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Norman Nato, le prochain tricolore en F1 ?

Fan-F1 était présent à Spa-Francorchamps pour le meeting de World Series by Renault et nous avons pu rencontrer l'un des espoirs du sport automobile français, Norman Nato qui pilote actuellement pour l'équipe française DAMS en Formule Renault 3.5. Le natif de Cannes a notamment évoqué sa saison actuelle, ses envies pour l'avenir et la difficulté de trouver des financements.

© DPPI / Renault Sport - Norman Nato lors du Pit Walk à Spa-Francorchamps© DPPI / Renault Sport - Norman Nato lors du Pit Walk à Spa-Francorchamps

Vous avez fait plusieurs saisons en karting, après vous êtes passés en F4, en Formule Renault 2.0 et cette année en Formule Renault 3.5, c'est une année pour apprendre ou pour être tout de suite dans le coup dès le départ vu que vous avez déjà fait une pole ?
Oui le but c'est d'apprendre car c'est une nouvelle catégorie pour moi, après c'est d'aller jouer le plus rapidement possible aux avant-postes. Mais pour ça c'est du travail car c'est une nouvelle voiture, il y a la gestion de course, des courses beaucoup plus longues, des pit stop donc c'est totalement différent, petit à petit ça progresse bien donc c'est positif.

Est-ce que vous arrivez à apprendre de votre coéquipier Kevin Magnussen, qui est leader du championnat pour le moment ?
Oui c'est sûr que pour moi c'est un avantage d'avoir un bon coéquipier. Lui a la chance d'être dans la filière McLaren, ça lui apporte beaucoup de choses donc moi je peux en bénéficier, essayer de m'aider de ça et si je progresse c'est tout bon pour lui aussi, parce que ça le tire vers le haut et lui me tire vers le haut aussi. C'est un travail d'équipe en général donc pour l'instant, ça se passe bien.

La Formule Renault 3.5 est un tremplin vers la F1 en général, est-ce que vous y pensez ?
Oui c'est sûr comme tout jeune pilote. Après arriver à ce niveau là, on y pense. Après c'est encore très loin et on n'est pas sûr d'y arriver donc il faut travailler, faire des résultats et après on verra. Mais même en faisant des résultats, voir gagner un championnat, c'est pas dit qu'un jour on y aille. Il faut faire ce qu'il faut et après on verra et on n'aura pas de regrets.

Si ça devait se faire, vous pensez que ça se fera dans 2, 3, 4 ans ?
Je n'y pense pas du tout, je ne sais pas. J'espère y aller un jour. C'est un rêve. Déjà c'était un rêve de pouvoir arriver jusqu'à ce niveau là, parce qu'arriver en [Formule Renault] 3.5 ... je viens d'une famille où ce ne sont pas mes parents qui financent mes saisons donc déjà être en [Formule Renault] 3.5, avec le budget que ça demande, c'est déjà un beau parcours. Après moi je ne veux pas m'arrêter là, c'est la Formule 1, mon but premier pour l'instant c'est ça. Après si ce n'est pas possible, c'est d'être pilote professionnel dans le futur.

Dans une autre catégorie, l'Endurance, aux Etats-Unis ?
Je n'y pense pas vraiment, je ne me concentre pas. Il faut faire des résultats, je montre ce que je sais faire et après ça ira tout seul, il faut travailler.

Vous disiez que Kevin Magnussen avait des liens avec McLaren, est-ce que vous avez eu des touches avec des équipes ou des liens ?
Je pense que ça discute, je sais que là-dessus, je ne suis pas au courant de tout. Je sais très bien petit à petit, ça commence à parler parce que je commençais à me rapprocher en terme de performance de Kevin et des avant-postes, après, ce sont mes managers qui s'occupent de ça, je ne suis pas au courant. Si je fais des résultats, il n'y aura pas de raison.

