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Les cinq légendes : Mercedes

Tout au long de l'hiver, la chronique Pitstop vous propose de revenir sur l'histoire des écuries les plus emblématiques de la F1, encore présentes aujourd'hui sur les grilles de départ. Après Ferrari, focus sur Mercedes.

© Mercedes - Passage éclair dans les années 50© Mercedes - Passage éclair dans les années 50

Les premières saisons du championnat du monde de Formule 1 sont dominées par les Italiens. En 1950 et 1951 c'est Alfa Romeo qui coiffe les couronnes pilotes alors qu'en 1952 et 1953 c'est Ferrari qui profite du retrait de son adversaire pour tout rafler sur son passage. Tout rafler, c'est aussi ce que va faire Mercedes en 1954 et 1955. Le constructeur allemand débarque en F1 lors de la troisième manche de la saison 1954 avec Juan Manuel Fangio, Hans Herrmann et Karl Kling. Avant ça Fangio a participé aux Grands Prix d'Argentine et de Belgique au volant d'une Maserati et s'est adjugé les deux épreuves. En France, Mercedes dévoile une W196 entièrement carénée, basée sur un châssis multitubulaire et propulsée par un moteur à injection directe de 280ch. Cette première sortie est un succès puisque Fangio s'offre la pole et la victoire devant Kling tandis que Herrmann signe le meilleur temps de la course. À Silverstone, 4ème manche du championnat, le carénage de la W196 pose des problèmes de visibilité aux pilotes qui ne parviennent pas à bien voir le point de corde des virages. Fangio termine 4ème non sans avoir malmené sa monture. Mercedes décide alors de réagir rapidement, d'autant que le Grand Prix suivant se déroule sur le circuit du Nürburgring. C'est donc avec une W196 conventionnelle – sans carénage – que Fangio et Kling participent à l'épreuve allemande. Seul Herrmann conserve la W196 du début de saison. Sur ses terres, Mercedes domine, Kling devançant Fangio. Mais l'Argentin est clairement le numéro 1 et joue le titre, Kling est donc prié de s'effacer. Fangio s'impose donc, tandis que Kling reculera jusqu'au quatrième rang. Le champion 1951 gagne encore en Suisse et en Italie et s'offre la couronne mondiale après un dernier podium en Espagne.

Pour la saison 1955, Mercedes engage le jeune Stirling Moss pour épauler Fangio tout au long du championnat. Les deux hommes, bien qu'ayant 18 ans d'écart, s'entendront à merveille. Pour la première course de la saison disputée en Argentine, la chaleur est étouffante et de nombreux pilotes en souffriront, Moss en tête. L'Anglais abandonne suite à une insolation. Fangio de son côté gagne, non sans avoir sué. La W196 semble toujours être la voiture à battre mais la course monégasque sèmera quelque peu le doute au sein de l'écurie allemande qui connaîtra un triple abandon. C'est la seule et unique fois qu'aucune voiture argentée ne sera à l'arrivée. La suite est une promenade de santé, les Flèches d'Argent gagnent les quatre dernières courses du championnat en signant le doublé a chaque fois. À Silverstone, ce sont quatre Mercedes qui occupent les quatre premières places finales. Moss y gagne son premier Grand Prix devant son public et un Fangio beau joueur. Malgré cette belle domination, la marque à l'étoile décide de se retirer en fin d'année. Officiellement elle souhaite se concentrer sur la production de voitures de route, mais l'accident mortel de Pierre Levegh lors de l'édition 1955 des 24 Heures du Mans n'est certainement pas étranger au retrait de la compétition de Mercedes.

Mercedes qui reviendra officiellement en F1 en 1994 comme motoriste avec Sauber. Choix logique quand on sait que Sauber alignait des prototypes propulsés par la marque allemande en Endurance. En vérité les monoplaces suisses étaient déjà équipées d'un moteur allemand en 1993 mais il était alors badgé Ilmor. Ensuite à partir de 1995 c'est avec McLaren que l'aventure se poursuit. Une collaboration qui permettra aux deux parties de remporter le titre pilote en 1998, 1999 et 2008 et le titre constructeur en 1998. En 2009 Mercedes vole au secours de la nouvelle formation Brawn GP construite sur les cendres de Honda. La BGP001 dominera la saison avec à la clé les deux titres. Pour 2010, Mercedes prend le contrôle de Brawn GP pour concourir en son nom propre. Une première depuis 1955. Mais contrairement à sa première incursion dans le monde de la F1 en tant qu'équipe à part entière, le succès n'est pas vraiment au rendez-vous. Après trois saisons, les Flèches d'Argent ne comptent qu'une seule victoire et six podiums.


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1 réaction sur cet article Donnez votre avis
aifaim
aifaim :
Petit rappel pour les tout jeunes : Monaco 1955, c'est Maurice Trintignant qui gagne sur Ferrari, une victoire célébrée dans un livre "pilote de courses" qui a fait rêver des générations de ... (aujourd'hui) vieux ! Quant au retrait de la firme fin 1955, elle aurait été programmée bien avant les funestes 24 Heures selon des témoignages de membres de la firme à l'époque.
Il y a 88 mois
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