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Les rois de la pluie

Tous les pilotes de Formule 1 vous le diront ,si vous leur posez la question : piloter leurs bolides sous la pluie n’a rien à voir avec le fait de le faire dans des conditions climatiques normales. Certains d’entre eux sont cependant plus doués que d’autres dans cette épreuve.

© Mercedes / Qui est le meilleur sous la pluie ?© Mercedes / Qui est le meilleur sous la pluie ?

Il est commun de dire que la pluie a pour habitude de niveler les performances des monoplaces. Ce sont alors les pilotes qui peuvent faire la différence et certains d’entre eux, sur des monoplaces habituellement peu compétitives, peuvent se faire remarquer et saisir une chance d’obtenir un bon résultat, souvent salvateur au milieu d’une saison plus au moins ratée.

Il va s’en dire, qu’avec la proximité du Grand Prix de Belgique, quelques uns des vingt quatre concurrents qui prendront place sur la grille de départ du circuit de Spa-Francorchamps le week-end prochain, auront cette notion bien en tête.
Mais parmi eux, quels sont ceux qui pourraient vraiment tirer leur épingle du jeu. Piloter sous la pluie et plus qu’un art, cela peut être comparé à de l’équilibrisme. La chance bien entendu entre également en jeu. L’histoire regorge d’exemples où la pluie a permis à certains pilotes de milieu de tableau de prétendre à la victoire : Panis en 1996 à Monaco ou encore Button en Hongrie en 2006.

Voilà donc déjà une bonne indication concernant le pilote britannique. Il semble exceller lorsque les conditions météorologiques se durcissent. Mais cette saison, il n’a pas été le seul à prouver qu’il pouvait être un prétendant à la victoire en cas de piste détrempée. En effet, un des premiers favoris qui vient à l’esprit est Sergio Pérez.

Le pilote Sauber a réalisé un authentique exploit en début de saison lors du Grand Prix de Malaisie qu’il avait bien failli remporter s’il n’avait pas fait une erreur de jeunesse dans les derniers tours derrière la Ferrari de Fernando Alonso. Le Mexicain terminera à une belle deuxième place et marquera à jamais les esprits des observateurs avertis du petit monde de la Formule 1. De plus, il paraitrait que son équipier au sein de l’écurie suisse, Kamui Kobayashi, ne soit pas un manche sous la pluie lui non plus. Voilà peut être de quoi satisfaire la soif de victoire de Sauber et de certains spécialistes qui prédisent depuis plusieurs courses une victoire des monoplaces blanches.

Parmi ceux que l’on pourrait qualifier, sans être péjoratif, de « seconds couteaux », le pilote Force India Nico Hulkenberg peut se targuer d’être un prince de la pluie. Sa pole position acquise en 2010 au sein de l’écurie Williams lors du Grand Prix du Brésil est encore dans toutes les mémoires. Ayant eu quelques difficultés à reprendre le rythme de la compétition face à son rugueux équipier Paul di Resta, l’Allemand semble désormais avoir pris la mesure de ses ambitions au volant d’une monoplace revigorée. Le Grand Prix de Belgique, s’il est pluvieux, pourrait bien être le théâtre d’un de ses nouveaux exploits. D’autant plus que Force India y a déjà brillé en 2009 avec une pole position et une seconde place acquise par Giancarlo Fisichella.

Mais il ne faut pas oublier non plus que parmi les cadors de la discipline, beaucoup d’entres eux sont très à leurs aises lorsque l’eau inonde les circuits. On se souvient parfaitement de la première victoire de Sebastian Vettel en 2008 au volant d’une Toro Rosso. L’Allemand avait réalisé une véritable performance en s’imposant largement sur la piste détrempée de Monza et avait ainsi commencé à écrire sa légende.

Fernando Alonso et Kimi Raikkonen ont eux aussi remporté de beaux succès dans ces conditions, et leur début de saison en fanfare laisse augurer qu’ils sont au sommet de leur art.

Mais le roi parmi les rois ne serait-il pas une fois de plus Michael Schumacher. Le nombre de ses victoires obtenues sous la pluie est impressionnant, et si l’ont devait en citer une des plus marquantes on penserait peut être à celle en Espagne en 1996 où le pilote allemand avait littéralement survolé ses concurrents et avait redéfini à lui seul la notion de pilotage sous la pluie. En plus, la prochaine course se déroule dans son jardin, en Belgique, alors qui sait…


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5 réactions sur cet article Donnez votre avis
Adelin
Adelin :
Faut aussi parler du tour de Qualif's d'Alonso en Allemagne cette année !
Tout simplement magnifique !
Il y a 86 mois
bigboy
bigboy :
sans oublier Button a Montréal l'an passé
Il y a 86 mois
dabass44
dabass44 :
il est vrai que quelques jeunes pousse montre un certain talent sous la pluie mais quand on regarde les noms cité: on ne peux que constaté L'experience car à l'exception de Webber, la plus part de ceux qu'on pourrait qualifié de vieux brise car son cité...
Il y a 86 mois
ZAle1991
ZAle1991 :
Panis en 1996, a commencé à remonter dans la hiérarchie au fur et à mesure des abandons des autres pilotes, et s'est dirigé vers la victoire en pneus slicks sur piste s'asséchant. Une victoire qui n'en reste pas moins belle, mais de la à la considérer comme roi de la pluie...

Idem pour Jenson Button. Mise à part la Malaisie 2009 et une course interrompue, l'Anglais a toujours tiré partie des courses humides quand la piste s'asséchait avec des pneus secs (Hongrie 2006, Australie 2010, Chine 2010, Canada 2011, Hongrie 2011).

Idem pour la pole d'Hülkenberg en 2010 et la 2ème place de Perez en Malaisie cette année.

Par contre, Hamilton (Japon 2007, Monaco 2008) et Vettel (Italie 2008, Chine 2009) ont su remporter des courses sous un véritable déluge.

De même pour les poles d'Alonso, ou encore Michael Schumacher (Espagne 1996, Belgique 1997, GB 1998, Europe 2000...)
Il y a 86 mois
Quentin
Quentin :
C'est vrai ZAle1991. Mais les conditions de piste s'asséchant est une des caractéristiques des Grands Prix disputés sous la pluie. La gestion des pneus est alors très pointue. Rubens Barrichello au Grand Prix d'Allemagne 2000 en a fait la démonstration en restant en pneus pour le sec alors que la pluie s'abattait sur Hockenheim.
Je pourrais sortir bien d'autres exemples. Bref, être un roi de la pluie c'est être capable aussi bien de rouler vite sous des trombes d'eau que de gérer ses gommes mieux que les autres.
Il y a 85 mois
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