Cela fait trois ans que vous faites partie de l'équipe FFSA Circuit, qu'est-ce que ça vous apporte au quotidien et lors des week-end de course ?
Oui déjà, ça fait trois ans en voiture et auparavant en karting. Chaque année, on a un stage de préparation physique à Chamonix, après sur les courses, on a un kiné qui nous suit pendant toute l'année, qui nous fait notre programme sportif aussi. Donc c'est un bon soutien. Comme je l'ai dit, on a un stage en début d'année, on en a un autre pendant l'été , la Fédération essaie de faire son maximum pour les pilotes et c'est toujours un plus de les avoir derrière, d'avoir un kiné et tout ça.

Est-ce que vous avez l'occasion de voir les anciens comme Vergne, Bianchi, Grosjean ou Pic et leur demander quelques conseils pour vous améliorer ?
Oui, quand je vais [sur les Grands Prix] ... à Monaco par exemple, j'ai pu les voir tous. Mais après je n'ai pas vraiment de lien proche avec Vergne ou Grosjean par exemple. Jules [Bianchi] oui, c'est mon meilleur ami donc oui je suis souvent avec lui. Même si le fait qu'il soit en F1, ça ne change pas grand chose parce qu'à la fin, notre amitié n'est pas basée sur le sport auto, on essaie en dehors d'être amis sans toujours parler sport auto même si ça rentre souvent dans la discussion. Mais après c'est sûr que si j'ai des choses à lui demander, il peut me donner des conseils, c'est toujours un plus pour moi.

Vous parliez tout à l'heure du fait que votre famille ne finance pas votre carrière, du coup, est-ce que c'est complexe de trouver des sponsors pour financer vos différents passages dans les catégories et pour l'avenir ?
C'est sûr qu'au jour d'aujourd'hui, c'est difficile de trouver des sponsors. Pareil, ça ce n'est pas moi qui m'en occupe, ce sont les personnes qui s'occupent de moi, mes managers. Jusqu'à maintenant, ils ont fait du bon travail parce que financer une saison de [Formule Renault] 3.5 ce n'est pas simple. J'ai un sponsor comme le Groupe Segond qui me suit depuis un moment, la Fédération [Française de Sport Automobile], donc ils me font confiance, petit à petit on avance. Mais c'est sûr qu'il faut trouver des sponsors pour financer la saison [en cours] et celles à venir donc ça c'est plutôt leur job à eux, moi [mon travail] c'est sur la piste et eux leur travail, c'est ça, trouver des sponsors et essayer de faire au mieux pour monter au plus haut niveau.

Si jamais, vous n'aviez pas l'occasion de poursuivre sur la piste, est-ce que gérer un team ou vous occuper d'équipes en karting avec des jeunes, c'est quelque chose qui pourrait vous intéresser ?
Oui bien sûr, je le fais déjà un petit peu maintenant parce que mon père avait auparavant une équipe de karting, enfin, d'abord il a commencé par le rallye. Ensuite, il a fait une équipe de karting pour moi, c'est lui qui me faisait tout à mes débuts. Puis après quand j'ai été pris en charge [par la FFSA], il est resté là-dedans, il s'est occupé du fils de Mika Hakkinen, donc c'est quelque chose qui me plait et dans le futur que j'y arrive en tant que pilote ou pas, c'est quelque chose que j'aimerai bien faire, m'occuper de jeunes pilotes que ce soit en karting ou en auto, mais plutôt en karting, c'est quelque chose qui me passionne.


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Aifaim
Aifaim :
Sympa de nous présenter une relève alors que la génération précédente vient tout juste d'atteindre la F1 ! C'est dire si Nato n'aura pas la tâche facile, d'autant qu'un certain Arthur Pic, plus expérimenté, est, au moins pour le moment, a priori un ton au-dessus. En GP2, nos garçons ont du mal à rester aux avant-postes. Ce sera dur pour tout le monde, Français comme étrangers mais certains y parviendront. Alors, ils ont le droit de viser l'objecti f1!
Il y a 67 mois
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