> > > > Ecclestone menace Monza mais Di Montezemolo veut deux Grands Prix italiens

Ecclestone menace Monza mais Di Montezemolo veut deux Grands Prix italiens

Alors que le directeur du circuit de Monza, Enrico Ferrari, mis en cause pour sa gestion, a été suspendu de ses fonctions et remplacé par Fabrizio Turci, Bernie Ecclestone indique que ce changement de direction pourrait ne pas rester sans conséquences. Pour sa part, Luca di Montezemolo ne croit pas que le Grand Prix soit en péril et estime même que l’Italie mériterait d’organiser une deuxième épreuve dans la saison.

© Fan-F1.com - Bernie Ecclestone durcit le ton avec Monza !© Fan-F1.com - Bernie Ecclestone durcit le ton avec Monza !

En mai 2012, la brigade financière italienne effectuait une descente dans les locaux de la société de gestion du circuit de Monza dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale, fausse factures et autres malversations. Dernièrement, le Procureur de la République de Monza a révélé que des billets et des laissez-passer destinés à l’organisation avaient été frauduleusement mis en vente sur Internet. Face aux conséquences judiciaires, Enrico Ferrari a récemment été suspendu de ses fonctions de directeur de l’Autodromo di Monza qu’il occupait depuis 1983 et a été remplacé par Fabrizio Turci dont la personnalité ne semble pas faire l’unanimité, jusqu’au sein même des hautes instances : « Je suis inquiet à propos du Grand Prix d’Italie, » exprimait récemment Angelo Sticchi Damiani, le président de l’Automobile Club d’Italie. « Je ne pense pas que Turci ait l’expérience pour diriger l’organisation de cet évènement. »

Pour sa part, Bernie Ecclestone estime dans un entretien accordé à la Gazetta dello Sport que dans ce contexte, « le futur de Monza en Formule 1 se fait beaucoup, beaucoup plus compliqué » : « Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. J’ai beaucoup d’estime pour Enrico Ferrari avec lequel, depuis plus de vingt ans, je discute du contrat du Grand Prix d’Italie. C’est grâce à lui que Monza s’est vu accorder un traitement économique favorable par rapport à toutes les autres courses européennes. Aucune course sur le continent ne coûte aussi peu que le Grand Prix d’Italie. C’est un gars dur en affaires mais franc, compétent et propre. » Et le Britannique d’avertir Fabrizio Turci, le successeur d’Enrico Ferrari : « Je ne le connais pas et je ne l’envie pas ! Sans [Enrico] Ferrari, tout sera plus compliqué, c’était un homme clé. »

Bien qu’il ait exprimé des doutes sur la capacité de Fabrizio Turci à gérer l’organisation du Grand Prix, Angelo Sticchi Damiani défend quoiqu’il en soit corps et âme le circuit de Monza : « On ne touche pas à Monza : il doit rester au calendrier de la Formule 1. Ça ne se discute pas, même si dernièrement des décisions ont été prises sans que j’en sois tenu informé. »

En marge de la présentation de la Ferrari F138, vendredi dernier, Luca di Montezemolo n’a pas échappé aux questions sur le sujet et a commenté la situation : « J’entends toujours dire que le Grand Prix d’Italie, à Monza, est en péril, mais je n’y crois pas parce que c’est impensable de ne pas avoir de course en Italie, » juge le président de Ferrari. « En effet, je suis convaincu que notre pays devrait même être davantage valorisé avec une deuxième date, en organisant ici le Grand Prix d’Europe comme cela a été fait en Espagne et en Allemagne. Le Mugello pourrait être un circuit adapté étant donné qu’il remporte toujours le prix du meilleur circuit pour le MotoGP. Et quand nous allions à Monza et Imola, il ne me semble pas qu’il y avait des problèmes ! Donc, on ferait mieux d’avoir un autre Grand Prix en Italie plutôt que d’exporter la Formule 1 dans des pays lointains où l’intérêt est faible et où les tribunes restent à moitié vides. »


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1 réaction sur cet article Donnez votre avis
QuentinF1
QuentinF1 :
Luca di Montezemolo résume parfaitement ma pensée, il a tout à fait raison et c'est pas Bernie Ecclestone qui avouerait que les tribunes restent à moitié vide (même plus que la moitié) hors Europe (il y a des exceptions!!) et je suis aussi d'accord aussi quand il dit qu'il ne peut pas y avoir de course en Italie, quand Ferrari fait partie des plus grandes écuries et c'est la seule présente depuis 1950 ! Et puis Monza quoi ...
Il y a 84 mois
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