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Malgré l'échec de HRT, Brabham pourrait revenir en Formule 1

Alors que Luiz Pérez-Sala, directeur de l’écurie HRT, explique les raisons de la banqueroute du projet espagnol, la famille Brabham, emmenée par David, l’un des fils du triple champion du monde, n’écarte pas l’éventualité d’un retour du nom de Brabham, dans les années à venir. Il faudra cependant que la question des droits du nom Brabham soit réglée à 100%, ce qui n’est actuellement pas le cas.

© HRT - Vers un retour de Brabham ?© HRT - Vers un retour de Brabham ?

Exsangue, l’écurie HRT ne participera pas au championnat du monde 2013, après trois saisons passées à végéter en fond de peloton. Après que la FIA ait dévoilé, début décembre 2012, la liste des engagés sur laquelle ne figurait pas HRT, la mort de l’écurie espagnole n’avait cependant pas été officiellement prononcée, les responsables étant restés silencieux.

Dans les colonnes du quotidien espagnol El Mundo Deportivo, Luis Pérez-Sala, directeur de l’écurie HRT depuis le rachat par Thesan Capital, sort enfin du silence et explique les raisons de l’échec HRT : « C’était impossible de continuer. Lorsque nous avons décidé de prendre l’écurie en charge, on nous avait promis des aides qui ne sont jamais venues. »

Dans Marca, Pedro de la Rosa, qui avait été débauché de chez McLaren à la veille de la saison 2012, ne cache pas sa déception face à la situation : « Il n’y a pas eu d’annonce officielle mais nous avons tous le sentiment que le projet va prendre fin. Le plus triste c’est qu’il n’y a jamais eu d’écurie espagnole avant et, maintenant, je ne pense pas que nous en reverrons une. C’était une occasion historique. Avec un grand champion comme Fernando [Alonso], c’est le bon moment et un excellent contexte pour l’intérêt national. Je pense que ce sera très difficile de rencontrer à nouveau ces circonstances. » Et d’ajouter : « Si le projet a échoué, nous en sommes tous un peu responsables. »

Par conséquent, seulement vingt-deux voitures prendront place sur la grille de départ du prochain Grand Prix d’Australie, ce qui n’est pas sans déplaire à Bernie Ecclestone qui aimerait même voir le nombre diminuer encore un peu : « Je préfère avoir dix équipes. Je n’en ai jamais voulu douze ! » confiait-il récemment à l’agence Reuters. Et le Britannique d’expliquer : « C’est juste que dix équipes c’est plus facile à gérer pour les promoteurs, pour le transport. Je préfère en avoir dix… tant que nous ne perdons pas Ferrari. »

Si le règlement prévoit la possibilité de compter jusqu’à treize écuries, l’échec du projet HRT illustre les difficultés que rencontrent aujourd’hui les nouvelles structures, dans un contexte de crise économique et à défaut d’une véritable politique de réduction des coûts. Cependant, cela ne semble pas être matière à dissuader d’éventuels projets.

Ainsi, alors qu’il est impliqué dans une procédure légale pour « protéger le nom familial », David Brahbam n’écarte pas l’éventualité d’un retour d’une écurie portant le nom que son père a inscrit au palmarès en devenant le premier et unique champion du monde au volant d’une de ses propres voitures : « Pour le moment, c’est un problème très sensible, mais oui, il y la possibilité de revenir en Formule 1, » confie l’Australien à TotalRace. Et David Brabham d’ajouter : « A l’heure actuelle, nous avons des problèmes en coulisses concernant les droits du nom. C’est réglé à 98% et, lorsque que ça le sera à 100%, nous verrons ce que nous pouvons faire. »

C’est en 1962 que l’écurie Brabham fit ses débuts en Formule 1, initialement avec des châssis Lotus puis, à partir du Grand Prix d’Allemagne, avec un châssis maison dessiné par Ron Tauranac. Après une première victoire, grâce à Dan Gurney, lors du Grand Prix de France 1964, Jack Brabham s’empare du titre en 1966 au volant d’une Brabham BT19 et BT20 à moteur Repco. Lorsqu’il se retire de la compétition, en 1970, Jack Brabham vend sa part à Ron Tauranac qui, las des difficultés rencontrées par l’écurie, décide de la vendre, début 1972, à Bernie Ecclestone.

Sous la baguette du Britannique, Brabham ne tarde pas à renouer avec la gloire, les titres de Nelson Piquet, en 1981 et 1983, en étant l’apogée. Bernie Ecclestone délaisse cependant peu à peu son écurie pour se consacrer à la gestion des affaires commerciales de la Formule 1, allant jusqu’à mettre la clé sous la porte, en 1988, pour une année sabbatique. Après une saison sans Brabham au départ, celles-ci reviennent en 1989 mais l’écurie est désormais la propriété de l’homme d’affaires suisse, Joachim Lüthi. Ce dernier est cependant condamné pour fraude et doit céder l’écurie. Mais Brabham sombrera un peu plus chaque saison jusqu’en 1992, saison au cours de laquelle les pilotes n’arriveront à se qualifier qu’à trois reprises.

En 2009, lors de l’appel à candidature lancé par la FIA pour intégrer le championnat du monde, la société allemande Formtech avait émis le souhait de faire revenir le nom de Brabham en Formule 1, avant que la famille du triple champion du monde ne lui en dispute le droit. Reste à savoir ce qu’en penserait Bernie Ecclestone…


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2 réactions sur cet article Donnez votre avis
Aifaim
Aifaim :
Le retour du nom "Brahbam" n'inclut pas forcément la création d'une nouvelle équipe. Les rachats avec changement de nom sont devenus monnaie courante de nos jours... Pour ce qui est de trouver des pilotes australiens, il n'y aurait pas à chercher bien loin !
Il y a 86 mois
Aifaim
Aifaim :
Toujours aussi ambigu, Ecclestone : Il clame sa préférence pour 10 équipes, pas pour 20 voitures. La preuve, ses arguments n'intègrent pas une saturation de la grille de départ pas plus que les risques d'accrochage en début de course (il avait pourtant matière...) Ceci dit, c'est presque une menace pour 2014 : Il n'est pas sûr que les fournisseurs de moteur puissent satisfaire tout le monde et alors, malheur à qui ne sera pas servi : On sait déjà que tonton Bernie ne s'en fera pas l'avocat.
Il y a 86 mois
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