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Grande-Bretagne : le point de vue des pilotes

Berceau de la Formule Un et de la plupart des écuries actuellement en activités, le Grande-Bretagne est une étape incontournable du calendrier d’autant que le circuit de Silverstone, qui lui sert d’écrin, réunit l’unanimité en sa faveur chez les pilotes, pour le tracé autant que pour l’ambiance qui y règne.

© Team Lotus© Team Lotus

Sans nul doute, aux yeux des pilotes, le circuit de Silverstone, bâti sur une ancienne base de la Royal Air Force, est un des joyaux de la couronne : « C’est certainement une des courses préférées de 99% des pilotes parce qu’elle est vraiment fluide et a des virages très rapides, » estime Felipe Massa. « C’est un circuit qui vous fait vraiment apprécier ce dont une Formule Un est capable de faire notamment le niveau d’adhérence dans les virages rapides et les changements de direction. Tout le monde parle de Maggotts et Becketts, mais il n’y a rien qui y ressemble ailleurs dans le monde, » ajoute Paul di Resta.

Pour Nico Hülkenberg, le Grand Prix de Grande-Bretagne est simplement « une de ces courses classiques qui vous fait esquisser un sourire lorsque vous pensez à certains de ses virages ». Le jeune allemand décrit d’ailleurs le circuit comme ‘’old-school’’ « parce que c’est étroit et que vous devez vraiment être dévoué et courageux dans les portions rapides du tour », avant d’ajouter : « C’est super rapide et très fun quand on arrive à réaliser un tour parfait. »

Pour Pastor Maldonado, le tracé de Silverstone « est similaire à Barcelone et c'est également très amusant de piloter dans des portions telles que Maggots et Becketts qui vous testent vraiment en tant que pilote » alors que, comme de coutume, son coéquipier, le Brésilien Bruno Senna, classe ce circuit parmi ses favoris « parce qu'il est très rapide et vraiment fluide. »

Comme ses collègues pilotes, Heïkki Kovalainen apprécie le circuit de Silverstone dont il juge que « c’est un vrai circuit de pilote », mais il émet malgré tout des réserves concernant la nouvelle portion : « Même avec les changements dont nous avons été témoins au cours des années, ça reste la synthèse de ce qu’est la F1 avec des virages à haute vitesse qui sollicitent vraiment la performance des voitures. La nouvelle portion est sans doute la partie la moins excitante du circuit du point de vue du cockpit mais les virages classiques que sont Copse, Maggotts et Beckets figurent parmi les meilleurs virages du calendrier. »

Non content de s’être doté d’une nouvelle portion en 2010, le circuit de Silverstone s’est également offert, en 2011, un nouveau paddock et une nouvelle position de départ : « L'année dernière, nous avons dû nous habituer à prendre le départ à un endroit différent du circuit, ce qui est très bizarre quand vous avez passé toute votre carrière en prenant Copse comme premier virage ! » confie Jenson Button. Le Britannique, qui est toujours en quête de sa première victoire à domicile, estime cependant que « la Formule 1 est une histoire d'évolution et de regard vers le futur » et que « Silverstone a démontré son adaptabilité à travers les années ». Et le champion du monde 2009 d’ajouter : « Le circuit fait partie du tissu de la F1, et reste un des plus grands circuits de course au monde. »

Pour Sebastian Vettel, « même si le circuit a été modifié pour la course 2011, elle n'a pas perdu de sa magie ». Pour le double champion du monde allemand, Silverstone est même « l'un des meilleurs circuits et l'un des plus intéressants de tous. »

D’ailleurs, concernant la nouvelle portion, Paul di Resta souligne qu’elle « a assurément créé davantage d’opportunités de dépassement notamment avec l’introduction du DRS » et que « ça a donc été une bonne chose », même si Sergio Pérez pense que les qualifications seront une nouvelle fois primordiales car, selon lui, « il est encore plus difficile de dépasser à Silverstone qu'à Valence ».

Mais les pilotes soulignent également l’atmosphère incroyable qui entoure le Grand Prix : « C’est un endroit fantastique pour courir à cause de l’atmosphère d’excitation et de l’attachement spécial qu’ont les fans britanniques pour les sports mécaniques, » explique Vitaly Petrov. « Parce que le Royaume-Uni est le pays où siègent la plupart des équipes, y compris Caterham, l’endroit est toujours plein de fans, qu’il pleuve ou que le soleil cogne ! Ce sont parmi les fans les plus connaisseurs et les plus passionnés au monde, et ils donnent à cet endroit une atmosphère spéciale tout le week-end. »

Sebastian Vettel ne peut qu’approuver : « Les fans britanniques supportent de manière enthousiaste leurs compatriotes mais dans le même temps ils sont objectifs et justes lorsqu'ils jugent la performance des pilotes non-britanniques. En plus de cela, ce sont des experts de la F1. » Michael Schumacher rejoint son compatriote : « Courir à Silverstone est un moment très spécial chaque année. C'est tout simplement l'antre des sports automobiles et j'ai toujours été impressionné par les connaissances et l'enthousiasme des fans britanniques - en tant que pilote de course, c'est agréable de voir une telle passion pour notre sport. D'un point de vue personnel, j'ai des souvenirs mitigés de ce circuit; des bons, des moins bons et certains qui sont quelque peu étranges... »

