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Brésil : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit d'Interlagos situé à Sao Paulo au Brésil sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule 1.

© McLaren - Le championnat du monde 2012 de Formule 1 se jouera ce week-end à Interlagos© McLaren - Le championnat du monde 2012 de Formule 1 se jouera ce week-end à Interlagos

Comme l'année dernière, le Grand Prix du Brésil va clôturer la saison de Formule 1 mais contrairement à 2011, la course disputée sur l'Autodromo José Carlos Pace, plus connu sous le nom d'Interlagos, permettra de savoir qui, de Sebastian Vettel ou Fernando Alonso, décrochera la couronne mondiale des pilotes.

Le tracé brésilien est bien connu de la majorité des pilotes car il est présent au calendrier, dans sa forme actuelle, depuis 1990. Mais il reste un circuit piégeux, notamment lorsque la météo, et plus particulièrement la pluie s'en mêle. Interlagos possède des portions à haute vitesse, avec les premier et troisième secteurs et un deuxième secteur intérieur plus tortueux, ce qui obligera les équipes à trouver le bon compromis entre vitesse de pointe et appui pour les différents virages de ce deuxième secteur.

Cette saison, et comme en 2011, la FIA a décidé de ne mettre en place qu'une seule zone DRS sur le tracé d'Interlagos. La détection se fera dans les esses de Senna et l'activation se fera au début de la ligne droite qui suit cet enchaînement. A noter que c'est Tom Kristensen qui officiera comme commissaire-pilote pour la dernière manche de l'année.

Interlagos côté châssis


Giampaolo Dall’Ara, Responsable de l'ingénierie de piste chez Sauber F1 Team :
« Le circuit d'Interlagos offre de nombreux défis aux ingénieurs ainsi qu'aux pilotes. C'est un mélange entre deux secteurs à haute vitesse, une combinaison rapide à la fin d'une longue ligne droite et ensuite la partie intérieur où vous avez besoin de stabilité et d'adhérence. Il y a plusieurs virages lents également, mais aussi des combinaisons où vous avez une accélération latérale et longitudinale. Pour ces portions, la voiture a besoin d'un bon équilibre. Le secteur du milieu est très technique, mais dans les deux autres secteurs, vous avez besoin d'une bonne vitesse. Ce sera crucial de trouver le bon compromis entre l'appui et la traînée ainsi que l'efficacité aérodynamiques.

Comme la météo est toujours un facteur à Interlagos, vous devez adapter le niveau d'appui à ces conditions. Il y a beaucoup de travail à faire pour tester différentes configurations pour les pilotes et les ingénieurs. Pirelli apportera de nouveau les médiums et les tendres, ce qui ne devrait pas être un problème car la piste est plus abrasive que celle d'Austin. Toutefois, si la piste est humide, cela pourrait être délicat. »

Interlagos côté moteur


Rémi Taffin, Responsable des opérations de piste chez Renault Sport F1 :
« Le circuit d’Interlagos nécessite toutes les caractéristiques d’un bon moteur. Nous travaillons très dur sur sa souplesse pour passer au mieux la partie sinueuse de retour. Le deuxième secteur, en particulier les virages 8, 9 et 10, réclame un moteur très souple pour éviter le patinage en sortie de courbe. C’est particulièrement important ce week-end, car nous nous attendons à rouler sur une piste humide.

Toute la portion rapide du virage 12 au S de Senna, en passant devant les stands, nécessite une bonne accélération. L’altitude augmente de près de 40 mètres à cet endroit. Les moteurs sont donc poussés à leur limite.

La caractéristique principale de ce circuit est l’altitude. Le RS27 peut perdre jusqu’à 8 % de sa puissance par rapport à une utilisation au niveau de la mer. Nous choisissons souvent des moteurs qui ont déjà beaucoup de kilomètres, car la puissance pure n’est pas aussi capitale que sur un autre tracé.

Il y a aussi des avantages à rouler en altitude. La consommation d’essence est bien plus faible qu’au niveau de la mer et la traînée est considérablement réduite, car il y a moins d’air à traverser. Visuellement, les monoplaces semblent embarquer beaucoup d’appui, mais ce qui est généré "aérodynamiquement" est équivalent à des réglages moyens.

Ce n’est pas un circuit facile pour terminer la saison, car il y a de nombreux défis à relever. Mais nous nous sentons prêts et nous sommes bien préparés. »

Interlagos côté pneumatiques


L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Nous apportons certains de nos prototypes de pneus 2013 au Brésil afin d’offrir aux équipes un avant-goût de ceux-ci durant les essais libres. En l’absence d’essais jusqu’à février, il s’agira d’une opportunité très importante pour elles afin de voir comment sont nos pneus avant de finaliser les monoplaces 2013. Espérons donc qu’il ne pleuvra pas vendredi !

