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Corée du Sud : Le point de vue des pilotes

Situé en rase campagne, le circuit de Yeongam souffre d’une atmosphère et d’un cadre qui restent encore à développer, mais impose un défi unique aux pilotes qui semblent globalement apprécier le compromis qu’il requiert entre une premier secteur très rapide et deux derniers secteurs plus roulants.

© Sutton - Yeongam, un nouveau défi pour les pilotes© Sutton - Yeongam, un nouveau défi pour les pilotes

La Corée du sud. Ses forteresses, ses temples, son musée d'Art Kombo, son alcool de patate douce et… son circuit de Formule Un. Pour la troisième année de suite, le grand barnum de la F1 fait escale sur le circuit de Yeongam : « En principe, la piste est composée de deux parties : un circuit permanent et la fin, qui rappelle beaucoup un circuit urbain bien qu’il n’y ait pas de ville autour. La piste est située à l’extrémité ouest de la province de Yeongam, qui se trouve très loin dans le sud du pays. Le circuit est exigeant et la dernière section est très serrée, » analyse Sebastian Vettel.

Jenson Button s’accorde lui aussi à dire qu’il s’agit d’un circuit très exigeant, même s’il manque de fluidité : « A chaque fois que vous avez la sensation de trouver votre rythme, la piste change de direction sans prévenir. Ça n’est pas aussi fluide que certains autres circuits récents, tels que le circuit International de Buddh ou l’Istanbul Park. Le premier secteur comprend de longues lignes droites : les virages 1, 3 et 4 sont tous précédés par de gros freinages et réclament une bonne traction en sortie. Le dernier secteur est beaucoup plus lent, il fait presque penser à un circuit urbain, et ça compromet cette sensation de fluidité que vous recherchez dans le tour. »

Pour sa part, Nico Hulkenberg trouve le circuit amusant à piloter : « C’est une piste qui est un mélange de tout : des virages à basse vitesse, à haute vitesse, des lignes droites. Le dernier secteur ressemble à un circuit urbain et c’est assez technique dans certains virages. » Même son de cloche du côté de Sergio Pérez : « Le tracé de Yeongam est assez délicat. Il y a quelques virages très rapides et, de manière générale, le circuit propose une grande variété de virages. Ceci dit, ce n’est pas facile de trouver le bon rythme, mais c’est crucial pour réaliser un bon temps. »

Par conséquent, bien s’acclimater à la piste sera vital, explique Vitaly Petrov : « La piste en elle-même est assez délicate à apprendre. Il y a quelques virages avec la corde en aveugle et bien sélectionner les vitesses est très important pour réaliser les meilleurs temps, mais maintenant que nous avons fait quelques courses là-bas, nous savons dans quelle direction nous devons aller avec les réglages pour que nous arrivions rapidement à nos fins. »

Cependant, pour certains, le circuit de Yeongam sera une complète découverte, à commencer par Pedro de la Rosa : « Je connais très peu de choses de la Corée parce que je n’y ai jamais roulé : tout ce que j’en sais vient de mon travail dans le simulateur [Mclaren, ndlr]. Comme c’est une piste qui est à peine utilisée, la surface est très glissante. Alors nous n’avons pas de temps à perdre et nous devrons faire autant de tours que possible pour connaître le circuit. » Son coéquipier, Narain Karthikeyan, n’est guère mieux loti, lui qui n’a pu participer qu’aux Essais Libres 1 de l’édition 2011 : « De ce que j’en ai vu, le circuit International de Corée est très complet parce qu’il mixe différentes choses telles que des murs très proches de la piste, des virages rapides, de longues lignes droites et des épingles. Je n’y ai jamais roulé donc je vais devoir maximiser mon temps en piste pour m’adapter et mettre la voiture au point. »

Pour sa part, Kimi Räikkönen indique qu’il aime la sensation de rouler sur un nouveau tracé et ne s’inquiète pas de ne pas connaître le circuit de Yeongam : « Depuis ma jeunesse, j’ai toujours été capable d’appréhender les circuits très rapidement. Cela n’a pas changé. Je sais que certains pilotes travaillent beaucoup en simulateur pour apprendre un circuit, mais ce n’est pas pour moi. Je n’ai jamais joué à la Playstation ni passé beaucoup de temps dans un simulateur et cela n’a pas influé sur mes performances, je crois. » De l’autre côté du garage Lotus, Romain Grosjean confie avoir découvert le circuit dans sa version Xbox : « Ce n’est pas le circuit le plus facile à apprendre avec un ordinateur parce que les virages se ressemblent tous dans l’approche. Je suis impatient de découvrir le circuit au volant de la E20. »

Les pilotes devront qui plus est compter sur la météo, qui est venue troubler les deux premières éditions, ainsi que sur une piste très peu utilisée durant l’année : « Nous devons nous attendre à un faible niveau d’adhérence, notamment au début, mais ça changera durant le week-end, » explique Kamui Kobayashi. « Une fois que la piste est gommée, les sections rapides et les virages plus lents sont sympas à piloter. » Pour sa part, Mark Webber rappelle qu’il « peut généralement faire un peu froid là-bas, alors il faudra voir ce que ça nous réserve au niveau des pneus ». Quant à lui, Vitaly Petrov indique que « durant la course, il y a de fortes chances de voir la voiture de sécurité qui est intervenue durant les deux premières courses » : les pilotes et leurs écuries devront donc être prêts à saisir la moindre opportunité qui se présentera à eux.

Mais cette année, le Grand Prix de Corée n’échappera pas au phénomène Gangnam Style, ce qui n’est pas pour déplaire à Nico Rosberg : « J’apprécie beaucoup le circuit et je suis excité d’arriver en Corée après avoir suivi la nouvelle vogue Gangnam sur Internet, ces derniers mois. Lorsque j’aurai un peu de temps, en dehors de la voiture et des réunions avec les ingénieurs, j’irai certainement assister à sa prestation ce week-end. »

Pour sa part, Romain Grosjean préfère le mélange des cultures qui anime le pays du matin calme : « J’ai bien aimé Séoul lorsque je l’ai visitée l’an dernier. C’est un mélange fascinant de culture asiatique et d’un certain parfum européen. Le circuit est dans une zone un peu éloignée et cette partie de la Corée est très différente de Séoul. Cette expérience est certainement très différente de la plupart des autres Grands Prix. Le circuit semble présenter un beau challenge et ce sera super de courir devant de nouveaux fans de F1. La Formule 1 est encore nouvelle en Corée, alors c’est fascinant de voir le sport grandir et rencontrer de nouveaux publics. »

Le mot de la fin reviendra à Michael Schumacher : « La Corée est un des plus récents ajouts au calendrier de la Formule Un et ça se reflète dans le fait que nous n’avons pas encore beaucoup de fans là-bas. C’est dommage parce que le circuit propose de bonnes courses, mais je pense que la situation s’améliore chaque année. C’est un circuit très délicat et bien dessiné que beaucoup de pilotes apprécient. »


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