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Imola 1994 : Ne pas oublier Roland Ratzenberger, et les autres...

Le nom d'Ayrton Senna est sur toutes les lèvres au moment de commémorer les 20 ans de sa mort. Mais Imola a aussi été l'ultime demeure de Roland Ratzenberger, dont le nom ne doit jamais être oublié.

© Sgozzi - Roland Ratzenberger (Simtek), quelques minutes avant son accident© Sgozzi - Roland Ratzenberger (Simtek), quelques minutes avant son accident

Si le week-end d’Imola 1994 est considéré comme un week-end noir, c’est bien que plusieurs évènements tragiques s’y sont produits. Difficile de ne pas ressentir, encore aujourd’hui, le souffle de la déflagration qui a accompagné la mort d’Ayrton Senna, que beaucoup considèrent comme étant l’un des tous meilleurs pilotes de la Formule 1.

Sa présence médiatique a eu deux effets paradoxaux : légèrement effacer la non moins tragique disparition de Roland Ratzenberger, la veille, mais aussi lier finalement le destin de ces deux pilotes que tout, sportivement parlant, séparait au moment de leurs accidents. Aujourd’hui, difficile de parler d’Imola 1994 sans évoquer les tragiques destinées de l’Autrichien et du Brésilien et la chance inouïe de Rubens Barrichello de pouvoir être encore là pour en témoigner.

Le temps semble donner de plus en plus de place à Roland Ratzenberger dans le tableau dépeint par les observateurs de la F1 de ces trois jours qui ont, plus que tous les autres, changé la face de la discipline – avec « l’aide » de Karl Wendlinger, deux semaines plus tard, à Monaco.

Un long chemin vers la catégorie reine
Le chemin vers le pinacle du sport automobile a été pavé d’étapes pour le pilote né à Salzbourg en 1960 (1962 disait-il, pour paraître plus jeune). Débutant en Formule Ford en 1983, il remportera en 1985 les championnats d’Allemagne et d’Europe centrale. Il se fit remarquer en finissant second puis en remportant, en 1986, le Formule Ford Festival, qui marque la fin de la saison. Il succéda ainsi à Johnny Herbert : « Il a remporté une des plus grandes courses dans la carrière d’un jeune pilote », précise le Britannique pour Euronews.


La finale du Formule Ford Festival de 1986

Extrait du Jeux F1 2013
Il se fraie alors un chemin vers la Formule 3 britannique, qui n’est pas vraiment couvert de succès (deux 12ème places sur ses deux saisons). Parallèlement, il s’engage dans d’autres catégories du sport automobile, comme le WTCC en 1987 dont il terminera 10ème, au volant d’une BMW M3 ou encore le BTCC pour quelques courses. En 1989, alors qu’il débute sa carrière en Formule 3000 britannique – de laquelle il terminera à la 3ème place remportant la manche à Donington –, il fait ses grands débuts aux 24 heures du Mans. Il y participera jusqu’en 1993, pour Toyota notamment, avec la 5ème place comme meilleur résultat cette saison-là.

Il s’exporte au Japon à partir de 1990, signant deux victoires (à Fuji en 1990 et au 1000km de Suzuka en 1991), dans le championnat d’endurance proto national.

La F3000 japonaise
En 1992, il s’engage en Formule 3000 nippone. Il y croise un certain Anthony Reid. « C’était une communauté qui se serrait les coudes, comparé, disons, aux courses en Europe » raconte Reid. « Nous avions l’habitude de nous voir et de sortir pour des repas ensemble – nous étions tout un groupe. » Au moment d’évoquer plus précisément Roland Ratzenberger : « C’était un gars vraiment gentil et abordable. Très affable… un gars très sociable. Nous parlions de la course, ou de notre vie en Europe. Nous aimions aller en boite de nuit ensemble, et des trucs comme ça. »

