> > > > Vergne le Maudit

Vergne le Maudit

Jean-sains-Veine, pilote de Bufflon Ardent, souffre d’une étrange malédiction qui le condamne à ne jamais voir l’arrivée d’une Grande Parade. Est-ce la Providence, ou un Malin Génie ? Pendant qu’il s’interroge, Mini Kyatov, entre deux biberons, enchaîne les hauts faits.

© Peter J. Fox, Getty Images - La scoumoune le poursuit© Peter J. Fox, Getty Images - La scoumoune le poursuit

LE COMTE DE MONCET

Si le malheur des uns fait le bonheur des autres,
Le triste Jean-sans-Veine – infortuné pilote -
A dû émerveiller plus de trois cents cohortes.
Voici ce pauvre hère, qui chacun ravigote :


JEAN-SANS-VEINE

Ecoutez la complainte d’un mal-aimé du sort.
Ô Fortune ! Ô Destin ! Quels mauvais coups encore
Préparez-vous dans l’ombre, de votre puissant mors ?
Ô ! Jamais je ne ris ; mais je chante ma mort.

Qu’ai-je donc fait au ciel, pour qu’il me tourmentât ?
Aurais-je perpétré le crime d’apostat ?
Me serais-je montré au Seigneur trop ingrat
Pour être ainsi la cible de tout l’épiscopat ?

Je m’en remets à Vous. Je vous en prie, Seigneur,
Je ne suis point pécheur ; exaucez ma faveur,
Pour que sans trop de peur, et encore moins de heurts,
Je puisse me lâcher sur l’accélérateur .

Je regarde Daniel ; j’y vois partout la joie.
Je regarde mon sort ; je n’y vois que l’effroi.
Je Vous prie seulement de m’aider quelquefois.
Et ne Vous demande pas de gagner un tournoi.

Quand j’abandonne hélas, pour quitter l’hippodrome,
Je parcours le paddock tel un triste fantôme,
Qui n’a que la déveine pour déplorable axiome,
Et qui n’a que des larmes pour malheureux idiome.


MINI KYATOV

Tu as vécu, Jeannot ! Tu es trop affaibli,
Par le sort accablé, par le sort avili.
L’avenir m’appartient ; tout petit je grandis.
Et je ravis déjà un public ébaudi.


Formule Avoine, Vergne et Toro Rosso Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




2 réactions sur cet article Donnez votre avis
ClimJark
ClimJark :
T'avais dit que t'y toucherais plus.

Tu te fais du mal.

Et ce n'est pas sur que tu lui fasse du bien

Rappelons nous ses essais à Abou Dabi en 2010

et ce que les chiens aboyaient de Romain en 2012

Des allers et retours de la Roche Tarpéienne au Capitol (Comme dirait Sébastien)
Il y a 69 mois
Aifaim
Aifaim :
Orage, ô mon espoir, ô bitume détrempé,
Au moindre cumulus, il me prend d'espérer
Qu'une pluie diluvienne tombera des nuées
Afin que mon talent puisse lors s'exprimer !

Mais à quoi bon rêver à la bonne fortune
Alors que j'estois né par une nuit sans lune,
Ce n'est point de mon art que viennent les lacunes
Mais de ce destrier auquel je voue rancune

Du fond de l'écurie, j'ai la poire d'angoisse,
A neuvelle mortecouille se collera ma poisse !
Dès que noises surviennent, c'est pour moy, j'en Erite
Quand bien je n'ai point fait pour en glaner mérite.

Je ne puis me résoudre à conchier ma monture,
Donner tort aux rosses, aux chevaux de retour,
Haridelles efflanquées aux bien piètres allures
Qui rentrent à l'écurie plus souvent qu'à mon tour.

Point besoin qu'on me moque et que d'aucun me raille,
Chaque tournoi je suis bel, d'estoc et de taille
Fais montre au suzerain ma force à la bastaille
Et ne mérite point voir revenir la paille.

Onques à chaque tournoi, il me vient grand tourment
De voir bonne fortune tournée au garnement
Qui gagne ses éperons un peu plus chaque fois
Jusqu'à se voir déjà levé sur le pavois.

Il me faudra lui faire mettre genou à terre,
Cul par-dessus tête, si vite que je le pusse,
Et tant pis palsambleu si Poutine en colère,
Menace de dénoncer l'amitié franco-russe !
Il y a 69 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.

Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.