit urbain de Valence. Le temps réalisé par le pilote allemand en 2009 au volant de sa Toyota n'a pas été battu ces dernières années. A noter également que Gary Connelly sera le 4ème commissaire de la FIA ce week-end.

La FIA a d'ailleurs décidé de ne mettre en place qu'une seule zone de DRS à Valence, comme c'était le cas à Montréal il y a deux semaines. Cette dernière sera située après le passage sur le pont, dans la ligne droite principale du circuit. La détection se fera quant à elle, juste avant le pont.

Valence côté châssis


Gianpaolo Dall’Ara, Directeur Technique de l'écurie Sauber F1 :
« Valence est un circuit en ville, mais pas vraiment un circuit typique, parce que l'asphalte est très doux, et les vibreurs pas très hauts. De plus, l'efficacité aérodynamique est bien plus importante ici qu'à Monaco ou Singapour par exemple, et il y a de vraies zones de dégagements. La plupart des virages sont lents, mais vous ne pouvez pas ignorer la vitesse de pointe. Par conséquent, la stabilité au freinage et une bonne motricité sont deux éléments importants.

A Valence, il faut s'attendre à des températures élevées à ce moment de l'année, donc la piste devrait être très chaude. Pirelli nous fournit les gommes Medium et Tendres, qui ont quelque peu changé depuis l'année dernière et cela pourrait nous obliger à étudier plus en détails la stratégie pour les utiliser.

La dégradation à l'arrière pourrait être un problème. Les dépassements ne sont pas faciles sur ce tracé, les qualifications seront donc très importantes. La monoplace n'a quasiment pas changé depuis Montréal, nous pourrions, toutefois, rouler avec plus d'appuis. »

Valence côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« C’est un gros challenge de définir la bonne cartographie pour Valence. Les virages sont assez similaires : dix sont pris en première, deuxième ou troisième et donc à des vitesses assez basses. Comme leurs caractéristiques sont proches, la moindre erreur se transformera en désavantage pour le reste du tour.

Au-delà de ces virages lents, il y a d’autres aspects intéressants à prendre en compte. La nature « on-off » du tracé joue un rôle essentiel sur la consommation, qui atteint quasiment celle de Melbourne. Mais comme il fait généralement plus chaud à Valencia, nous consommons un petit peu moins en course.

Malgré les hautes températures, qui font de Valencia un des rendez-vous les plus chauds de l’année, le refroidissement ne pose pas de problème particulier. Les longues lignes droites permettent de faire circuler l’air frais sous le capot moteur.

Nous sommes impatients de courir ce Grand Prix. Faciliter le pilotage avec peu de couple et à moyen-régime est une des forces du moteur Renault, car nos ingénieurs savent programmer la cartographie pour délivrer le couple progressivement. Cela permet au pilote de contrôler le patinage et de ne pas trop dégrader les pneus. Toutefois la pression est sur nos épaules pour continuer une série en cours : il y a eu au moins une voiture motorisée par Renault dans les points au cours des 68 dernières courses ! »

Valence côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Valence ne peut pas présenter de plus grand contraste avec les autres circuits en ville sur lesquels nous sommes allés précédemment : le circuit est plus rapide et les températures plus élevées, avec beaucoup d'énergie qui passe par les pneumatiques. Ce qu'il a en commun avec les autres, c'est la difficulté de dépasser, ce qui mettra l'accent sur la qualification. Donc nous nous attendons à une course assez directe, avec deux ou trois arrêts selon les tactiques employées par les équipes - même si une équipe a tenté une stratégie à un arrêt l'année dernière.

Le temps sera constant chaud tout au long du week-end, ce qui réduira les variables liées à la météo, donc il ne devrait pas y avoir de grosses surprises. Nous avons utilisé le duo de pneumatiques Tendres et Mediums plus que n'importe quel autre duo cette année pour le moment, car il s'est avéré être le compromis parfait entre performance et longévité, permettant aux pilotes de démontrer leur vitesse lorsque cela est nécessaire mais également en réalisant de longs relais en course. »

L'avis de Jaime Alguersuari, pilote d'essais de Pirelli :
« Valence est un circuit que j’aime beaucoup, mais je suis évidemment partial car il s’agit d’une autre manche à domicile ! C’est une piste très difficile en raison de sa variété de virages et du fait qu’il y est également compliqué de dépasser. Il n’y a aucune place pour l’erreur. C’est ce que j’appellerais un circuit « stop and start », car c’est comme cela qu’on y gagne du temps. La traction et les freinages représentent bien entendu un gros travail pour les pneus, ce qui se rapproche en ce sens du Canada. La traction globale est le facteur le plus important pour un tour rapide avec une bonne vitesse de pointe. C’est un circuit sur lequel on roule habituellement avec peu d’appui, et il s’agit d’un autre facteur ayant son influence sur les pneus. »

Valence en chiffres


1:38.683 : C'est le record du tour, signé par Timo Glock au volant de sa Toyota en 2009.

3 : C'est le nombre maximal de G encaissés par les pilotes sur le Circuit urbain de Valence.

59 % : C'est la proportion passée par les pilotes à fond sur un tour à Valence.

66 : C'est le nombre de changements de rapports effectués lors de chaque tour par les pilotes.

316 km/h : C'est la vitesse maximale qu'atteindront les pilotes à Valence selon McLaren.

2009 : Valence accueille le Grand Prix d'Europe depuis 2008 et 2009 a été la seule année au cours de laquelle, le vainqueur n'est pas parti de la pole. Rubens Barrichello, au volant de sa Brawn GP, s'était élancé depuis la 3ème place sur la grille. Ce même Grand Prix 2009 avait vu Romain Grosjean faire ses débuts en F1 chez Renault F1.

2010 : englué dans le peloton après un mauvais départ, Mark Webber s'était accroché avec la Team Lotus de Heikki Kovalainen. La Red Bull s'était envolée et était finalement retombée sur l'arceau de sécurité avant de finir sa course sur ce qu'il restait de ses roues et dans les rangées de pneus.

2011 : avec aucun abandon à signaler durant la course, le Grand Prix d'Europe 2011 devient celui au terme duquel le plus de monoplaces ont rallié l'arrivée (24) dans l'Histoire de la discipline.

[A partir des communiqués publiés par la FIA, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Preview, Valencia et Technique Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.