Extrait du Jeux F1 2013
Mais Anthony Reid se souvient aussi du geste de l’Autrichien lors d’essais : « Je venais de remporter le championnat de Formule 3 japonais et grâce à mon succès, j’ai eu l’opportunité de tester une F3000 japonaise. Et donc, nous étions tous à Fuji pour un grand test entre les courses. J’étais sur la piste, essayant de prouver quelque chose… mais j’ai surconduit, en rentrant dans un virage qui s’appelle 100R. C’est un virage extrêmement rapide avec pratiquement aucun dégagement, et si tout se passe bien, vous le passez pied au plancher… autour des 240-260 km/h. »

« Au milieu du virage, […] la voiture est devenue instable et a commencé à partir en travers, et j’ai tapé la barrière si fort que ça m’a enlevé le casque et la voiture est partie à 7 mètres au dessus du sol et s’est retournée, » a-t-il expliqué pour le Bleacher Report. « Le gars immédiatement après moi était Roland, et il a dû faire une embardée pour éviter d’être accroché par ma voiture qui est revenue sur la piste à l’envers, avec moi sans casque. Et ma tête a en fait frotté contre le sol. Il y avait beaucoup de sang sur la piste, et quand la poussière est retombée après l’accident, les commissaires japonais n’ont pas bougé pour me sortir de la voiture parce qu’ils supposaient que j’étais mort. »

« Ce sont Roland Ratzenberger et Paulo Carcasci, les deux voitures derrière moi qui, qui se sont arrêtés… et ils m’ont sorti de l’épave et ont organisé une ambulance. Je me suis réveillé à mi-chemin vers l’hopital. » Les deux hommes ont par la suite couru ensemble en F3000 : « Il était un pilote très rapide, très accompli. » En 1992, l’Autrichien terminera 7ème et en 1993, 11ème ; il côtoiera de jeunes talents comme Eddie Irvine, Heinz-Harald Frentzen ou Mika Salo.


Interview de Roland Ratzenberger après sa pole à Fuji, lors de la saison 1992 de F3000 nippone

La dernière marche vers la Formule 1
Dans les dernières semaines avant le début de la saison 1994 de F1, Roland Ratzenberger parvient à assurer un baquet, avec l’aide de sponsors japonais, pour 5 courses, dans la petite écurie Simtek. Son équipier sera David Brabham : « Je ne le connaissais pas très bien avant que nous ne devenions équipiers. Quand nous avons été engagés tous les deux, je suis venu à Monaco et j’ai passé du temps avec lui. Nous nous sommes entraînés ensemble et avons développé notre relation avant la saison. C’était une bonne relation. Nous essayions de nous aider l’un l’autre, parce que nous étions dans une situation difficile avec l’équipe qui était toute nouvelle, et qui n’avait pas assez d’argent. »

« Il se battait pour avoir de l’argent : il devait toujours en trouver et lever des fonds par lui-même. Il n’est pas né avec cuillère en argent dans la bouche ; ça a toujours été une bataille personnelle. C’est pourquoi il est allé au Japon, parce qu’il pouvait trouver de l’argent. Il serait allé n’importe où pour piloter. Lui et moi avions tous les deux couru au Mans et nous étions dorénavant en F1, ce qui était quelque chose de vraiment unique pour nous. Parvenir en F1 a toujours été son but, et il a réussi, » explique l'Australien pour le site officiel de la Formule 1.

Les débuts sont difficiles : Ratzenberger ne parvient pas, la faute à des problèmes mécaniques et à une météo capricieuse, à se qualifier pour prendre part au premier Grand Prix de la saison, au Brésil. Lors du Grand Prix du Pacifique, en revanche, disputé sur le très obscur circuit de Aïda, au Japon, l’Autrichien parvient à rallier la grille de départ en 26ème et dernière position. Il était le seul pilote à avoir déjà couru sur ce tracé, en tourisme japonais.

« La voiture n’était pas compétitive, donc malheureusement aucun de nous n’a eu l’opportunité de briller, » se souvient Brabham. « Mais c’était le premier pas dans ce qui, nous espérions, allait devenir une longue carrière pour nous deux. » Puis vint Imola.

