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Alonso et Ferrari : entre confiance et prudence avant la Hongrie

Après avoir pris 68 points sur les 75 possibles lors des trois dernières épreuves, Fernando Alonso aborde le Grand Prix de Hongrie avec confiance et pour ambition de « terminer le travail ». Ferrari reste cependant prudente et ne veut pas céder à l’euphorie ambiante tant qu’elle ne disposera pas de la meilleure voiture du plateau.

© Ferrari© Ferrari

Non contente d’avoir vu Fernando Alonso, grâce à sa victoire, s’envoler au championnat pilote, la Scuderia Ferrari a conforté sa deuxième place au classement par équipes en accroissant son avance sur McLaren et Lotus ainsi qu’en revenant à 53 longueurs de Red Bull après avoir pourtant compté jusqu’à 67 points de retard au soir du Grand Prix du Canada. Les hommes de Maranello n’entendent cependant pas se reposer sur leurs lauriers : « C’est sympa de voir nos fans heureux du dernier résultat, mais personne à Maranello ne se fait la moindre illusion, » tempère Stefano Domenicali. « Le fait que nous menions le Championnat Pilotes avec Fernando ne nous amène pas à penser que tout va bien et que nous voguons le vent dans le dos : c’est plutôt le contraire en fait. Red Bull a toujours été très solide à Budapest ces dernières années et McLaren a montré en Allemagne qu’ils étaient de nouveau en grande forme, après un léger fléchissement pour leur course à domicile. Ensuite, il y a aussi Mercedes ainsi que Lotus et d’autres équipes comme Williams et Sauber, qui ont prouvé qu’en certaines circonstances, elles pouvaient également se battre pour le podium. Clairement, l’opposition est aussi nombreuse que forte. »

Fernando Alonso, qui a conquis, en Allemagne, sa troisième victoire de la saison, partage la prudence de Stefano Domenicali : « Nous sommes devenus bons. Cependant, je n’oublie pas que McLaren et Red Bull, il y a peu, étaient plus fortes que nous. Jusqu’à maintenant, en juillet, nous avons pris 43 des 75 points possibles [ndlr : 43 sur 50 points sans compter le Grand Prix de Hongrie]. Nous essayons de terminer le travail, » confie l’Espagnol dans les colonnes de La Stampa.

Le natif d’Oviedo se souvient que le Hungaroring a été le théâtre de sa première victoire dans la catégorie reine et le Grand Prix de Hongrie 2012 sera l’occasion, pour le pilote Ferrari, de tenter de célébrer son trente-et-unième anniversaire par une trente-et-unième victoire qui l’installerait encore un peu plus en position favorable pour le titre : « La piste me plait. Mais je suis convaincu que ce sera la Ferrari qui m’aidera. L’auto s’est beaucoup améliorée, désormais elle est forte en traction et à l’accélération. Je ne vois pas de problème dans ce domaine. Je donnerai 100% de ce que j’ai, parce que le championnat est encore long. […] Je ne veux pas que quiconque arrive en Hongrie mieux préparé que moi, physiquement ou mentalement, mais aussi plus motivé que moi. […] Je m’attends à aller bien à Budapest et il n’y a pas de raison d’être pessimiste. Cependant, je n’oublie pas que Red Bull et McLaren étaient plus rapides [à Hockenheim]. »

L’Asturien s’attend donc à un nouveau week-end exigeant pour tous les pilotes alors que les qualifications joueront, davantage encore qu’à l’accoutumé, un rôle déterminant : « Budapest est un circuit très particulier, court et tortueux. Je peux imaginer qu’il pourrait y avoir en qualifications deux ou trois dixièmes d’écart entre les dix premiers. Ce sera donc important de bien se préparer pour cette course, nous devrons réaliser un week-end parfait sans commettre d’erreur. Ne pas partir aux avant-postes pourrait devenir un désastre. Nous aurons également quelque chose de nouveau sur la F2012 : je suis plutôt confiant, » indique l’Espagnol toujours dans La Stampa.

Mais la Scuderia voit déjà au-delà de ce Grand Prix de Hongrie et, sur le site officiel de Ferrari, Stefano Domenicali assure que personne à Marenello ne cède à l’euphorie de la victoire alors que le chemin est encore long et semé d’embuches : « Après Budapest, nous nous heurterons à deux courses très difficiles avec Spa et Monza où nous devons montrer que nous sommes aussi compétitifs sur des circuits rapides. La performance de la F2012 s’est améliorée depuis le début de saison, mais jusqu’à ce que nous ayons la voiture la plus rapide en piste, nous ne pouvons pas nous dire heureux. Le chemin qui nous attend reste long avec de nombreux obstacles devant nous, le premier et en fait le plus dangereux, c’est d’être pris par l’euphorie qui vient de l’extérieur. Mais je suis calme parce que je suis immunisé contre ce genre de choses. »


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arkansis
arkansis :
Il reste 10 GP soit 250 points possible, rien n'est joué tant coté pilote que constructeur.
Il y a 89 mois
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