> > > > Nouvelle controverse autour de la subvention publique à Austin

Nouvelle controverse autour de la subvention publique à Austin

Depuis son arrivée au calendrier de la F1, le Circuit of Americas a toujours été au coeur de la controverse par rapport à la subvention publique accordée par l'Etat du Texas. La controverse est relancée à l'approche de prochaines élections politiques.

© Mercedes - Le Circuit des Amériques va recevoir 250 millions de dollars sur 10 ans© Mercedes - Le Circuit des Amériques va recevoir 250 millions de dollars sur 10 ans

L'histoire de la F1 et des Etats-Unis n'a jamais été simple et Austin ne fait pas exception. Le principal motif de discorde est la subvention publique de 250 millions de dollars, prévue pour couvrir les frais à verser à la FOM.

Ainsi en 2011, le Sénat du Texas avait refusé le versement de la première tranche de 25 millions de dollars, avant que la situation ne soit régularisée un an plus tard lorsque l'épreuve inaugurale a pu avoir lieu. Ces paiements s'inscrivent dans le cadre du Major Events Trust Fund, qui a pour objectif d'attirer des événements majeurs au sein de l'Etat pour en assurer la promotion.

Désormais, le débat se porte sur l'aspect technique de la demande de fonds émise par le circuit d'Austin. En effet, le journal local, San Antonio Express News, a publié des informations selon lesquelles les documents nécessaires pour obtenir une telle subvention n'auraient pas été présentés, ce qui remettrait en cause le principe même de la subvention.

Ainsi Jerry Patterson, le responsable des propriétés détenues par le Texas, a déclaré : « Le processus a été saboté dès le départ. Il était alors clair et c'est encore plus clair maintenant que les statuts n'ont pas été respectés. » Il a donc tenu à faire savoir qu'il n'était ni en faveur, ni opposé à la F1 mais il reproche que la réglementation mise en place n'a pas été respectée.

La défense des dirigeants du circuit est articulée autour du fait que la demande officielle n'a pas été formulée par écrit mais que la parole de Bernie Ecclestone était suffisante. Bobby Epstein, le président du circuit, a ainsi répondu à travers une interview accordée à la chaîne de télévision locale Kxan-TV : « Dominos Pizza ne vient pas vous livrer une pizza chez vous si vous ne les avez pas appelés pas pour leur dire que vous êtes intéressés pour en avoir une. Un Grand Prix n'arrive donc pas comme ça non plus. »

Il a ainsi affirmé que les statuts du fonds ne précisaient pas si la demande devait être formulée de manière écrite ou orale. Il estime donc que son organisation n'a pas de crainte à avoir quant à la légitimité de sa demande.

Une telle réponse n'a évidemment pas calmé les opposants au projet, comme le montre la déclaration de Tom Smith, le directeur de l'ONG locale Public Citizen : « Un demandeur de coupons alimentaires ou pour la sécurité sociale doit soumettre une demande signée et fournir tout un tas de preuves pour être éligible. Pourtant, un opportuniste peut arriver et dire : "Oh nous avons une demande orale, nous devrions recevoir un quart de milliard de dollars" ? Cela n'est pas crédible. »

Cette affaire ressort maintenant alors que des élections locales se profilent. Or le San Antonio Express News ne manque pas de souligner que le milliardaire BJ McCombs, un des actionnaires du circuit, est un gros contributeur aux campagnes de la contrôleuse de l'Etat, Susan Combs, du gouverneur, Rick Perry et du procureur général du Texas, Greg Abbott. Ainsi selon les comptes de campagne publiés, il aurait versé 669.054 dollars entre 2000 et mars 2014 aux différentes campagnes de ces trois personnalités impliquées dans les versements effectués au Circuit des Amériques.

Cela ne devrait pas remettre en cause la tenue de la troisième édition du Grand Prix, le 2 novembre prochain.

Avec la participation de www.Racingbusiness.fr


Economie, Circuits et Austin Suivant Précédent Imprimer l'article Envoyer l'article par e-mail à un ami




7 réactions sur cet article Donnez votre avis
Néos
Néos :
On voit ici (de nouveau) que la FOM met clairement en difficulté les organisateurs des Gp. Déjà moi je trouve inadmissible que des fonds publiques, subventionnent un projet prive. 250 M... mais est-ce qu'ils parviennent à couvrir leurs frais durant le week-end de course ? C'est la question que je me suis toujours posée.
Il y a 47 mois
Profx
Profx :
en tant que "projet prive" ? absolument pas
et c est meme impossible
en tant que projet publique ?
oui ca peut le faire
si on compte les recettes de totues sortes qui sont engendree , ca peut le faire

un grand prix de f1 prive , oui ca existe : silverstone
mais sauf erreur ils ont deja droit a un raait de la part de la fom et en plus c est un ensemble de chose qui sont beneficiare de ce grand prix

mais sinon , les grand prix meme si ils sont geres par le prive , ne sont pas vraiment des entreprises privees . l impact est publique regional voir nationale

entre les emplois direct et indirect creer , l image donnee par cet "event" , oui c est rentable au niveau publique
Il y a 47 mois
arno
arno :
La FOM n'oblige personne à construire un circuit et encore moins à s'engager avec elle pour pouvoir accueillir un GP de F1, et si personne ne peut ou ne veut payer les sommes demander par la FOM soit elle cherche d'autres candidats soit elle baisse son tarif.

