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Rencontre exclusive avec Jules Bianchi à Silverstone

Fan-F1 est présent dans les paddocks de Silverstone pour vous faire vivre le Grand Prix au plus près de l'action. Nous débutons le week-end avec une interview exclusive de Jules Bianchi, le Français de Marussia.

© Marussia - Jules Bianchi a répondu à nos questions à Silverstone© Marussia - Jules Bianchi a répondu à nos questions à Silverstone

Jules, après plusieurs années d’apprentissage passées en tant que troisième pilote chez Ferrari et chez Force India, vous voilà titulaire chez Marussia depuis le début de saison. Qu’est-ce que cela change dans votre quotidien par rapport à l’époque où vous faisiez des aller-retours entre le paddock F1 et le paddock GP2 ?

« Je suis beaucoup plus occupé qu’à l’époque, j’ai beaucoup plus de choses à faire. Après dans la gestion du week-end et de l’entente avec l’équipe, c’est quasiment pareil qu’à l’époque du GP2 ou des World Series by Renault. »

Par rapport à la préparation en amont de la course, est-ce qu’il y a des différences ?

« Il y a beaucoup plus d’échanges. En fait, c’est surtout parce qu’il y a beaucoup plus de personnes autour de la table. Avant je parlais avec un seul ingénieur alors que maintenant il y en a beaucoup plus autour de moi. Donc c’est à moi de m’adapter »

Votre nomination chez Marussia a été faite relativement tard dans l’inter-saison. En quoi est-ce que cela a perturbé votre préparation physique et mentale et votre intégration dans l’équipe ?

« Oui clairement, ça n’a pas été évident pour moi parce que je suis arrivé très tard dans l’équipe. Je n’ai pu faire qu’un jour et demi d’essais avec l’équipe avant le début de la saison. C’était donc clairement difficile mais finalement je me suis intégré très vite dans l’équipe. Après la première course, ça c’est très bien passé. Donc ça n’a pas été un très gros souci. »

Aujourd’hui, vous êtes dans une formation anglo-russe alors que vous avez passé la majeure partie de vos années d’apprentissage dans des écuries françaises (ART GP en F3 et en GP2, Tech1 Racing en Formule Renault 3.5). Est-ce que vous voyez beaucoup de différences par rapport à votre façon de travailler avec l’équipe ?

« Je m’étais déjà habitué à travailler avec d’autres nationalités avec Force India. C’est une équipe anglo-indienne, enfin plus anglaise qu’indienne. Donc c’est quelque chose auquel j’étais déjà un peu habitué. Mais ici je me sens très bien, l’ambiance dans l’équipe est très bonne. Donc ce n’est pas quelque chose sur lequel j’ai passé trop de temps à me poser des questions. »

Après un début de saison en fanfare (11ème temps lors de la première course en Australie, 13ème en course en Malaisie…), vous semblez être rentré dans le rang depuis Bahreïn. Quel bilan tirez-vous de ce début de saison ? Est-ce qu’il répond à vos attentes personnelles en début de saison ?

« Pour l’instant, c’est mieux que ce que j’espérais. Je pense qu’on a très bien travaillé dès le début en Australie. Là-bas je fais une très bonne course avec un très bon temps en course. Ensuite, en Malaisie, je fais une super qualif et une très belle course. Donc clairement je suis satisfait. Après, c’est vrai, on a eu plus de problèmes mais ce n’est que le début. On est là où on doit être. »

Votre équipe, Marussia, dispose d’un partenariat stratégique avec McLaren, qui vous permet d’avoir accès au McLaren Technical Center et à leur simulateur. En quoi est-ce une aide pour vous et pour le développement de la voiture au cours de la saison ?

« C’est quelque chose de très important pour moi puisque dans la préparation d’un pilote, la connaissance de nouveaux circuits est très importante. Pour apprendre de nouveaux circuits, c’est vraiment quelque chose d’essentiel. Donc c’est vraiment une très bonne chose qu’on puisse profiter de ce partenariat pour se préparer au mieux pour chaque course. »

Même si vous êtes pilote Marussia, vous faites toujours partie de la Ferrari Driver Academy. Comment gérez-vous le fait d’être lié à cette écurie et d’échanger aussi étroitement avec McLaren ? Y-a-t-il des différences de traitement par rapport à votre coéquipier, Max Chilton, dans les informations auxquelles vous pouvez avoir accès ?