Dernier acte d’une carrière éphémère
« Il y arrivait au niveau du rythme. Je me souviens qu’à Imola, il avait quelques problèmes avec les freins et l’équipe m’a demandé de piloter sa voiture le jour avant son accident, juste pour voir si les freins étaient OK ou non… J’ai piloté sa voiture et j’ai trouvé que les freins étaient mauvais, donc ils les ont changé, et ensuite son rythme a augmenté, jusqu’au point où nous étions séparé d’un ou deux dixièmes, avant son accident. »

En début d’après-midi, le samedi 30 avril 1994, Ratzenberger commet une erreur et monte sur un des énormes vibreurs délimitant la piste, au niveau d’Acque Minerali, une des chicanes du tracé italien. Il ne repasse pas par les stands pour vérifier l’état de son aileron avant et tente un nouveau tour lancé. A l’abord de la courbe Villeneuve, la moustache viendra se ficher sous l’avant de sa Simtek, la rendant incontrôlable. Il percute le mur en béton à plus de 300 km/h. Fin de l’histoire.

Sans doute, le manque de considération lié à la personne de Roland Ratzenberger et la volonté de ne pas porter atteinte à l'évènement que constituait le Grand Prix d'Imola amenèrent les officiels de la F1 à s'arranger pour que sa mort - dont l'immédiateté n'a jamais fait aucun doute suite à la violence du choc - soit annoncée en dehors du circuit. L'occasion de mettre fin à ce week-end déjà trop marqué par la malédiction fut battue en brèche...

Le choc Ratzenberger et la déflagration Senna
Le lendemain, c’est Ayrton Senna qui perd la vie. Le Brésilien, peut-être touché plus que tout autre par la série d’accidents et la mort de Roland Ratzenberger, avait pris la peine d’emporter avec lui un drapeau autrichien, qu’il aurait brandi si l’occasion lui en avait été donnée. Bien involontairement, son décès va quelque peu occulter, dans l’imaginaire collectif, celui de l’homme qu’il était le seul à vouloir honorer et dont la prise de conscience avait débouché sur les prémices d'une reformation - actée 15 jours plus tard - de l'association des pilotes de Grands Prix (GPDA).

Max Mosley, président de la FIA à l’époque, se souvient pour Reuters : « Ratzenberger était pour moi plus tragique qu’Ayrton, parce qu’il était arrivé là par ses propres moyens et l’aide de sa famille. Il n’avait pas d’argent, il l’a fait par son propre travail et il était vraiment une bonne personne. [Sa] mort aurait été quelque chose d’énorme, sauf que celle de Senna est intervenue le jour suivant. »

Alors que l’attention du monde et de la plupart des grands noms de la Formule 1 s’était tournée vers les funérailles du Brésilien, Mosley avait fait le choix de se rendre à celles de l’Autrichien : « Je sentais que quelqu’un devait le soutenir lui et sa famille. »

Pour Johnny Herbert, alors pilote pour Lotus et ami de Roland Ratzenberger, le week-end d’Imola n’est pas que celui d’une seule tragédie même s’il admet que les situations différaient : « C’est toujours Ayrton, mais vous pouvez comprendre pourquoi c’est toujours Ayrton, parce qu’Ayrton a réussi ce qu’Ayrton a réussi. Roland est presque oublié. A chaque fois que je parle avec des gens, je ne dis jamais ‘’le week-end d’Ayrton’’, c’est toujours ‘’Ayrton et Roland’’. Et je n’oublierai jamais ça et je ne veux pas que les autres gens l’oublient non plus. »

