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Singapour, joyau de la couronne du business F1

Depuis 2008, le Grand Prix de Singapour est un rendez-vous incontournable de la saison, pour la qualité esthétique des images nocturnes des F1 brillant de mille feux sur une piste éclairée artificiellement. En coulisses aussi il est aujourd'hui inéluctable. C'est là que le monde de la F1 et celui de l'économie tendent à se rapprocher le plus au cours de la saison.

© GEPA - Red Bull - Si la piste éclairée attire les regards des spectateurs, en coulisses, les affaires vont bon train.© GEPA - Red Bull - Si la piste éclairée attire les regards des spectateurs, en coulisses, les affaires vont bon train.

Singapour. Son port, sa bonne santé économique et ... son Grand Prix nocturne de Formule 1. Une véritable référence aujourd'hui pour la Cité-Etat. Cette course est d'abord le résultat d'une rivalité économique de toujours avec la Malaisie.
A la fin des années 1990, la Malaisie pense à la Formule 1 pour développer la plate-forme aéroportuaire de Kuala Lumpur. L'idée est de sortir de l'ombre de son imposant voisin, Singapour, qui fait alors partie des nouveaux pays industrialisés.

Hermann Tilke, concepteur de nombreux circuits accueillant des Formule 1, est chargé du projet. En 1998, des infrastructures colossales apparaissent à deux pas de l'aéroport de Kuala Lumpur. En 1999, la première course sur le circuit de Sepang est un succès qui se confirmera durant la décennie suivante. La Malaisie est seulement la deuxième course à se courir en Asie, après le Japon. C'est le point de départ d'une impressionnante ruée vers l'Est de la Formule 1. La Chine, la Corée du Sud, l'Inde et Singapour ont aujourd'hui leur Grand Prix. La Cité-Etat ne pouvait rester les bras croisés face à la réussite de son éternel rival.

Une course nocturne pour s'adapter aux fuseaux horaires européens

A la fin des années 2000, des représentants de Singapour frappent à la porte de Bernie Ecclestone. Ils veulent aussi une course dans leur pays. Pour se démarquer de la course malaisienne, qui se court l'après-midi en Asie et donc, tôt le matin en Europe, Ecclestone propose de créer une course nocturne. De cette façon, non seulement l'événement se transforme en spectacle visuel ahurissant mais de plus, le Grand Prix se court le soir à Singapour, et donc l'après-midi en Europe. Jusqu'à aujourd'hui, un cas unique pour la Formule 1. Même si Bahreïn semble sur les rangs pour organiser également un Grand Prix de nuit.
Pour son organisation d'une course de nuit, Singapour paie 49 millions d'euros à Bernie Ecclestone. La Malaisie, 50 millions d'euros. Avec Abu Dhabi, les deux pays asiatiques sont ceux qui paient le plus cher, selon Formula Money.

L'événement sportif le plus important d'Asie ?

Le Grand Prix de Singapour est aujourd'hui l'événement sportif le plus attractif d'Asie, rivalisant avec le Hong Kong Rugby Sevens, selon Jeremy Grant, correspondant à Singapour pour le Financial Times. C'est d'ailleurs beaucoup plus qu'une course de Formule 1. Grâce à son poids croissant sur la scène financière asiatique et son caractère de centre d'affaires névralgique, Singapour attire de nombreuses entreprises, intéressées par le cadre spectaculaire d'un Grand Prix de F1 pour chouchouter leurs clients en leur offrant des suites d'hôtel donnant sur le circuit.

Comme le signalait en 2012 Jeremy Grant dans le supplément du Financial Times intitulée "The Business of Formula One", FIX Protocol, une entreprise spécialisée dans une messagerie électronique massivement utilisée par les traders financiers, organisait l'année dernière sa troisième réunion annuelle dans le cadre du Grand Prix.

Pour le microcosme de la F1 aussi la course de Singapour a une importance primordiale, compte tenu de l'émergence des sponsors asiatiques dans la discipline. « D'un point de vue commercial, Monaco a été pendant très longtemps la course la plus importante du calendrier, mais avec la portée croissante des marchés émergents asiatiques pour nos partenaires, Singapour est aujourd'hui aussi un joyau de la couronne », confiait Ekrem Sami, directeur du marketing chez McLaren, dans le supplément du Financial Times. Si les débats seront animés sur la piste, ils ne seront certainement pas en reste dans les coulisses.


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