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Etats-Unis : Chiffres et données techniques

Petit tour d'horizon des contraintes techniques qu'impose le circuit d'Austin aux Etats-Unis sur le châssis, le moteur et les pneumatiques des monoplaces de Formule 1.

© LAT - La F1 va retrouver le pays de l'Oncle Sam© LAT - La F1 va retrouver le pays de l'Oncle Sam

Ce week-end, la Formule 1 se rend à Austin pour le deuxième Grand Prix des Etats-Unis disputé sur le tracé texan. Le Circuit des Amériques situé près de capitale du Texas est le 10ème lieu à accueillir un Grand Prix des Etats-Unis. Le tracé est plutôt apprécié des pilotes notamment du fait des changements d'élévation qu'il comprend.

Une fois de plus, il n'y aura pas de pilote américain sur la grille ce week-end à Austin même si Alexander Rossi pilotera la Caterham CT03 lors des essais libres 1. Le dernier Américain à avoir pris part à un Grand Prix de F1 est Scott Speed à l'occasion du Grand Prix d'Europe 2007. Le Californien est également le dernier Américain à avoir pris part à son Grand Prix national, c'était en 2007 à Indianapolis, il avait terminé 13ème après s'être élancé de la 20ème place sur la grille.

Pour aider aux dépassements, la FIA a décidé de mettre en place deux zones DRS ce week-end à Austin, la première se situe sur la ligne droite et sa détection se fait avant l'épingle. La seconde se trouve sur la ligne droite des stands et le point de détection se trouve avant le double gauche menant à cette portion. A noter que du côté du commissaire-pilote, c'est Nigel Mansell qui officiera ce week-end à Austin.

Austin côté châssis


Tom McCullough, Responsable de l'ingénierie de piste de l'écurie Sauber F1 Team :
« La course d'Austin a été un ajout populaire au calendrier l'année dernière, et nous attendons avec impatience de bénéficier d'un large soutien du public mexicain une nouvelle fois. Des changements d'élévation significatifs tout au long du tour ajoutent toujours au caractère d'un circuit, avec notamment l'entrée et la sortie abruptes du virage 1. Le reste du secteur un est une séquence compliquée comprenant de nombreux changements de direction à haute vitesse.

Les secteurs deux et trois mettent l'accent sur une bonne vitesse en ligne droite et une monoplace qui se comporte bien dans les virages lents. Le tracé du circuit signifie également que dépasser est possible, notamment aux virages 1 et 12. Etant nouvelle, l'évolution de la piste était élevée l'année dernière. Ce sera intéressant de voir comment les gommes mediums et dures se comporteront cette année. »

Austin côté moteur


Rémi Taffin, Directeur des opérations en piste de Renault Sport F1 :
« Même si Austin est un circuit récemment apparu au calendrier, il est déjà devenu incontournable pour notre équipe. La ville est fantastique et le tracé est tout aussi impressionnant que l’accueil que nous recevons. C’est un beau mélange de virages techniques et les paramètres externes sont difficiles à maîtriser. Avec une vitesse moyenne proche des 200 km/h, c’est également une piste rapide.

Le moteur travaille à moyens et hauts régimes tout au long du tour et il y a quelques endroits très excitants, comme le virage n°1 ou le dernier secteur, où le moteur doit délivrer un bon équilibre entre réponse et souplesse. C’est l’une des pistes où nous travaillons le plus étroitement avec les équipes châssis, car il y a des virages aveugles où le pilote a besoin de « ressentir » les choses en ayant la certitude que la voiture se comportera comme il le souhaite.

De même, la localisation de la piste, au milieu des prairies texanes, représente un défi en soi. Le manque d’humidité ambiante, similaire à Abu Dhabi et Bahreïn, produit deux effets sur le moteur, un positif et un négatif. Le point positif est que l’air contient plus d’oxygène pur, ce qui est bénéfique sur la puissance. En revanche, cette aridité use plus vite la mécanique. En fait, vous pouvez même faire ‘pétarader’ le moteur s’il n’est pas géré correctement. C’est un phénomène très destructeur qui consiste en une combustion anormale de l’air et de l’essence, provoquant d’énormes contraintes sur le piston. Pour éviter cela, le temps d’allumage est réglé avec beaucoup d’attention.

Les températures étaient assez fraîches l’an passé, ce qui rendait la consommation au tour assez élevée. Le phénomène est encore accru par les changements d’altitude et les enchaînements ‘on-off’ du dernier secteur. Ce n’est pas un problème particulier mais cela signifie que la masse de carburant au départ sera l’une des plus élevées de l’année.

