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En direct de Silverstone avec Jules Bianchi

Fan-F1 a pu rencontrer Jules Bianchi, troisième pilote Sahara Force India dans le paddock de Silverstone. Le pilote français nous a parlé de sa saison en World Series by Renault, de son rôle au sein de l'écurie Sahara Force India et de son avenir en Formule 1 en tant que pilote officiel.

© Sutton / Sahara Force India© Sutton / Sahara Force India

Bonjour Jules, vous êtes passés du GP2 l'année dernière où vous avez terminé 3ème à la World Series by Renault, pourquoi ce choix ? Pour éviter les clashs avec la F1 pendant les week-end ?
Clairement, l'idée c'était de continuer à me faire une expérience en course donc le seul choix qu'on avait, vu le programme que j'ai avec Sahara Force India le vendredi matin, c'était de faire la World Series, parce que sinon je n'aurais pas pu rouler tous les Grand Prix en Europe en F1 le vendredi matin en faisant le GP2 et c'était un peu compliqué donc on a choisi de faire ça.

Quelles sont les principales différences entre une monoplace de Formule 1 et une monoplace de World Series by Renault ?
Au niveau du grip et de l'aérodynamique, c'est assez proche. Après la grosse, grosse différence, ce sont les pneumatiques car ce n'est pas la même marque (Pirelli en F1, Michelin en World Series, ndlr) donc forcément ça se conduit différemment et c'est là qu'il y a une différence entre la F1 et la World Series en terme de conduite. Ensuite le reste, il y a juste moins de chevaux mais c'est dur de comparer car ça va 10 secondes moins vite donc c'est quand même autre chose mais c'est la voiture qui se rapproche le plus d'une F1 avec la GP2 clairement.

En terme de pilotage, de concentration, c'est plus compliqué dans une F1, il y a plus de choses à faire au niveau du volant notamment ?
Il y a plus de choses à faire c'est vrai, mais cette année c'est bien en World Series parce qu'il y a le DRS donc c'est un atout pour la catégorie. Ensuite, c'est vrai qu'en F1, il y a beaucoup de choses à gérer, le KERS, des choses liées au moteur. Il y a vraiment beaucoup plus de choses qu'en World Series, où il y a le DRS, la radio avec l'ingénieur, c'est assez basique comme gestion.

Parlons un peu de votre rôle chez Sahara Force India, en quoi consiste-t-il dans et en dehors de la monoplace ?
En dehors, c'est simplement regarder, apprendre, écouter, voir ce qu'il se passe autour, comment ça se passe pour justement si un jour je dois y être, que je sois prêt, que je sache comment ça fonctionne. Ensuite, le vendredi matin, c'est juste de faire différents programmes à chaque fois, par exemple hier on n'a pas beaucoup roulé parce qu'on n'avait pas beaucoup de pneus pluie comme tous les autres équipes et que l'équipe a préféré, que ce soit pour moi ou pour Paul (di Resta), les garder pour le reste du week-end, aujourd'hui samedi et dimanche pour la course. Normalement, j'ai un programme assez différent à chaque fois, c'est dur d'expliquer mais j'essaie juste de faire ce que l'équipe me demande, de le faire au mieux possible.

Vous avez déjà roulé lors de 4 vendredis - en Chine, en Espagne, à Valence et à Silverstone hier - est-ce qu'il va y en avoir d'autres d'ici la fin de la saison ?
Oui, normalement, il y en a 9 en tout. J'espère qu'il y en aura peut-être un de plus vu le vendredi d'hier, mais on verra. C'est encore en discussion.

Est-ce que vous pensez que vous pouvez faire comme Nico Hulkenberg, une année en tant que troisième pilote suivie d'une titularisation ?
L'objectif, c'est sûr, c'est d'être titulaire. Ensuite, quand, c'est difficile à dire, j'essaie de faire de mon mieux avec l'équipe, de m'intégrer le plus possible et après c'est au grand patron de décider, moi je suis là, je suis prêt pour la F1, et maintenant, il n'y a plus qu'à ce que j'ai ma chance.

Vous pensez que cela pourrait arriver dès 2013 avec Sahara Force India ou une autre équipe ?
L'objectif, c'est de rester avec Sahara Force India car c'est une équipe où je suis très bien, mais je ne pense pas car les deux pilotes font du très bon boulot et il n'y a pas de raison que l'équipe en change. C'est pour ça que c'est compliqué, mais on n'en est pas encore là, il reste beaucoup de courses, beaucoup de temps avant la saison prochaine donc à moi de faire du bon boulot, de me concentrer sur 2012 et sur mon rôle de troisième pilote et ensuite le reste, on verra.

Si vous n'arrivez pas a être en F1 l'année prochaine, qu'est-ce que vous pensez faire ? Une nouvelle saison de World Series ?
Non, je n'y ai pas pensé. Je suis encore dans le championnat World Series et il est encore très long, la saison de F1 n'est même pas à la moitié, je n'y ai pas du tout pensé, mais j'espère que si jamais je n'ai pas de baquet de titulaire l'an prochain, je pourrais refaire une saison en tant que troisième pilote et essayer d'avoir un baquet de titulaire en 2014.

De notre envoyé spécial à Silverstone


Silverstone, Bianchi et Racing Point F1 Team




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