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Abu Dhabi : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit de Yas Marina sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule 1.

© GEPA / Toro Rosso - Le circuit de Yas Marina est un tracé que connaissent bien les équipes de F1© GEPA / Toro Rosso - Le circuit de Yas Marina est un tracé que connaissent bien les équipes de F1

Le Grand Prix d'Abu Dhabi est présent au calendrier de la F1 depuis 2009, la course a été surnommée dès le début "Grand Prix du Crépuscule" car elle débute de jour pour se terminer de nuit. Le circuit de Yas Marina qui accueille l'évènement est donc pourvu d'un système lumineux afin d'éclairer la piste dès le début de la course pour que le niveau de luminosité reste le même, de jour comme de nuit.

La course a clôturé la saison de Formule 1 par deux fois, en 2009 et en 2010 où le titre s'est joué notamment entre Mark Webber, Fernando Alonso et Sebastian Vettel, à l'avantage du jeune allemand. En 2011, le Grand Prix d'Abu Dhabi a cédé sa place en clôture de la saison de Formule 1 au Grand Prix du Brésil.

Le circuit de Yas Marina possède plusieurs caractéristiques uniques par rapport aux autres tracés inscrits au calendrier de la Formule 1, mais l'un d'eux ressort plus que les autres. Il s'agit de la sortie de stands, qui s'effectue au travers d'un tunnel qui passe sous la piste, une première en Formule 1 jamais égalée jusqu'à présent. A noter qu'il n'y a jamais eu d'incident à cet endroit lors des trois premiers Grands Prix disputés.

Côté DRS, la FIA a décidé, comme en Inde le week-end dernier et comme en 2011, de définir deux zones de DRS avec deux points de détection distincts. A noter que la FIA a nommé Derek Warwick comme 4ème commissaire pour ce 18ème rendez-vous de la saison 2012 de Formule 1.

Yas Marina côté châssis


Giampaolo Dall’Ara, Responsable de l'ingénierie de piste chez Sauber F1 Team :
« Abu Dhabi est un circuit moderne, qui possède toutes les caractéristiques que vous pouvez attendre - des hautes vitesses, des vitesses basses, de longues lignes droites et des changements de direction. En comparaison avec les circuits de Corée du Sud et d'Inde, c'est peut-être un peu moins tourné vers les virages à haute vitesse. La stabilité au freinage et une bonne motricité sont cruciaux pour réaliser un bon tour car la performance à basse vitesse est assez importante. Le tarmac est assez abrasif. Pirelli apportera les tendres et les médiums, ce qui est peut-être un peu conservateur.

Comme en Inde, il y aura deux zones DRS avec deux zones de détection. L'une de ces zones DRS a été rallongée ce qui devrait aider à dépasser. Mais ce qui est le plus spécial lors de ce rendez-vous est le fait que nous courrions au crépuscule. Cela nous oblige à adapter une partie de notre travail, notamment lors des essais libres 1 et 3 lorsqu'il fait très chaud. La séance d'essais libres 2 a une importance particulière parce que c'est là que nous connaissons les conditions qui ressemblent le plus à ce que nous allons avoir lors des qualifications et de la course. »

Yas Marina côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Yas Marina est une piste moderne composée de tous les attributs de ce type de circuit. Il y a deux longues lignes droites et une variété de virages à basse ou moyenne vitesse avec de grands dégagements. Le tracé est assez compliqué pour les moteurs, dans la lignée de Montréal ou Silverstone.

Les conditions et les horaires rendent encore plus difficiles les choix de réglages. Les réactions de la monoplace évoluent selon le moment de la journée. Lorsque l’on commence à 30°C et que l’on termine à 20°C, l’adhérence de la piste change. Le moteur doit s’adapter à ces nouveaux paramètres.

La consommation d’essence est également supérieure à la moyenne, en particulier à cause de la nature du dernier secteur. Cette caractéristique est accentuée par la faible altitude de Yas Marina. Nous sommes au niveau de Melbourne en termes de poids embarqué en début de Grand Prix.