Dans l’ensemble, c’est une course que nous avons hâte de disputer. Il reste seulement deux Grands Prix avant que le RS27 prenne sa retraite et nous avons atteint plusieurs records dans cette dernière partie de saison. Nous avons signé la 50e victoire du moteur RS27 et contribué aux deux derniers titres de l’ère des V8, pour un total de cinq couronnes sur les huit dernières saisons. Nous sommes motivés pour poursuivre sur cette dynamique et nous donnerons tout aux Etats-Unis et au Brésil pour améliorer nos propres records. »

Austin côté pneumatiques


Les gommes disponibles pour les pilotes à Austin sont les suivantes :
  • Mediums (flancs blancs) ;
  • Durs (flancs oranges) ;
  • Intermédiaires (flancs verts) ;
  • Pluie (flancs bleus).

L'avis de Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport :
« Les pneus medium et durs sont le meilleur choix pour le Grand Prix des Etats-Unis car ce circuit place de nombreuses grosses demandes d’énergie sur les pneus. Il faut donc les mélanges les plus durables de la gamme. On trouve des virages rapides et beaucoup de changements d’élévation ; dans ce sens, c’est un petit peu comme à Spa. Lorsque plus d’énergie traverse le pneu, on obtient une montée en température plus élevée, ce qui accroît l’usure et la dégradation. Comme il s’agit de la seconde fois que nous venons aux USA, nous avons une meilleure idée que l’an dernier de ce à quoi il faut nous attendre. Quand nous avions choisi le dur et le medium l’an dernier, il s’agissait plus d’un pas dans l’inconnue.

Cette saison, les mélanges sont plus tendres et l’on s’attend ainsi à environ 2 arrêts en course, selon le degré d’évolution de la piste. Même si l’on est en novembre, on peut s’attendre à une météo chaude, ce qui aura bien entendu un effet sur la dégradation thermique également. La F1 a reçu un accueil absolument fantastique de la part du public américain l’an dernier, ce qui a fait de ce Grand Prix une course mémorable. Nous avons vraiment hâte de revenir dans un pays où il y a autant de fans de F1 ! Cet élément est également important pour notre marché de pneumatiques Ultra-Haute Performance. »

L'avis de Jean Alesi, ambassadeur Pirelli :
« Le Grand Prix des Etats-Unis 1990 fut mon tout premier Grand Prix avec des pneumatiques Pirelli, sur Tyrell. Et ce fut également une très bonne course pour moi ! Il s’agissait du premier Grand Prix de ma première saison complète ; il s’agit donc toujours de quelque chose dont on se souvient. A l’époque, les circuits F1 américains étaient majoritairement des tracés urbains, celui de Phoenix n’y faisait pas exception.

Les règles concernant le développement pneumatique étaient aussi totalement ouvertes : les dimensions étaient cadrées, mais à part cela, les manufacturiers pouvaient faire ce qu’ils voulaient ! Avec Pirelli, nous pouvions réaliser une course complète sans nous arrêter, là où les autres le devaient. Ce fut la clé de notre solide performance, qui créa la surprise pour tant de monde. J’ai mené la course pendant plusieurs tours, avant de terminer second derrière Ayrton Senna qui était à bord d’ une McLaren-Honda bien plus puissante ! Et ce fut grâce à la différence qui existait entre les pneus. Bien sûr, le Grand Prix des Etats-Unis est maintenant très différent.

La première année à Austin, en 2012, fut un véritable show, avec des invités "VIP" comme des acteurs et des astronautes. Ce fut fantastique de voir le public américain accueillir la Formule 1 avec tant d’enthousiasme. Ce n’était pas comme dans mon temps, quand il n’y avait que peu d’intérêt pour la F1 en Amérique. Austin semble également être un circuit sur lequel il est excitant de piloter, ce qui aide, évidemment. L’un des détails dont je pense que tout le monde se souvient est le chapeau de cow-boy Pirelli sur le podium. C’était vraiment très fun ! »

Austin en chiffres


Longueur du circuit d'Austin5,513 km
Nombre de virages20 (9 à droite et 11 à gauche)
Vitesse moyenne197 km/h
Vitesse de pointe315 km/h
% d’un tour à pleine charge57
Consommation de carburant2,6 litres par tour ; 67 l/100km
Record du tour1:39.347 (Sebastian Vettel, Red Bull Racing, 2012)

Le Grand Prix des Etats-Unis 2012


Pole position :
Sebastian Vettel (Red Bull) en 1:35.657

Podium :
1 - Lewis Hamilton (McLaren)
2 - Sebastian Vettel (Red Bull Racing)
3 - Fernando Alonso (Ferrari)

Meilleur tour en course :
Sebastian Vettel (Red Bull Racing) en 1:39.347

[A partir des communiqués publiés par la FIA, Pirelli, Renault Sport F1 et Sauber F1]


Vidéo : Pirelli : Le tour du circuit d'Austin (Etats-Unis)



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