Il ajoute, pour Reuters : « Nous avons perdu un gars vraiment agréable avec Roland qui a travaillé très dur pour être dans la position de devenir un pilote de Formule 1. Vraiment un gars gentil. Il était rare de ne pas le voir sourire. […] C’était un type merveilleux. Il avait un sens de l’humour très bon et très subtil. C’était désespérément triste parce qu’il n’avait pas ce qu’Ayrton avait. Au moins, Ayrton a eu le succès, la reconnaissance mondiale, les funérailles d’Etat au Brésil et le reste. Ratzenberger était juste mort et c’était juste triste pour sa famille, mais il n’a jamais vécu ça. »

Son dernier coéquipier, David Brabham se souviendra toujours de « son sourire ». « Quand je dis ça, je veux dire qu’il appréciait vraiment la vie à l’époque. Il était un beau garçon ; les femmes l’adoraient. Il était fort, il était confiant, il était en forme. Il était ce que vous pouvez appeler l’idéal-type du pilote de course. »

« Les gens disent que parce que Roland est mort au même moment que Senna, il a été oublié. C’est vrai jusqu’à un certain point, mais parlerions-nous de Roland depuis si longtemps si Senna n’était pas mort ce week-end-là ? Peut-être pas. Le fait est que nous entendrons son nom pour toujours, parce que le nom de Senna nous aidera à ne pas oublier. » Il conclut en disant : « C’est un des cadeaux que qu'ils ont donné au sport. Leur décès l’a rendu plus sûr pour les pilotes de course autour du monde. »

Ne pas oublier Ratzenberger, et les autres…
Si tous les pilotes sont égaux face à la mort, qui n’épargne ni les pilotes titrés, ni les pilotes sans palmarès, ni les expérimentés, ni les débutants, la répercussion des disparitions, en revanche, tend à établir une hiérarchie bien humaine : tout le monde se souvient que c’est au volant de F1 qu'Ayrton Senna, Gilles Villeneuve, Ronnie Peterson, François Cevert ou encore Jochen Rindt ont perdu la vie, au sommet de leur gloire et de leur popularité. Mais, pour ces pilotes d’exception, combien existe-t-il de Roland Ratzenberger, de Riccardo Paletti, d’Helmut Koinigg ou de Roger Williamson ? Des dizaines, sans doute. Et ils font tous le sel, à leur niveau, de la catégorie reine.

Les 20 ans du week-end du Grand Prix de Saint-Marin 1994 sont l’occasion parfaite de rappeler que du meilleur pilote au moins bien classé, tous partagent le même rêve et les mêmes aspirations. Et si nombre d’entre eux n’auront jamais l’occasion de faire mieux que se battre pour ne pas être relégués en dernière position, la passion qui anime ces hommes qui nous font rêver est faite du même matériau, celui des rêves de grandeur, de l’excitation du départ et de la frénésie de la course.

Finalement, et bien malheureusement, ces 30 avril et 1er mai 1994, les morts de Roland Ratzenberger et d’Ayrton Senna les ont lié à jamais et, à eux deux, ils ont scellé pour un moment les destinées des hommes qui leur ont succédé. Pour cela, et pour leurs carrières différentes, mais qui les ont mené à partager, l'espace de quelques heures, le même pinacle, n'oublions jamais Roland, Ayrton... et les autres.


