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Corée du Sud : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit de Yeongam, sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© Pirelli - La F1 retrouve la Corée du Sud pour la troisième fois de son histoire© Pirelli - La F1 retrouve la Corée du Sud pour la troisième fois de son histoire

La Formule 1 se rendra pour la troisième fois de son histoire en Corée du Sud, sur le circuit de Yeongam ce week-end. Contrairement aux deux années précédentes, la météo devrait être plus clémente et il ne devrait pas du tout pleuvoir lors des différentes séances prévues du vendredi au dimanche.

Le Circuit de Yeongam, ou Circuit International de Corée, a été dessiné par le célèbre architecte allemand Hermann Tilke et il intègre beaucoup de caractéristiques différentes, virages lents, rapides, lignes droites, partie sinueuse avec des murs. Tout cela le rend intéressant pour les pilotes et délicat pour les ingénieurs dans l'optique de la recherche des meilleurs réglages.

Avec plusieurs lignes droites, ce circuit est l'outil parfait pour le DRS et la FIA a d'ailleurs décidé de rallonger, de 80 mètres, la zone DRS sur le tracé sud-coréen. La détection se fera légèrement avant le virage 1 et l'utilisation sera possible après le virage 2, sur la plus longue ligne droite du circuit, comme l'année dernière. Du côté des commissaires de piste, c'est Martin Donnelly, ancien pilote Arrows et Team Lotus, qui officiera en tant que 4ème commissaire de la FIA.

Côté championnat, le Grand Prix de Corée marque le début de la dernière ligne droite de la saison, le premier des cinq Grands Prix restants qui permettront de connaître le champion du monde 2012 de Formule 1 et l'écurie qui remportera le trophée des constructeurs.

Yeongam côté châssis


Giampaolo Dall’Ara, Responsable de l'ingénierie de piste chez Sauber F1 Team :
« Le circuit de Yeongam est un tracé moderne qui a un peu de tout. Le premier secteur comporte trois lignes droites avec deux virages à angles aigus entre et également une portion lente avec des virages serrés à la fin. Ensuite, le deuxième secteur comporte des virages abordés à moyenne et haute vitesse avant de revenir sur le troisième secteur qui est sinueux. L'asphalte n'est pas très abrasif et les gommes Pirelli apportées sont les Tendres et les Super Tendres, ce qui devrait aller. Toutefois, l'adhérence se construit assez lentement au fil du week-end parce qu'il n'y a presque pas de courses support. »

Yeongam côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Les Grands Prix du Japon et de Corée sont proches géographiquement, temporellement mais rassemblent également des caractéristiques communes. Comme le Japon, la Corée demande une bonne vitesse de pointe et une accélération optimale pour l’atteindre, surtout dans le premier secteur. On y trouve trois longues lignes droites, il sera primordial que nous ayons bien travaillé pour que le moteur apporte ce que l’on attend de lui, aussi bien en vitesse de pointe que d’accélération. Bien que le moteur soit à pleine charge durant 80 % du temps passé dans ce secteur, il n’est pas soumis à trop rude épreuve, puisque les systèmes de refroidissement et de lubrification ne subissent pas de pression latérale.

Dans le deuxième secteur, la monoplace devra développer du couple, bénéficier d’une bonne traction et d’un frein-moteur efficace. Il y a des virages particulièrement rapides, surtout dans la première partie du secteur, entrainant le moteur avec l’inertie des changements fréquents de direction. Ce n’est pas très différent de Suzuka de ce côté, surtout le passage compris entre les virages 6 et 9, dont les caractéristiques sont proches de celles des Esses.

Le troisième secteur est un enchainement de freinages et d’accélérations, surtout autour des virages à angle droit, qui augmentent considérablement la consommation d’essence sur un tour. Le circuit de Corée est comme l’enchainement de trois tracés différents. Le défi est donc de régler le moteur pour qu’il puisse correspondre à chacun des trois secteurs, sans désavantager le pilote dans l’une ou l’autre portion.

Le championnat étant très disputé et rentrant dans sa phase finale, nous attendons beaucoup de cette épreuve. Nous pouvons également marquer les esprits puisque, au Japon, Sebastian Vettel a enregistré la 199e pole d’un moteur Renault. Nous sommes maintenant en quête de la 200e ! »

Yeongam côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Nous apportons les mêmes pneus que l’an dernier pour la Corée. A l’époque,ce était apparu comme osé en raison du fait que le niveau de charges d’énergies latérales sur tout le circuit est le plus élevé sur le pneu supertendre. Mais au final, nous avons vu les supertendres durer 10 tours ou plus et le tendre accepter 20 tours ou plus, permettant une stratégie à deux arrêts pour la majorité des pilotes. Cette année, cependant, tous nos pneus F1 sont plus tendres, à l’exception du supertendre, qui est resté le même. Nous devrions de nouveau assister à des stratégies à deux arrêts, ce qui devrait en théorie rendre la course plus rapide.

Cette année, des changements liés aux règlementations aérodynamiques sont intervenus, ralentissant les temps au tour au fil de la saison. La stratégie a joué un rôle clé lors des courses de l’an dernier, mais la voiture de sécurité fit également son apparition, et la pluie intervint en début de weekend. La Corée est donc le type de circuit sur lequel tout peut arriver, et comme toujours, les équipes collectant le plus de données et ayant la capacité à adapter ces informations pour apporter des changements rapides aux circonstances y rencontreront le succès ».

L'avis de Jaime Alguersuari, pilote d'essais Pirelli :
« La Corée est l’un de mes circuits favoris, particulièrement car il s’agit du lieu de l’un de mes meilleurs résultats l’an dernier, lorsque j’ai dépassé Nico Rosberg dans le dernier tour pour terminer septième. J’aime vraiment la piste : le tracé est fantastique et je pense qu’il s’agit de l’un des meilleurs du calendrier F1. C’est un mix de virages à forte et moyenne vitesse et les appuis sur la voiture ne sont pas si élevés. Il est également très fluide et offre de bonnes opportunités de dépassements. Du point de vue pneumatique, le circuit est doux avec les pneus car la météo est généralement assez fraîche et humide. Nous avons opéré deux arrêts l’an dernier et la dégradation sera faible ; je pense donc qu’on devrait voir la même chose cette année. Il y a trois grosses zones de freinage sur le circuit et ce sera une course fantastique à observer : le circuit de Corée du Sud a le potentiel pour offrir un spectacle F1 parfait ».

Yeongam en chiffres


1:39.605 : C'est le record du tour signé par Sebastian Vettel en 2011 au volant de sa RB7.

3.5 : C'est, en G, la force la plus élevée à laquelle devront faire face les pilotes à bord de leurs F1.

14.4 : C'est, en secondes, la plus longue portion passée à fond par les pilotes sur le circuit de Yeongam.

62 : C'est le pourcentage du tour passé à fond par les pilotes.

310 : C'est, en km/h, la vitesse maximale que devraient atteindre les monoplaces de F1 sur le circuit sud-coréen.

1050 : C'est, en mètres, la longueur de la ligne droite la plus longue du circuit de Yeongam, c'est la 4ème ligne droite la plus longue de la saison, après celles de Shanghai (1170m), Abu Dhabi (1140m) et Monza (1120m).

[A partir des communiqués publiés par la FIA, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Vidéo : Pirelli : Le tour du circuit de Yeongam



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