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Portrait : Guillaume Rocquelin

Un pilote a beau être doté d'un talent naturel hors norme, il ne peut devenir champion du monde tout seul. Outre une bonne voiture, il lui faut aussi une équipe, un clan, un groupe de personnes clés autour de lui pour lui permettre de grimper une à une les marches menant vers le sommet de la discipline. On se souvient naturellement du quatuor Schumacher-Todt-Brawn-Bryne, la dream team de la Scuderia Ferrari au début des années 2000. Aujourd'hui l'équipe qui gagne au risque d'agacer, c'est Red Bull avec Sebastian Vettel. Parmi les personnes importantes de l'entourage du jeune pilote allemand, un Français : Guillaume Rocquelin.

© Getty - Rocquelin-Vettel : une équipe qui gagne !© Getty - Rocquelin-Vettel : une équipe qui gagne !

Homme de l'ombre, mis en lumière par la brillance de son dernier poulain, Guillaume Rocquelin a su très tôt qu'il voulait travailler dans le sport auto. « A 15 ans j'ai su ce que je voulais faire, » explique l'homme qui, désormais, murmure à l'oreille de Sebastian Vettel, l'élite de l'écurie Red Bull Racing.

Il étudie l'aéronautique et le génie mécanique à l'INP (Institut National Polytechnique) de Grenoble. Son diplôme en poche, ses connaissances sous le bras et ses rêves plein la tête, il effectue un stage chez Tico Martini - un fabricant de voitures de course ayant principalement brillé en Formule 2 - de 1991 à 1992.

Dans le même temps, Guillaume Rocquelin essaye d'entrer dans le programme de formation de Reynard en Angleterre. Après 3 ans de tentatives infructueuses, il décroche enfin sa place et s'envole de l'autre côté de la Manche grâce à sa pugnacité mais aussi à un programme de simulation au tour, conçu dans le cadre de son travail de fin d'études. Programme qu'il proposera à ses clients.
Entré comme ingénieur au bureau d'études, Rocquelin dessinait des suspensions. Deux ans plus tard, il se voit offrir une promotion et est détaché au sein de l'écurie d'Indycar Ganassi en tant qu'ingénieur en chef chargé de développer la recherche.

En 1999, Reynard se lance en F1 avec l'écurie BAR et de nombreux ingénieurs tentent l'aventure. Rocquelin suit le mouvement, peu intéressé par les autres projets d'envergure, plus industriels, de Reynard. A l'époque, il devient ingénieur de piste de Ricardo Zonta. Mais cette première expérience avec la F1 ne sera pas de tout repos et Rocquelin retourne en Indycar la saison suivante au sein de l'équipe Newman-Haas. Il y côtoie des pilotes comme Cristiano da Matta, Bruno Junqueira ou encore Sébastien Bourdais. Une expérience riche en succès avec trois titres, 1 pour Da Matta et 2 avec Bourdais.

En 2006, l'envie d'un nouveau défi le pousse à retraverser l'Atlantique pour rejoindre la jeune écurie Red Bull qui doit encore se construire. Ingénieur d'exploitation, il doit être le relais entre les concepteurs et le pilote, en l’occurrence David Coulthard à l'époque. Réunions à l'usine, discutions téléphoniques avec le pilote, tour de piste, le planning du Français est bien chargé avant même que les monoplaces ne prennent la piste. « Mon travail est de superviser la construction de la voiture à l'usine et une fois qu'elle court, de faire en sorte qu'elle obtienne les meilleurs résultats possibles,» expliquait-il dans une interview pour le site de Red Bull en mars 2012.

Son moment favori ? La qualification : « La qualification. C'est stressant, ça porte sur les nerfs, mais c'est également très gratifiant.»

En course il doit tenir le pilote informé ; état des pneus, consommation d'essence, pression d'huile, utilisation du KERS, etc. Rôle d'autant plus important aujourd'hui avec la gestion des gommes devenue un facteur déterminant quant à l'issue d'une épreuve.

Depuis 2009, il fait équipe avec Sebastian Vettel. Entre les deux hommes existe une belle complicité et surtout une relation basée sur la confiance. S'il lui arrive de devoir rappeler le triple champion du monde à l'ordre de temps à autre, le tandem formé par Rocquelin et Vettel est aujourd'hui la référence dans le paddock. Le lien qui unit un pilote et son ingénieur est important. Ce n'est pas pour rien qu'en revenant chez Lotus, Kimi Räikkönen a fait venir son ancien ingénieur de piste de chez McLaren.


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6 réactions sur cet article Donnez votre avis
Jacky Ratzenberger
Jacky Ratzenberger :
Très intéressant son parcours. En sais-tu en peu plus sur son programme de simulation au tour ? En quoi cela consistait ?
Il y a 65 mois
milano
milano :
Grenoble a formé Rocquelin je suis surpris !

On forme du lourd ici :p
Il y a 65 mois
RS
RS :
Milano oui Rocquelin a pris ta part de cerveau à la naissance...
Il y a 65 mois
milano
milano :
Forza Ferrari , Forza Alonsooo prochaine course je vous le dit Alonso va gagné , ca va vous faire mal ....


Tu as deviné qui j'imite ou tu veux que je te dise ?

Alors ne parle pas de cerveau avec moi je t'en supplie abstient toi .
Il y a 65 mois
Arklash
Arklash :
C'est fatiguant vos chamailleries.
Il y a 65 mois
pignon
pignon :
Normal qu'ils se chamaillent...Rocky a pris leurs parts de cervelle ... je rigole.....en attendant , joli portrait...
Il y a 65 mois
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