Nous sommes impatients d’être au départ de cette course. En Inde, la moitié des monoplaces du top 10 était propulsée par un moteur Renault. Alors que le championnat est en train de se jouer, nous sommes encore plus motivés. »

Yas Marina côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Nous garderons toujours des souvenirs émus d’Abu Dhabi car il s’agit de l’endroit où notre aventure en F1 a réellement débuté : en 2010, les équipes y testèrent nos pneus pour la toute première fois lors des tests officiels de fin de saison, après le Grand Prix. Ce fut un test très spécial car nous étions les nouveaux fournisseurs et que les équipes avaient besoin de comprendre nos pneus. Nous sommes revenus faire des tests à Abu Dhabi quelques fois depuis et y avons lancé notre programme media international 2012 en début de saison. C’est la variété du circuit qui nous a amenés à choisir souvent Abu Dhabi pour nos essais. Il nous permet en effet de tester en profondeur chaque aspect de la performance pneumatique. Nous apprécions également cette piste ultra-moderne et les infrastructures de premier plan. Nous savons que la combinaison du medium et du tendre fonctionne extrêmement bien ici.

Les équipes disposent de nombreuses données sur les caractéristiques du circuit et devraient ainsi être en bonne position pour établir de solides stratégies de course qui feront une réelle différence à la fin du weekend. Avec un championnat aussi serré actuellement, avoir la bonne stratégie pourrait littéralement permettre au titre de se décider. Les qualifications sont également vraiment importantes à Abu Dhabi et nous nous attendons à assister à de gros efforts en qualifications samedi. »

L'avis de Lucas di Grassi, pilote d'essais Pirelli :
« Abu Dhabi est une de ces courses qui représentent autant un défi pour les ingénieurs que pour les pilotes. Tout est question de trouver le bon équilibre : le pilote ne fait pas autant la différence que sur des circuits comme Spa et Suzuka, par exemple. En termes d’infrastructure, Abu Dhabi est le meilleur circuit au monde selon moi : c’est un superbe endroit pour venir voir les F1, avec un petit peu de tout et un cadre spectaculaire. L’usure pneumatique n’est pas un grand problème à Abu Dhabi –une bonne traction est ce qu’il y a de plus important -, mais le travail réalisé en essais libres est encore plus important que d’habitude.

Il sera vital pour les équipes de trouver un bon équilibre sur les deux mélanges. La différence de vitesse entre eux devrait être assez faible si la monoplace est bien réglée. Avec le championnat qui touche à sa fin, tout le monde tentera de trouver le dernier petit brin d’avantage. Ce sera donc très intéressant d’un point de vue technique et stratégique. Avec des températures raisonnablement élevées, la montée en température des pneus ne devrait pas poser de problème, même avec le composé le plus dur. Je m’attends à ce que la plupart des équipes opte pour deux arrêts, mais certains pilotes pourraient ne tenter qu’un seul stop. »

Yas Marina en chiffres


1:40.279 : C'est le record du tour du circuit de Yas Marina, il a été signé par Sebastian Vettel au volant de sa Red Bull en 2009.

4 : C'est, en G, la force la plus élevée à laquelle seront soumis les pilotes sur un tour du circuit de Yas Marina ce week-end pour la 18ème manche de la saison.

14.3 : C'est, en secondes, la plus longue période passée à fond par les pilotes à Abu Dhabi, cela correspond à 1140 mètres.

31 : C'est, en degrés Celsius, la température ambiante moyenne à Abu Dhabi lors du Grand Prix, qui se déroule pour mémoire au crépuscule, il débute de jour pour se terminer de nuit.

59 : C'est le pourcentage du tour lors duquel les pilotes peuvent utiliser leur DRS pendant un tour de qualification. Pour comparaison, le pourcentage le plus élevé de la saison était de 63% à Monza et à Montréal.

60 : C'est le pourcentage du tour passé à fond par les pilotes.

320 : C'est, en km/h, la vitesse maximale que devraient atteindre les monoplaces de Formule 1 à Abu Dhabi.

5 389 : C'est le nombre de panneaux de LED présents sur le Yas Viceroy Hotel, qui enjambe une portion du Yas Marina Circuit.

[A partir des communiqués publiés par la FIA, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


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