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12 réactions sur cet article Donnez votre avis
Profx
Profx :
barric se plante le 29, roland meurt le 30 ...
Il y a 55 mois
darkmika31
darkmika31 :
@Fabien :
Bonjour & bravo pour ce très bel article, fort bien documenté et très émouvant.
Replonger dans cet atroce we est une sorte de mal nécessaire... d'un côté on aimerait ne l'avoir jamais vécu, mais de l'autre on ne veut rien oublier, c'est assez dur émotionnellement, je trouve.
Juste une petite remarque : dans le dernier paragraphe, "ces 29 avril et 1er mai 1994" devrait être corrigé par "ces 30 avril et 1er mai 1994".
Encore merci pour votre super boulot, et à bientôt
Il y a 55 mois
Profx
Profx :
pour ceux qui ont remarque un detail :
la crashbox ( le nez) est restee entiere , car l angle n etait pas celui teste pour l homologation cad > 90 degres. je n ai aucun souvenir d avoir vu ( a par maldo sur guiterez il y a peu) de crash ou l angle etait de 90degre ou du moins qu il en ai ete proche
Il y a 55 mois
darkmika31
darkmika31 :
@Profx :
Kubica au Canada ? (je me souviens plus de l'année par contre)
Il y a 55 mois
darkmika31
darkmika31 :
@Profx :
Räikkönen dans le dernier tour du GP au Nürburgring après le bris de la suspension ? (2005 ?)
Ralf Schumacher à Indianapolis dans le banking ? 2003 ?
C'est terrible, j'ai bcp de mal à retenir les années. Je ne suis pas sûr non plus que les chocs étaient à 90°, mais en tout cas ils n'étaient pas frontaux il me semble.
Il y a 55 mois
Aifaim
Aifaim :
Roland Ratzenberger devait courir les 24 heures du Mans en juin. En hommage à un pilote qui avait fait la plus belle partie de sa carrière au Japon où son talent et sa personnalité avaient marqué les esprits, la carrosserie de la Toyota porta son nom avec ceux de l'équipage.
Il y a 55 mois
Profx
Profx :
90degres ce serai tapper dans un mur de face sans rien faire ou pouvoir faire pour l eviter. ce qui ne me semble pas etre tres frequent surtout a tres haute vitesse
la securite des circuits ne semble pas autorise un obstacle permettant cela

ce que je veut dire c est qu autant roland que senna , berger et tant d autre , les chocs sont bien plus proches des 45 degres que des 90
une des roues touchant l obstacle soit un peu avant soit en meme temps que le nez . dans le cas de roland , l image la plus frappante etait la cellule dite de survie qui etait dechiree sur toute sa longueur presque du cote de l impact

Roland n as vraiment pas eu de chance , car si ce virage s appellait villeneuve c etait suite a un crash dans les memes conditions de trajectoire de gillles

ce n est peutetre qu une impression , j avoue ne pas avoir tente la chose mais a mes yeux si on fout un coup de pieds sur le cote du nez , celui pourrai casser ne faisant du coup absolument pas ce qu on attend de lui
Il y a 55 mois
Aifaim
Aifaim :
Ce qui a tué Ratzenberger, c'est avant tout l'absence de dégagement lorsqu'il est sorti de la piste : Un grand bac à graviers lui aurait sauvé la vie. Dans des conditions de piste similaires, que serait-il advenu d'Alonso au GP de Malaisie 2013 avec son train avant "surélevé" par son aileron avant ?
Il y a 55 mois
Aifaim
Aifaim :
Profx@, j'essaie de vous imaginer donnant un coup de pied latéral au museau d'une Formule 1. Pour la voiture, je ne sais pas, mais je crois que votre nez pâtirait certainement du choc émanant de la rencontre du poing du mécanicien le plus proche ...
Il y a 55 mois
Profx
Profx :
ca c est sur lol
mais je trouve que par exemple dans les accidents de ce fameux week end la , les deux nez ( des voitures ) a part la perte de leurs moustaches , sont rester assez entier
si mes souvenirs sont bons c etait les attaches sur le chassis qui avaient laché
Il y a 55 mois
Tutetay
Tutetay :
Merci beaucoup pour cet article, et d'avoir pu me faire connaitre cet homme et son histoire. Je n'avais que 5 ans ce jour là, et déjà fasciné par le bruit strident des moteurs de l'époque.. Je me souviens surtout des larmes de mon père. Quel jour funeste.
Il y a 55 mois
FW14B
FW14B :
Ratzenberger avait l'air d'être sympa en plus... Et il faut rappeller aux plus jeunes que courir sur Simtec, Pacific, et autres, ça n'avait rien avoir avec Marussia ou Caterham. Qualifiées une fois sur trois, pas de médias, tout le monde s'en fichait! 94, c'est aussi Wendlinger à Monaco, fin de carrière...
Il y a 55 mois
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