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Lotus veut mettre la pression sur Ferrari et distancer McLaren

Alors que les prévisions météos annoncent du beau temps à Hockenheïm, l'écurie Lotus espère être en mesure de pouvoir montrer ses progrès en qualifications et visera au minimum le podium. L'écurie Britannique aura pour objectif de conforter sa troisième place au classement constructeurs et, pourquoi pas, de monter sur la deuxième marche du podium constructeur.

© LAT / Lotus F1 Team© LAT / Lotus F1 Team

Bien que le Lotus F1 Team ait dû se "contenter" des cinquième et sixième places à l’arrivée du Grand Prix de Grande-Bretagne, Eric Boullier, directeur de l’écurie Britannique, tire un bilan positif mais estime qu’il y a encore du travail à faire pour parvenir à cette première victoire qui échappe aux hommes d’Enstone depuis le début de saison : « Nos voitures ont réalisé les deux meilleurs tours en course, nos deux pilotes ont marqué des points et nous avons conservé la troisième place au championnat des constructeurs… mais nous escomptions mieux. Excepté les conditions météo difficiles, qui étaient les mêmes pour tous, une partie du problème a tenu, encore une fois, dans nos positions de départ. Nous avions la performance pour gagner, mais le mauvais emplacement sur la grille ! »

Si Kimi Räikkönen estime, après Silverstone, que son écurie n’est pas loin d’exploiter toute la performance de la Lotus E20, Romain Grosjean, victime d’un accrochage avec Paul di Resta en début d’épreuve, ce qui l’a relégué en fond de peloton, juge avoir réalisé une de ses meilleures courses avec le Canada : « Remonter de la dernière à la sixième place était formidable. La voiture marchait de manière fantastique. Et encore une fois, nous avons réalisé quelque chose avec les pneus que personne d’autre n’a pu faire, à mon sens. Ce sont de très bons points. Maintenant, il nous faut tout réunir. Nous le disons depuis un moment, mais je suis sûr que cela va venir. Si nous arrivons à faire de bonnes qualifications, sur une des deux premières lignes, alors je pense que nous serons en mesure de gagner. »

Justement, à Hockenheïm, Kimi Räikkönen pense que Lotus a certains atouts pour elle : « La voiture peut faire une grosse différence et, heureusement, la nôtre est bonne. Il faut une bonne motricité en sortie de virages. Si vous manquez de grip à l’arrière, c’est dur de trouver la performance pour jouer les premières places. » Pour sa part, James Allison, directeur technique de l’écurie, pense que Lotus est désormais meilleure en qualifications que ne peuvent le laisser à penser les derniers Grand Prix, notamment en Grande-Bretagne : « Silverstone ne nous a pas rendu justice. Compte tenu de nos performances en Essais Libres 3, nous pouvions viser la première ou la deuxième ligne, c’est sûr. Les qualifications ayant été perturbées par la pluie, je ne crois pas qu’il faille en tirer des conclusions définitives. Nous progressons en qualifications et nous serons dans la lutte pour les deux premières lignes à Hockenheïm. […] Notre voiture est notoirement douce avec ses pneus. C’est une bonne caractéristique dans l’ensemble, mais cela nous pénalise un peu sur un seul tour. Cependant, au fil de la saison, nous avons appris comment tirer le meilleur de cette caractéristique et nous espérons que nos performances en qualifications vont s’améliorer. »

A Hockenheïm, bien figurer sur la grille de départ est d’autant plus important que les dépassements y sont parfois difficiles selon Kimi Räikkönen : « La dernière fois que je suis venu à Hockenheïm, en 2008, c’était difficile de dépasser ici. Pas aussi compliqué que sur certains circuits, mais pas du tout facile. Cette année, avec les pneus, le KERS et le DRS, cela devrait être plus facile, surtout si nous sommes mieux que la concurrence avec les pneus. A Hockenheïm, tout ne dépend pas des qualifications, mais cela facilite la vie, évidemment. » Romain Grosjean aussi pense lui aussi qu’il y aura des dépassements sur le circuit allemand : « Je crois que les possibilités de dépassement sont élevées. Il faudra voir la zone de DRS, mais le tracé y est favorable et les courses sont toujours intéressantes ici. Je suis sûr que nous ferons une bonne course et que nous pourrons obtenir un gros résultat. »

