> > > > Belgique : Chiffres et données techniques

Belgique : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit du Spa-Francorchamps sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© Virgin© Virgin

Ce week-end marque la fin de la trêve estivale, l'occasion pour les équipes et les pilotes de reprendre la piste. Et quel meilleur endroit pour se faire que le mythique tracé belge de Spa-Francorchamps ? La grande majorité des pilotes apprécie énormément le toboggan des Ardennes car il offre des défis uniques et qu'aucun autre circuit n'offre au cours de l'année.

Outre un week-end de reprise, ce Grand Prix de Belgique sera l'occasion de fêter le 300ème Grand Prix de Michael Schumacher alors que le septuple champion du monde allemand est le pilote qui a remporté le plus de fois ce rendez-vous belge, à six reprises, devançant Ayrton Senna (5 victoires) ainsi que Jim Clark et Kimi Räikkönen (4 victoires).

Le pilote finlandais, qui court désormais pour l'écurie Lotus, a une statistique intéressante sur le circuit de Spa, puisque lors de ses sept participations, soit il y a gagné, soit il n'y a pas vu le drapeau à damier : 4 victoires en 2004, 2005, 2007 et 2009, 4 abandons et 1 Grand Prix auquel il n'a pu participer, en 2001 suite à un problème de transmission.

Côté règlementation, comme l'année dernière, les pilotes n'auront pas le droit d'utiliser leur DRS dans le virage Eau Rouge. La zone DRS définie par la FIA est sensiblement la même que l'année dernière, elle est simplement légèrement plus courte. La détection se fera au niveau du virage 2 (Eau Rouge) et l'activation se fera sur la ligne droite de Kemmel jusqu'au virage des Combes.

Spa-Francorchamps côté châssis


Giampaolo Dall’Ara, Responsable de l'ingénierie de piste chez Sauber F1 Team :
« Spa-Francorchamps est un circuit qui offre un vrai défi à la fois pour les pilotes, comme pour les ingénieurs. Le niveau d’appuis y est plus bas que sur la plupart des circuits, ce qui est dû aux longues pleines charges ainsi qu’au dessin des virages qui sont principalement des enchaînements à hautes vitesses avec peu de virages lents. En ce qui concerne les réglages, ce n’est pas un circuit facile et il est également assez exigeant pour les pneumatiques, qui cette fois-ci seront les plus durs : le medium et le dur. C’est un choix logique parce que la surface est assez abrasive et qu’il y a beaucoup de charge qui s’exerce sur les pneus dans les sections rapides. Mais ensuite, vous avez aussi une météo imprévisible. Le matin, la piste est souvent humide, et les conditions peuvent changer rapidement, ce qu'il faut prendre en considération lorsque l'on prépare le week-end et lors de la course également, où vous pouvez avoir besoin d'adapter la stratégie. »

Spa-Francorchamps côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Si Monza possède un pourcentage plus élevé de pleine charge, Spa reste un défi plus important car les virages sont beaucoup plus variés avec des changements d’altitude sur un tour de sept kilomètres. La puissance maximale est cruciale pour les longues portions sur le septième rapport. Le RS27 est à pleine charge durant bien plus de 20 secondes consécutives. Quasiment toutes nos écuries choisissent d’utiliser un moteur neuf pour ce Grand Prix pour bénéficier d’un maximum de puissance.

Si la puissance à haut-régime est capitale, il faut toujours préserver une grande linéarité pour des courbes comme Blanchimont. Le pilote y entre à pleine vitesse et doit être capable de conserver cet élan sans que l’arrière ne se dérobe. Il ne faut pas négliger la stabilité du train arrière car il y a deux grosses zones de freinage. A La Source, les pilotes tombent à 70 km/h avec un moteur tournant à 8 700 tours/minute. A l’Arrêt de Bus, on passe de 300 à 75 km/h. Il faut également avoir un très bon ratio pour le septième rapport. C’est essentiel pour faire un bon temps.

C’est l’un des circuits qui nous sert à tester la fiabilité du moteur et sa performance sur de nombreux paramètres. Nous passons beaucoup de temps au banc pour préparer cette course : environ 4,5 heures et 5 heures supplémentaires pour la calibration. Pour cette raison, gagner sur cette piste est une récompense un peu plus valorisante que sur un autre circuit pour un motoriste. »

Spa-Francorchamps côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Spa est mon circuit favori. J’y suis récemment venu pour les 24 Heures : la configuration de la piste et la variété de la météo semblent toujours offrir de superbes courses. D’un point de vue pneumatique, il s’agit certainement de l’un des circuits les plus difficiles de la saison, en raison des fortes vitesses et des forces extrêmes subies de plus d’une façon. La désignation des durs et des mediums permettra aux pilotes de pousser du départ à l’arrivée, ce pour quoi Spa a été pensé à l’origine. La première moitié de la saison a débuté avec le début de championnat le plus serré de l’histoire de la Formule 1 et j’ai donc hâte de voir comment va se dérouler la suite de 2012, et quelles équipes seront parvenues à faire un pas en avant après le break estival. La grille est actuellement si serrée, particulièrement au milieu du peloton, qu’il est impossible de faire des prévisions. »

L'avis de Jaime Alguersuari, pilote d'essais Pirelli :
« Je pense que Spa est une course fantastique en raison de sa riche histoire sportive. C’est également là que l’on trouve certains des virages les plus célèbres de la Formule 1, comme Eau Rouge et Blanchimont. Il y a beaucoup de virages à grande vitesse, mais aussi des lignes droites rapides, faisant de Spa un circuit très rapide. C’est un défi pour les pilotes comme les équipes : le circuit requiert des réglages d’appuis intermédiaires et du bon grip mécanique. Pour moi, ce sera très intéressant, car j’ai signé mon meilleur temps qualificatif à Spa l’an dernier. Mon dernier test avec Pirelli fut également en Belgique, et il vous sera difficile de trouver un pilote qui n’aime pas cette course ! D’un point de vue pneumatique, Spa est relativement fluide, sans être trop dur avec les pneus, mais il offre un challenge unique. Beaucoup de sections à haute vitesse engendrent des forces latérales considérables sur la construction du pneu. C’est similaire au tracé japonais de Suzuka, et cela nécessite le même genre de réglages et de maniabilité. »

Spa-Francorchamps en chiffres


4 : C'est en G, la force la plus élevée à laquelle sont soumis les pilotes lors d'un tour du circuit de Spa.

7.004 : C'est la longueur en kilomètres du circuit de Spa-Francorchamps, le plus long de la saison.

12 : C'est en pourcentage, le temps passé par les pilotes à freiner sur un tour.

24 : C'est, en secondes, la plus longue portion passée à fond par les pilotes sur le circuit de Spa-Francorchamps, c'est aussi la plus longue portion de la saison passée à fond.

72 : C'est le pourcentage du tour passé à fond par les pilotes, l'un des plus élevés de la saison.

234 : C'est la vitesse moyenne sur un tour en Belgique.

330 : C'est la vitesse maximale atteinte par les pilotes à Spa d'après Alan Permane (Lotus F1).

[A partir des communiqués publiés par la FIA, Lotus F1, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Vidéo : Pirelli : Le tour du circuit de Spa-Francorchamps



Preview, Spa-Francorchamps et Technique Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




1 réaction sur cet article Donnez votre avis
fabn0602
fabn0602 :
Ah Spa-Francorchamps , c'est clair qu'il s'agit bien là d'un des plus beaux circuits automobile du monde. Tous les pilotes rêvent de gagner à Spa autant que de gagner à Monaco.
Il y a 88 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.