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McLaren : "Pas de plan B" si Hamilton part

Titulaire chez McLaren depuis 2007, Lewis Hamilton est aujourd'hui le centre de toutes les préoccupations suite aux différentes déclarations allant dans le sens d'un départ vers Mercedes, en lieu et place de Michael Schumacher. Une éventualité que Martin Whitmarsh n'aurait pas envisagée, même si d'aucuns se penchent déjà sur le nom de possibles remplaçants.

© McLaren - La famille McLaren va-t-elle imploser ?© McLaren - La famille McLaren va-t-elle imploser ?

Lorsque le plan B ne fonctionne pas, pas de panique, il reste 24 autres lettres. La problématique, pour l’écurie McLaren est un peu plus complexe. En effet, Martin Whitmarsh, directeur de l’équipe britannique, a indiqué : « Je n’ai pas de plan B. Nous voulons que Lewis reste, et nous voulons qu’il reste s’il veut rester. » Une déclaration qui intervient alors que l’avenir de Lewis Hamilton reste en suspens.

Depuis quelques semaines, des rumeurs persistantes lient le départ de Michael Schumacher de Mercedes et la non-prolongation de Lewis Hamilton chez McLaren, envoyant donc le champion du monde 2008 dans le baquet des Flèche d’argent. C’est notamment ce qu’avait déclaré Eddie Jordan, consultant pour la BBC et ancien directeur d’écurie, en marge du Grand Prix de Belgique. Réagissant à cette sortie, M. Whitmarsh l’avait qualifié de « fantaisie ».

Une situation d’incertitude qui intervient alors que Lewis Hamilton s’est placé, suite à sa victoire en Italie, en sérieux candidat à la course au titre. « Je peux imaginer que nous aurons quelques discussions avant Singapour, » a précisé le directeur de McLaren, avant d’ajouter : « J’ai certaines priorités, comme essayer de gagner un championnat, et vous focalisez votre temps, votre énergie et votre concentration sur ces choses. L’une d’entre elles est de rendre la voiture plus rapide, meilleure ; une autre est de traiter les problèmes opérationnels pour s’assurer que vous ne commettez pas d’erreurs, et l’autre est de s’occuper de vos propres pilotes. Mais, à tort ou à raison, je n’ai pas dépensé beaucoup d’énergie sur [ce dernier point]. »

Dans le giron de l’équipe de Woking depuis l’âge de 12 ans, le pilote britannique a gravi les échelons du sport automobile progressivement s’octroyant notamment le championnat de Formule 3 en 2005 puis le GP2 en 2006. En 2007, il est propulsé titulaire chez McLaren, aux côtés du double-champion du monde en titre de l’époque, Fernando Alonso, place qu’il n’a plus quitté depuis, remportant, en 2008, son seul et unique titre de champion du monde. L. Hamilton avait affirmé, avant la trêve, qu’il voulait que son avenir soit fixé avant la reprise. Force est de constater que le doute plane encore. « C’est un petit paddock et ils [les gens de XIX Entertainment, l’entreprise qui manage Lewis Hamilton, ndlr] doivent faire leur travail, comme vous pouvez l’imaginer, donc je ne suis pas surpris. J’ai quelques connaissances, en fait, sur ce qui se passe. »

Du côté de certains observateurs du F1 Circus, comme James Allen, correspondant pour BBC Radio 5 Live, les choses sont claires : Hamilton va bien quitter McLaren pour Mercedes. « Les contrats des pilotes sont souvent signés pendant les week-ends de course et il y avait de fortes indications sur le fait que la situation était proche de son dénouement avant que tout le monde ne quitte Monza » écrit le journaliste britannique sur son site internet www.jamesallenonf1.com. « Hamilton agit comme s’il allait partir, peut-être est-ce la seule façon de pouvoir devenir son propre maître, certainement la seule façon pour lui et XIX Entertainment de pouvoir pleinement rentabiliser son statut. […] Mercedes est l’une des marques les plus puissantes au monde, alors que McLaren fait des F1 et des petites voitures de sport. Cet accord va placer le nom de Hamilton et son image au-delà des limites de la F1. Si Hamilton ne voulait pas cela, pourquoi aurait-il signé avec XIX ? »

James Allen va plus loin : « Pour McLaren, il ne s’agissait pas seulement d’une réticence à se mettre d’accord sur les termes financiers, mais aussi d’une lassitude avec toute la pantomime de "La vie avec Lewis". Le tweet de la feuille de réglages à Spa a été un tournant symbolique dans une relation qui s’est dégradée depuis l’enthousiasme de 2007. »

En cas de départ de Lewis Hamilton, la question se pose de l’identité potentielle de son remplaçant. De ce côté-là, J. Allen ne manque pas de solutions, plus ou moins probables. La première étant Paul di Resta, dont le nouveau manager, Richard Goddard, est aussi le manager de Jenson Button : « Il y a une très grande bienveillance entre Goddard et Whitmarsh ». Une autre possibilité avancée par le journaliste est Kimi Räikkönen, qui connait bien l’équipe McLaren pour en avoir défendu les couleurs entre 2002 et 2006. La Finlande semble avoir la cote chez les observateurs de la F1 puisque le Daily Mail évoque la piste menant à Heikki Kovalainen, ancien pensionnaire de l’écurie de Woking, quand Oskari Saari, commentateur pour la chaine MTV3, attire l’attention sur le cas de Valtteri Bottas. Enfin, Allen évoque le cas Sergio Pérez, le jeune pilote mexicain intéressant particulièrement Vodafone qui essaie depuis plusieurs années d’étendre son influence en Amérique latine, et notamment au Brésil, où Telmex et America Movil, deux sponsors du pilote Sauber, pourraient permettre à la marque britannique de se développer.

Du côté de Martin Whitmarsh, la problématique du second pilote, en cas de départ de Lewis Hamilton, ne semble pas être une inquiétude : « Le développement de la voiture pour l’année prochaine est le travail des techniciens, des ingénieurs et des designers. Les pilotes, sauf quand ils sont assis dedans, ne sont pas si intimement impliqués dans le processus. »


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