« Non, ça ne change rien. Même si je fais encore partie de leur Academy, je ne travaille plus avec leur équipe de F1 maintenant. Je ne suis plus impliqué dans leurs essais, je ne suis plus impliqué dans rien du tout. Du coup, je ne vais plus dans leur simulateur. Donc je fais toujours partie de leur Academy, je continue à me préparer physiquement avec eux, j’ai toujours d’excellentes relations avec eux mais ça ne bloque pas du tout dans ma carrière et je suis sur un pied d’égalité avec Max. »

Nous sommes aujourd’hui à Silverstone, pour l’une des courses à domicile de votre écurie. Vous allez pouvoir courir devant nombre d’employés de l’écurie qui ne se déplacent pas forcément sur l’ensemble des courses de l’année. Est-ce que cela change quelque chose dans l’attention que vous recevez et dans les obligations (médias, sponsors…) auxquelles vous devez faire face ?

« Non, pour moi, c’est une course normale. Bien entendu, c’est une course importante pour l’équipe car il y a beaucoup de sponsors qui seront présents ici. Du coup, on doit faire un bon résultat, comme d’habitude, mais il n’y a pas de raisons de se mettre davantage de pression. »

On a pu voir sur les réseaux sociaux que vous allez bénéficier d’un nouveau siège pour cette course. Est-ce que vous souffriez d’un certain inconfort dans votre voiture ? Est-ce quelque chose que vous faites souvent au cours de la saison ?

« J’avais quelques douleurs au niveau des lombaires. On a donc essayer de régler ça et la seule solution pour faire ça, c’était de changer de baquet. C’est donc ce qu’on a fait pour que je me sente plus à l’aise dans la voiture. C’était quelque chose que je ressentais depuis le début de l’année mais ce n’était pas très grave. Comme tous les pilotes, on essaye d’ajuster pour être le plus performant possible. »

Est-ce que vous apportez de nouvelles améliorations pour cette course ?

« Non, on arrive avec le même package. Il y a quelques petites modifications, donc on verra. C’est surtout la piste qui change beaucoup par rapport au Canada. Là-bas, il y avait beaucoup de grosses lignes droites et de gros freinages. Ici on a aussi de grosses lignes droites mais également des virages rapides. C’est là qu’on voit le plus les différences dans le comportement de la voiture. »

On sait que vous aimez ce circuit, où vous avez mené une des plus belles batailles de votre carrière, avec Christian Vietoris en GP2 lors de la saison 2011. Quels sont vos objectifs pour ce week-end ?

« Déjà, l’objectif, c’est de finir la course. Ça serait déjà une bonne chose pour nous. On va essayer de travailler au mieux, de bien gérer les pneumatiques. Après on verra bien le résultat qu’on fera mais on sait très bien qu’on est pas en mesure d’aller chercher les points. Donc on va essayer de se concentrer au mieux afin de tirer le maximum de la voiture et de moi pour faire un bon résultat. »

En arrivant à Silverstone, votre coéquipier, Max Chilton, a indiqué qu’il serait ravi de faire une deuxième saison chez Marussia si l’occasion se présentait. Est-ce que c’est la même chose ou est-ce que vous cherchez à aller dans une autre écurie la saison prochaine ?

« Déjà ce n’est pas moi qui déciderais. Ça sera mon équipe, Ferrari et Nicolas Todt (NDLR : son agent). L’objectif, c’est évidemment de rester en F1. Si c’est avec Marussia, je serai très content car c’est une très bonne équipe. C’est eux qui m’ont donné la chance de montrer ce que je vaux en F1. Je pense qu’elle a un gros potentiel de développement. L’année prochaine, il y a le nouveau moteur qui va arriver. On ne sait pas encore avec quel moteur ils seront mais a priori ça devrait être une grosse évolution. C’est une très bonne équipe, je serais donc ravi de rester ici. »

Justement en parlant de moteur, on parle beaucoup d’une arrivée de Ferrari. Est-ce que vous avez davantage d’informations là-dessus ?

« Non, je sais qu’ils discutent avec tous les grands constructeurs mais je n’ai pas plus d’informations que vous sur le sujet. »

Propos recueillis par notre correspondant à Silverstone


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2 réactions sur cet article Donnez votre avis
chris
chris :
sa fait plaisir d'avoir une exclu avec Bianchi, un pilote que je suis avec beaucoup d'attention j'espere que le grand prix se passera bien pour lui. Et merci a l'envoyé de fan f1
Il y a 66 mois
Aifaim
Aifaim :
Des dialogues comme celui-là, j'en redemande et pas uniquement de pilotes. Pour le moteur, je pense qu'il s'agira de Ferrari par ... élimination : Renault et Mercedes ont trouvé leurs clients respectifs tandis que Ferrari n'a que Sauber dans son garage. C'est dire si Bianchi aurait tout intérêt à redoubler sauf si, évidemment, un top team faisait appel à ses services.
Il y a 66 mois
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