Les mélanges comme la construction des pneus seront différents, ce qui signifie que les caractéristiques des nouvelles enveloppes seront-elles aussi différentes. Elles permettront de travailler dans une fenêtre plus large et avec des composés légèrement plus agressifs. Nous devons encore finaliser avec précision où chaque composé sera situé par rapport aux autres dans la gamme, c’est pourquoi nous appelons "prototype" le pneu apporté au Brésil, plutôt que de lui donner une dénomination spécifique. Cependant, il sera très représentatif de notre philosophie générale de design pour l’année prochain.

Nous sommes impatients de recevoir le retour technique des équipes à ce sujet et envoyons bien entendu nos pneus 2012 sur la course brésilienne, qui est habituellement une manche très exigeante et palpitante, suivie par les fans les plus passionnés et chaleureux au monde. »

L'avis de Lucas di Grassi, pilote d'essais de Pirelli :
« Interlagos est l’endroit où j’ai débuté ma carrière en karting et il s’agit de l’un de mes circuits favoris, avec un petit peu de tout, beaucoup de changements de dénivelé et un bon rythme. Je crois que la piste propose la plus haute altitude du calendrier F1, à 700m, ce qui a une grosse influence sur les appuis et la puissance moteur.

D’un point de vue pneumatique, les pneus durs et mediums devraient être un bon choix. Bien que la surface soit très dure, Interlagos ne tape pas trop dans les pneus : les virages ne sont pas si rapides et n'imposent pas autant de contraintes qu’à Suzuka, par exemple. Nous avons également choisi des pneus un peu plus conservateurs ici. Le medium sera le composé le plus rapide et sera probablement le meilleur pour les qualifications.

Je m’attends à voir des stratégies à un ou deux arrêts cette fois. Le facteur d’imprévisibilité concerne la menace de pluie, pouvant rendre la course encore plus intéressante avec le championnat est grand ouvert. »

Interlagos en chiffres


1:11.473 : C'est le record du tour du circuit d'Interlagos, il a été signé par Juan-Pablo Montoya au volant de sa Williams FW26 en 2004.

2 : C'est le nombre de victoires maximum enregistré par un pilote brésilien lors du Grand Prix du Brésil. Ils sont 4 à avoir réussi cette performance, Emerson Fittipaldi en 1973 et 1974, Nelson Piquet en 1983 et 1986, Ayrton Senna en 1991 et 1993 et Felipe Massa en 2006 et 2008. En cas de victoire ce week-end, le pilote Ferrari pourrait donc devenir le Brésilien le plus victorieux à domicile en Formule 1.

3 : Red Bull Racing reste sur trois victoires consécutives à Interlagos, Webber en 2011 et 2009 et Vettel en 2010. L'écurie autrichienne reste également sur deux doublés consécutifs, en 2010 et 2011. Trois, c'est également le nombre d'arrêts réalisés par Mark Webber l'année dernière lors de sa victoire.

5 : C'est, en G, la force la plus élevée à laquelle sont soumis les pilotes au Brésil.

6 : C'est le nombre de victoires décrochées par le pilote le plus prolifique lors des Grands Prix du Brésil, il s'agit du Français Alain Prost, vainqueur en 1982, 1984, 1985, 1987, 1988 et 1990.

15.9 : C'est, en seconde, la durée de la plus longue charge du circuit brésilien, cela représente 1200 mètres, ce qui correspond à la longue pleine charge qui mène sur la ligne de départ et d'arrivée.

62 : C'est le pourcentage du tour de l'Autodromo José Carlos Pace passé à fond par les pilotes.

210 : C'est, en km/h, la vitesse moyenne sur un tour au Brésil.

320 : C'est la vitesse maximale que les pilotes devraient pouvoir atteindre sur le tracé d'Interlagos.

[A partir des communiqués publiés par la FIA, McLaren, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Vidéo : Pirelli : Le tour du circuit d'Interlagos



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3 réactions sur cet article Donnez votre avis
milano
milano :
J'ai une petite question : j'ai remarqué sur la RBR de webber et la mercedes de Roseberg à l'arriere on dirait qu'ils ont un supporte métalique à quoi sert t'il ?
Il y a 85 mois
arkansis
arkansis :
Ce sont des capteurs Pitot pour vérifier si les écoulements des flux correspondent aux données en simulation.
Il y a 85 mois
milano
milano :
Je te remercie .
Il y a 85 mois
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