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Lotus : Grosjean estime que l'E22 a un "immense potentiel"

Avant le Grand Prix de Malaisie, du 28 au 30 mars, Romain Grosjean est revenu sur les débuts en compétition de la Lotus E22 et estime que le potentiel est là.

© LAT - Grosjean estime la Lotus E22 dispose d'un immense potentiel© LAT - Grosjean estime la Lotus E22 dispose d'un immense potentiel

Après un Grand Prix d’Australie qui s’apparentait plus à une séance d’essais en conditions réelles qu’à une véritable course, Romain Grosjean est revenu, sur le site officiel de Lotus, sur ce qui a pu être appris au cours du week-end à Melbourne et sur ce que réserve la prochaine manche en Malaisie, avec l’ambition d’effectuer de gros progrès.

« La course à Melbourne était typiquement un bon, long test. Ce n’était pas facile pour les gars, mais je suis heureux que nous ayons fait beaucoup de tours en course. Nous avons récolté des données utiles et nous allons maintenant progresser en utilisant ces données, » a-t-il indiqué.

Sur ce qu’il a appris en Australie, le Français ne se fait pas d’illusions mais positive : « Nous avons encore beaucoup de travail à faire ! A part la fin prématurée, le Grand Prix d’Australie a été positif. Nous avons appris plus sur la voiture en 44 tours de course quand durant tous les essais hivernaux ! L’équipe a tellement travaillé et la plupart des changements ont été dans la bonne direction. Ça semblait bon en course mais ensuite nous avons le même problème que Pastor : le MGU-K s’est arrêté. Mais au moins il n’y a pas de mystère sur ce qui est arrivé et nous travaillons avec Renault Sport F1 pour résoudre le problème. »

Pour lui les motifs de satisfaction existent : « Globalement, nous sommes heureux du châssis, de l’équilibre aérodynamique, de la motricité et de la consommation d’essence. » Mais les zones de travail aussi : « Evidemment, il y a du travail à faire avec la gestion et la récupération d’énergie et nous savons que Renault s’en occupe. De notre côté, nous en savons plus sur le set-up et la direction vers laquelle nous devons aller pour rendre la voiture meilleure. Le freinage, par exemple, n’était pas parfait, mais c’est aussi à voir avec les pneus. Les nouveaux pneus sont vraiment durs et leurs caractéristiques d’utilisation ont changé. Nous n’avons pas encore tiré le meilleur d’eux, mais nous le ferons. Il y a beaucoup de domaines dans lesquels nous pouvons jouer, mais dorénavant nous avons une base claire de réglages pour la Malaisie. »

« A chaque fois que nous réglons un problème nous faisons un gros pas en avant, que ce soit sur le set-up, le moteur ou tout autre développement. Nous avons vu cela avec les autres équipes. » Avec autant de marge de progression, tout reste à faire et Lotus a faim : « Nous nous sentons affamés. Nous voulons continuer à faire de gros progrès comme en Australie, pas juste d’un ou de deux dixièmes, mais de grosses poignées de secondes et évidemment une meilleure fiabilité. Nous allons hiérarchiser et travailler aussi dur que possible. »

Il salue d’ailleurs à ce titre l’ensemble de l’équipe Lotus et les mécaniciens, qui seront, quoiqu’il advienne, les petites mains du redressement de l’équipe d’Enstone : « Les mécaniciens avaient définitivement besoin de repos après l’Australie. Ils ont travaillé de longues heures tout le week-end et ont quand même réussi quelques uns des arrêts aux stands les plus rapides en course. Les gars ont été excellents et avec une éthique de travail comme ça, il n’y a aucune raison de ne pas revenir au top avec cette voiture et de ne pas exploiter l’immense potentiel de l’E22. »

Plus généralement, il a aussi livré son sentiment sur l’apport des changements règlementaires. Et sur la question du style de pilotage, Grosjean n’est pas encore satisfait de la version 2014 : « Ce n’est pas aussi plaisant qu’avant, pour être honnête. Il y a beaucoup de récupération d’énergie à gérer et à optimiser. Vous ne pouvez pas courir tout le Grand Prix à 90% comme avant, parfois maintenant vous le faites à 30%. Nous devons juste nous y habituer. Quand vous gagnez, vous aimez et quand vous abandonnez, vous n’aimez pas. En ce moment, c’est un peu frustrant pour le pilote, mais ce sont les règles, nous nous adapterons et tirerons le meilleur d’elles. »

Sur le type de course que l’on risque de voir en 2014, il estime que l’incertitude demeure et que tout n’est pas figé : « Ça ne sera facile pour personne. Nous avons vu quelques uns des favoris sortir ou avoir des problèmes, et d’autres qui ne s’attendaient pas à être si bien placés faire bonne impression. C’est un peu imprévisible pour le moment et il n’est pas facile de savoir où se situe tout le monde. Je pense que Mercedes est bien, comme McLaren. Notre devoir est de revenir parmi eux. »

La prochaine escale du F1 Circus sera Kuala Lumpur, pour le Grand Prix de Malaisie ; une manche qui ne manque pas de défis : « Le premier challenge, en Malaisie, sera la chaleur, l’humidité et les habituelles pluies diluviennes à 4h de l’après-midi ! Pour nous, en tant qu’équipe, l’objectif est d’avancer et de progresser. Le but est maintenant n’avoir un week-end tranquille à Sepang, en travaillant sur notre propre programme en essais libres, puis en tirer les bénéfices pour les qualifications et la course. Sepang est un de mes circuits favoris et je suis impatient d’y être. »


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Ayrton
Ayrton :
ah ben vu là où ils sont , vaut mieux y croire ..... au potentiel !
Il y a 72 mois
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