Justement, concernant l’objectif, Kimi Räikkönen juge qu’il n’y a « aucune raison pour que nous ne jouions pas le podium », un avis que partage Eric Boullier : « La victoire pourrait paraitre un objectif réalisable, en considérant notre niveau de performance récent. Cela dit, viser un podium pourrait aussi être sensé. Je pense que nous devons nous focaliser sur le côté opérationnel et faire en sorte que notre préparation soit parfaite. Notre voiture n’a pas été la plus fiable depuis Montréal, subissant des ennuis de KERS, de différentiel, d’alternateur et de boite de vitesses. Nous faisons tout pour corriger ces défauts. A Silverstone, nous avons considérablement amélioré nos arrêts grâce à de nouvelles procédures et de nouvelles pièces. A Hockenheïm, nous monterons de nouvelles pièces de développement le vendredi. Comme vous le voyez, nous continuons à aller de l’avant. Nous ne négligeons aucune piste et nous voulons faire une deuxième moitié de saison bien meilleure. » James Allison veut quant à lui « mettre la pression sur Ferrari pour la deuxième place du championnat… et peut-être aussi distancer un peu McLaren dans l’opération ».

Pour sa part, actuellement sur une excellente dynamique, Romain Grosjean aborde Hockenheïm avec beaucoup d’enthousiasme : « J’aime ce circuit, j’y ai couru plusieurs fois. En fait, une de mes premières courses en monoplace a eu lieu ici, en Formule Renault 1.6, en 2003. Ensuite, j’en ai fait huit en Formule 3 parce que nous venions deux fois par an ici en F3 Euro Series. J’en ai gardé de bons souvenirs et j’ai hâte de retourner à Hockenheïm. Nous espérons disposer de quelques évolutions et pouvoir faire pole position, victoire et meilleur tour ! Le week-end parfait ! » Le Franco-suisse n’a cependant aucune chance de s’élancer en pole position alors que son écurie a été contrainte de changer de boite de vitesses après Silverstone : « Hélas, cela signifie que Romain va prendre une pénalité de cinq places à Hockenheïm. Mais il a montré à Silverstone que partir derrière ne l’empêchait pas de revenir se battre aux avant-postes, » relativise cependant James Allison.

Si la météo, annoncée au beau fixe pour ce week-end, « ne devrait offrir que de la confiance » aux hommes d’Enstone, toujours selon James Allison, Kimi Räikkönen se souvient que l’Allemagne ne lui a pas toujours souri : « Je ne sais pas. Peut-être ai-je fait quelque chose de mal dans une vie antérieure ? J’ai pourtant toujours bien aimé courir en Allemagne. Mais la chance n’a jamais été de mon côté ici, à chaque fois, un problème m’a empêché de gagner. J’ai réalisé quatre pole positions, donc je suis rapide sur le sol allemand. Mais j’ai collectionné six abandons indépendants de ma volonté. [Les courses] auxquelles j’ai participé en Allemagne n’ont jamais comblé mes espérances, que ce soit à Hockenheïm ou au Nürburgring. J’aime bien les deux et j’y ai toujours été compétitif. Peut-être que cela finira par venir cette année. »

Pour y arriver, le Finlandais espère donc que les prévisions météos se confirmeront : « Il fait très chaud d’habitude à Hockenheïm et tout le monde connait des problèmes avec les pneus. Evidemment, un climat chaud convient bien à notre voiture. Elle préfère les températures élevées et sur les longs relais, elle est douce avec ses pneus. Il faut un véritable été à Hockenheïm. » De son côté, si Romain Grosjean n’a rien contre la pluie, il espère néanmoins « que l’été nous accompagnera » : « Je préfère un temps comme celui de Valence, soleil tous les jours ! Il n’y a pas besoin de se poser des questions sur le choix de la visière, sur les vêtements et ainsi de suite… »

Mais si la Lotus E20 semble particulièrement à son aise sous les fortes températures, elle en a aussi souffert, notamment à Valence où Romain Grosjean, alors solide deuxième, avait été contraint à l’abandon sur une panne d’alternateur, un problème qui ne devrait cependant pas se reproduire selon James Allison : « Renault Sport a réagi immédiatement et a apporté les mesures appropriées. Ils nous ont aussi conseillé d’utiliser la voiture légèrement différemment pour faciliter la tâche de l’alternateur. En fonction de tout cela, je suis pratiquement sûr que nous avons atteint une zone où l’alternateur opère sans problème. Mais Viry ne va pas s’endormir là-dessus. Ils vont continuer à tout éplucher jusqu’au moment où ils auront la certitude absolue que la pièce est à l’épreuve des balles. Cela pourrait prendre encore une ou deux courses. »


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