> > > > Inde : Chiffres et données techniques

Inde : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit de Buddh sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule Un.

© Sutton / HRT - L'Inde est prête à accueillir son deuxième Grand Prix de Formule 1 ce week-end© Sutton / HRT - L'Inde est prête à accueillir son deuxième Grand Prix de Formule 1 ce week-end

L'Inde tente de percer en Formule 1 depuis plusieurs années. Il y a tout d'abord eu l'arrivée du premier pilote indien en Formule 1, Narain Karthikeyan, qui après plusieurs années d'absence est revenu au volant d'une HRT. Il y a ensuite eu le rachat d'une écurie de Formule 1, Spyker devenue Sahara Force India aujourd'hui. Et enfin, dernière étape, l'organisation d'un Grand Prix de Formule 1 depuis l'année dernière seulement.

La Formule 1 ne se rend donc que pour la deuxième fois sur le circuit international de Buddh, situé à Greater Noida, à environ 50 kilomètres de la capitale indienne, New Delhi. Le tracé, dessiné par l'Allemand Hermann Tilke, offre une variété de virages et cela plait à la majorité des pilotes.

L'année dernière, la poussière avait été un élément très gênant pour les performances des monoplaces mais les responsables du circuit ont décidé d'agir cette année en achetant des machines spécialement pour nettoyer la piste.

Du côté des commissaires sportifs, la FIA a décidé de faire appel à Alan Jones, champion du monde 1980, pour suppléer les habituels décisionnaires lors d'incidents.

Buddh côté DRS


Contrairement aux derniers Grand Prix, celui d'Inde disposera de deux zones DRS bien distinctes. La première se situera sur la ligne droite des stands, la détection se faisant au virage 15. La seconde se trouvera sur la plus longue ligne droite du circuit, qui se trouve entre les virages 3 et 4. La détection de cette seconde zone s'effectuera juste avant le virage numéro 3. Ces deux zones sont les mêmes que celles déjà définies en 2011, à noter toutefois que la deuxième a été légèrement rallongée (de 80 mètres).

Buddh côté châssis


Giampaolo Dall’Ara, Responsable de l'ingénierie de piste chez Sauber F1 Team :
« Le circuit installé à Greater Noida a des caractéristiques similaires à celui de Corée du Sud. Il y a un premier secteur avec de longues lignes droites et des virages lents, et ensuite il y a principalement des virages rapides dans le deuxième secteur, et un troisième secteur court avec quelques virages lents. Peut-être que la principale différence est que le circuit en Inde a un peu de dénivelé alors que celui de Corée est plat, et en Inde il y a quelques bosses également.

Les températures devraient être élevées, mais les pneumatiques sont les plus durs - nous aurons les durs et les tendres, et je m'attends à ce que le pneu dur soit un défi sur ce type de tracé. Un aspect intéressant par rapport à la majorité des autres courses cette année est le fait qu'il y aura deux zones DRS avec deux zones de détection, ce qui normalement devrait permettre de dépasser. »

Buddh côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Le Buddh International Circuit est un tracé intéressant, qui présente une variété de virages différents, à des vitesses différentes. Comme en Corée, la première partie est faite de longues lignes droites reliées par des virages à basse vitesse. Nous travaillons pour offrir une bonne vitesse de pointe et une bonne accélération, tout en conservant une bonne stabilité de l’arrière au freinage. Le circuit est en plus assez glissant en raison de la présence de poussière. Tout ce qui permettra d’améliorer l’adhérence aura un impact sur le temps au tour.

Il y a plusieurs longs virages, comme l’ensemble composé des virages 10 et 11. Il faudra pouvoir délivrer un bon couple avec une vitesse de rotation moyenne du moteur. En plus de la vitesse de pointe, le moteur doit se montrer souple pour répondre à la sollicitation des virages lents ou moyennement lents. Mais avec l’ensemble de données que nous possédons, nous pouvons régler le moteur de façon optimale avant les premiers essais.

Cette saison, le championnat étant très serré, il faudra que nous puissions proposer le meilleur moteur possible. Chaque petit détail aura son importance. Pas de pression ! »

Buddh côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Il y a eu une superbe ambiance et un accueil très chaleureux lors du premier Grand Prix d’Inde, l’an dernier. Nous avons donc hâte de revenir. Cette année, nous en savons un petit peu plus sur la piste et nous avons fait des choix un peu moins conservateurs avec les pneus durs et tendres, qui proposent le compromis parfait entre performance et durabilité.

Le tracé est l’un des plus difficiles de la seconde partie de saison pour les pneus. Il s’agira également de la dernière apparition de l’année de la combinaison durs/tendres, déjà utilisée à Barcelone, en Grande-Bretagne et au Japon. Cela donne une idée des exigences de ce tracé. Le circuit de Buddh a été pensé spécialement pour favoriser les dépassements, ce qui est également l’une des philosophies de base du design de nos pneus. Nous devrions ainsi assister à une course passionnante et cruciale à ce stade du championnat ! »

L'avis de Jaime Alguersuari, pilote d'essais Pirelli :
« Je pense que le tracé du circuit de Buddh est l’un des meilleurs en F1 et l’un des plus difficiles pour les pneumatiques. J’y ai de bons souvenirs, à titre personnel : l’an dernier, j’y ai terminé 8ème après de bonnes qualifications. On y trouve une combinaison intéressante de virages à faible, moyenne et haute vitesse, ainsi que de longues lignes droites. Beaucoup de virages sont assez peu communs : par exemple, on trouve une chicane juste à la fin du tour, prise en cinquième, ce qui n’arrive pas très souvent !

Le plus gros défi pour les pneus en Inde est le fait que les virages soient si étendus : ils subissent des charges latérales importantes si l’on ne les gère pas correctement. Les pneus durs et tendres sont un très bon choix pour ici : le dur est parfait pour la course et je pense qu’une stratégie à un arrêt est possible si l’on prend soin des pneus comme il le faut. »

Buddh en chiffres


1 : Une seule écurie et un seul pilote ont déjà gagné en Inde, car le Grand Prix n'a été couru qu'une seule fois par le passé, l'année dernière. Sebastian Vettel s'était imposé.

55 : C'est le pourcentage du tour du circuit de Buddh qui correspond à une ligne droite.

62 : C'est le pourcentage du tour du tracé indien passé à fond par les pilotes.

250 : C'est la vitesse de passage en virage la plus rapide expérimentée par les pilotes de F1 sur le circuit de Buddh, au virage numéro 12.

320 : C'est, en kilomètres/heure, la vitesse maximale que devraient atteindre les pilotes, d'après McLaren, sur le circuit indien ce week-end.

600 : C'est, en mètres, la longueur de la voie des stands du Buddh International Circuit, la plus longue de la saison, d'après Pirelli. Lors d'un passage par les stands, un pilote devra donc parcourir plus de distance ce qui lui coûtera plus de temps.

[A partir des communiqués publiés par la FIA, Lotus F1, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Preview, Buddh et Technique Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.