Et pour les pilotes britanniques, naturellement, le Grand Prix de Grande-Bretagne revêt une saveur toute particulière, à commencer pour l’Ecossais Paul di Resta : « Pour moi, c’est le plus gros évènement auquel nous participons, notamment en termes de support des fans britanniques qui est toujours formidable. Vous le sentez dès que vous arrivez le mardi ou le mercredi après-midi parce que les fans sont déjà là à faire du camping. L’atmosphère est électrique et je me souviens que la parade des pilotes l’an dernier avait été un des moments forts de la saison : ça me fait vraiment frissonner à causes des réactions qu’il y a et du fait qu’il n’y avait pas une place de vide. »

Le pilote Force India n’est pas le seul que le public britannique transporte : « Le Grand Prix de Grande-Bretagne est spécial parce que je bénéficie d'un boost massif de la part de tous les fans. Pour moi, gagner à Silverstone est au même niveau que gagner à Monaco. Se tenir sur la plus haute marche du podium en 2008 fait partie des plus beaux moments de ma carrière » indique Lewis Hamilton. Et Jenson Button de surenchérir : « Ça a été une saison incroyablement imprévisible, mais il est au moins plus facile de prédire qu'à Silverstone, [...] les pilotes britanniques vont être portés par l'énergie que les fans vont leur apporter. J'apprécie toujours de courir à domicile parce que l'atmosphère est inégalable, et même si la course en elle-même n'a pas toujours été tendre avec moi, je viens ici chaque année en sachant que je peux compter sur le support de plusieurs milliers de fans. »

Mais, alors que les trois quarts des écuries ont leurs bases au Royaume-Uni, les pilotes britanniques ne seront donc pas les seuls à se sentir à domicile : « Silverstone est une course agréable pour nous car la plupart des membres de l'équipe seront là en tant que spectateurs avec leurs familles. J'ai toujours adoré l'ambiance qu'il y a lors de ce week-end et les fantastiques fans britanniques de Formule Un. »

Mark Webber lui aussi courra à domicile : « La plupart des fans soutiendra les pilotes britanniques, donc il y a un peu d'ironie dans le fait que Silverstone soit en fait le circuit à domicile des deux pilotes australiens présents sur la grille; Daniel Ricciardo et moi habitons dans le Buckinghamshire ! » Pour sa part, Sergio Pérez se souvient d’avoir vécu à Oxford pendant trois et ans et a de bons amis en Angleterre, ce qui donne nécessairement une connotation toute particulière au Grand Prix.

Le Perfide Albion constitue en effet une étape quasiment obligée pour bon nombre de prétendants à une place dans le grand cirque de la Formule Un, à l’image de Kimi Räikkönen, exceptionnellement bavard : « C’est un endroit fantastique pour courir. J’ai une longue histoire ici. Cela a été la première base de ma carrière internationale de pilote, en Formule Renault, en 1999 et 2000. Depuis, j’ai toujours eu plaisir à courir à Silverstone. Je ne sais pas pourquoi. Il y a peut-être un peu de nostalgie à chaque fois que je pose les pieds ici. […] Quand j’ai commencé à courir ici, c’était vraiment mon circuit préféré. Il est tellement rapide et exigeant, ce qui le rend très difficile. Les virages s’enchainent et ce ne sont que longues courbes très rapides qui s’enroulent avec beaucoup d’appui. Quelque part, c’est un bon circuit pour moi depuis le tout début. Ce sera intéressant de voir à quel point la nouvelle portion modifie le tour, mais je suis sûr que je vais la mémoriser très rapidement. »

Et le Finlandais de rappeler que nombreuses furent les fois où, à l’occasion du Grand Prix de Grande Bretagne, le climat britannique n’a pas échappé à sa réputation : « Dans le passé, nous avons vu ici beaucoup de conditions différentes et pas toujours bonnes ! Il pleut souvent et il y a aussi du vent. Les conditions de piste changent très vite, ce qui rend le réglage de la voiture plus compliqué à définir. Cela fait partie du plaisir de piloter en Angleterre. Au moins, c’est pareil pour tout le monde. » Felipe Massa, qui garde pourtant un souvenir cuisant d’un Grand Prix de Grande-Bretagne 2008 pluvieux, abonde dans le sens de son ancien coéquipier : « Bien sûr, la météo est toujours un facteur et j’ai consulté les prévisions météo qui annoncent beaucoup de pluie, peut-être 40% de chance chaque jour. Pour être honnête, une journée pluvieuse à Silverstone c’est mauvais pour les spectateurs mais ça ne me dérange pas de piloter sous la pluie et je pense que la plupart des pilotes ressentent la même chose parce nous avons tous expérimenté ces conditions dès nos débuts en karting : ça peut même être amusant. Cependant, il y a certaines conditions, comme lorsqu’il y a beaucoup de pluie sur la piste et que vous passez le début de la course derrière la voiture de sécurité par exemple : c’est OK si vous êtes devant, mais si vous n’êtes pas parmi les trois premiers pilotes en piste, il vaut mieux en fait regarder les bas-côtés pour voir où on se situe et c’est ce genre de situation que nous détestons tous, conduire à l’aveugle. »


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