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Force India presque à domicile à Singapour

Alors que près de 8% des habitants de Singapour sont d’origine indienne, l’écurie Sahara Force India espère confirmer ses bonnes performances récentes et surtout les concrétiser en empochant de précieux points afin de concurrencer, si possible, Sauber, et de creuser l’écart sur Williams.

© Sutton / Force India - Force India ne sera pas dépaysée© Sutton / Force India - Force India ne sera pas dépaysée

À Monza, l’écurie Force India est repartie avec quatre points, suffisants pour conforter sa septième place au classement des constructeurs, mais constituant finalement une assez maigre consolation au regard du potentiel affiché par ses pilotes : « La huitième place nous a apporté quelques points utiles en Italie, mais on ne peut pas s’empêcher de se demander ce qui aurait pu se passer si Paul s’était élancé là où il le devait [sans pénalité pour changer de boîte de vitesses] : je suis sûr qu’il aurait terminé plus haut dans la hiérarchie. C’était [également] vraiment malencontreux ce qui est arrivé à Nico durant les qualifications, alors qu’il n’a pas pu signer le moindre tour chronométré. Etant donné le rythme de la voiture, je m’attendais à ce qu’il se qualifie aux alentours de Paul, alors nous aurions pu potentiellement terminer bien placés avec les deux voitures dans le Top 10. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. »

Cependant, bien que Sauber ait repris le large au classement des constructeurs, Vijay Mallya ne perd pas espoir alors que son écurie conforte, course après course, son avance sur Williams : « Il y a eu plusieurs moments où Sauber creusait l’écart et où on ne semblait pas pouvoir les rattraper, mais il ne suffit que d’un podium pour reprendre de gros points et, si nous en faisons plusieurs, on pourra toujours rivaliser avec eux. D’un autre côté, nous avons creusé l’écart sur Williams, même si ce n’est que de trois points. Il y a deux ans, Williams nous a battus d’un point au Brésil, alors tous les points comptent. »

Pour ce faire, l’homme d’affaires indien compte sur la chance qui n’a pas souvent tourné en faveur de l’écurie de Silverstone : « Comme je l’ai déjà dit auparavant, nous n’avons pas eu notre part de chance cette saison. Prenez Spa, c’était probablement si serré que nous aurions pu terminer sur le podium, mais une nouvelle fois, ça ne s’est pas produit. Mais je suis un optimiste et je ne baisse pas les bras. C’est dur, Williams est forte, Sauber aussi. Et regardez ce qu’il se passe avec Lotus. Beaucoup d’équipes que l’on regardait comme des écuries de seconde zone l’an passé, défient aujourd’hui assez durement les gros bras. »

Vijay Mallya espère d’ailleurs que son écurie sera en mesure de confirmer ses bonnes dispositions lors du Grand Prix de Singapour qui aura comme un air de course à domicile – quelques semaines avant le Grand Prix d’Inde –, alors que près de 8% de la population est originaire du sous-continent indien : « À Singapour, l’atmosphère est géniale. C’est une course de nuit bien sûr et, plus important encore pour moi, il y a beaucoup de personnes originaires d’Inde à Singapour, donc ils sont très concernés par Sahara Force India, ce qui est toujours sympa. Lorsque je vivais ici, Singapour était très différente de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. C’est beaucoup plus excitant, il y a bien plus de choses à faire et c’est beaucoup plus favorable aux touristes. Singapour devrait être une course solide pour nous parce que la piste a toujours bien convenu à notre voiture. »

Côté pilotes, Nico Hulkenberg comme Paul di Resta gardent de bons souvenir du circuit de Marina Bay : « J’ai participé à la course en 2010 et j’ai pensé que c’était une méga expérience. Toute l’atmosphère dans le paddock et le fait de travailler de nuit c’est sympa parce que ça apporte du changement. Nous restons à l’heure européenne pour garder notre rythme, même si c’est une sensation étrange d’aller se coucher lorsque le soleil se lève. » L’Écossais est pour sa part tout aussi enthousiaste et optimiste que l’Allemand : « J’ai fait une bonne course à Singapour, l’an dernier, et nous avons déjà vu que la voiture était très forte sur les circuits urbains cette saison. Alors j’espère que nous serons bien là-bas, que nous optimiserons les réglages et que nous prendrons de bons points. Je pense que c’est un circuit que tout le monde apprécie et c’est une course intéressante à cause de l’horaire inhabituel. »

Le natif d’Uphall ne pense d’ailleurs pas que rester à l’heure européenne soit une grande difficulté : « L’important, c’est de s’assurer de choisir le bon vol pour arriver à Singapour au bon moment de la journée. Il faut également s’assurer que le personnel de l’hôtel ne vienne pas frapper à votre porte à neuf heures du matin parce qu’il vous reste encore cinq heures de sommeil. Je vais toujours me coucher à six heures du matin pour me lever à quatorze heures : c’est ma routine. »

Le pilote Force India ne fait d’ailleurs pas plus cas des lumières artificielles qui baignent le circuit une fois la nuit tombée : « Ils font un tellement bon travail qu’on n’y fait pas vraiment attention. C’est presque mieux que de courir de jour sous une couverture nuageuse. C’est quelque chose à quoi on s’habitue vraiment rapidement. L’autre chose, c’est qu’on arrive ici en restant à l’heure européenne et la nuit devient votre journée, donc on ne souffre pas vraiment du décalage horaire. »

Nico Hulkenberg préfère d’ailleurs souligner les spécificités du circuit singapourien et les contraintes qu’il impose aux pilotes comme à leurs mécaniques : « C’est un circuit très long avec des bosses et des vibreurs assez délicats et il faut vraiment flirter avec les murs si on veut être rapide. Par conséquent, réussir le tour parfait n’est pas facile. Le circuit tourne également dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, même si ce n’est pas aussi contraignant sur le cou qu’à Interlagos parce que la plupart des virages sont lents ou à vitesse moyenne. Selon moi, Singapour est la course la plus dure de l’année, physiquement comme mentalement. Je pense que c’est parce qu’il y a 23 virages et que c’est l’une des courses les plus longues de l’année, toujours à la limite des deux heures réglementaires. Ça se ressent après la course à cause des hautes températures et de l’humidité. »


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