C'est toujours la même rengaine à chaque organisation d'une manifestation sportive certains accusent les instance dirigeantes de tous les maux.

On a déjà eu droit à ce discours pendant la coupe du monde au Brésil comme si c'était le FIFA qui avait obligé le Brésil à candidater et a dépenser de l'argent public pour construire des stades et on va avoir droit à la même polémique pour l'Euro de Football sur la facture des stades que nos élus ont décidé de construire à grand renfort d'argent public qu'ils n'ont pas et dont les habitants des villes qui accueilleront l'événement verront leurs impôts locaux augmenter pour financer des équipements inutiles.

Les seuls responsable de tout cela ce sont les politiciens qui trouvent utile d'utiliser l'argent des contribuables pour subventionner tout et n'importe quoi.

A ce titre le cas Suisse est intéressant puisque la ville avait voté la construction d'un stade pour accueillir le Grasshopper et le Fc Zurich.
Ce que chez nous on appelle le conseil municipal vote la construction d'un nouveau stade dédié au football.
Bilan les habitants mécontents font le nécessaire pour obtenir une votation et le projet de construction est rejeté.

Bilan laisser les politiciens dépenser l'argent des contribuables sans le moindre contrôle mène toujours à des abus.
Il y a 47 mois
Néos
Néos :
@Profx
Intéressant, merci. Mais il me semble que tout les Gp sont organisés par des organismes ( ca tombe bien ^^) privés, non ?

@arno

La différence avec la Coupe du Monde c'est qu'il en va de la tenu de l'évènement. Pas de Stade, pas de match, pas de Coupe du Monde. Fiasco.
Tandis que là on a un circuit qui est déjà construit donc logiquement, le Gp peut avoir lieu. Et la FOM réclame des sommes colossales, tous les ans, a tout les organisateurs de chaque Gp.
Cette situation m'échappe totalement. Non pas dans le fait de devoir verser des sommes mais plutôt la hauteur des montants.
Il y a 47 mois
Buchor
Buchor :
@Neos: Sauf que sans ces subventions publiques, la tenue du GP ne peut avoir lieu.
De plus, il ne faut pas oublier que l'état du Texas ne le fait pas à perte. En effet, après chaque GP des deux dernières années, une étude commanditée par l'état prouve par A + B que l?événement rapporte plus en impôts et taxes directs ou indirects que le montant de la subvention. Ces études sont faites pour s'assurer que les subventions ont du sens.
Il faut ajouter à cela les emplois que cela maintien ou même créé.

Il faut arrêter de systématiquement bloquer uniquement sur la subvention (la dépense) et voir un plus loin en étudiant les retombées sur l'économie locale, qui elle même remplie à son tour les caisses publiques.
Il y a 47 mois
arno
arno :
@Néos
Des circuits pouvant accueillir la F1 n'est pas ce qui manque dans le monde et donc la FOM à l'embarras du choix pour décider ou se dérouleront les GP après elle demande aux organisateurs de payer un montant (différent selon les endroits) pour que un GP se déroule chez eux.
Ensuite libre aux organisateurs d?accepter ou non, et si le montant est trop élevé il suffit de dire non, et si la FOM demande selon-vous des sommes colossales c'est parce qu'il y a des gens pour payer.

Et la FOM n?exige pas de tout le monde le même tarif et certain ne payent pas grand chose : Monaco: 0, Monza : 4M et Montreal a signé un contrat de 10 ans pour 10M indexé à 4% par an.

Le problème ce n'est pas la FOM mais ceux qui font le choix de dépenser de l'argent public pour avoir un GP de F1.
Si les montants réclamés par la FOM pour la tenu d'un GP était un investissement rentable n' ayez crainte il y aurait une structure privé qui apparaîtrait pour collecter les fonds nécessaire à sa tenu.
Seulement comme les politiques viennent mettre leurs doigts boudinés dans la gestion d'affaire qui relève du privé ils empêchent la loi de l'offre et de la demande de fonctionner.
Il y a 47 mois
chris_lo
chris_lo :
@ arno
si tu prends l'exemple de la Coupe du Monde au Brésil, il faut savoir que les organisateurs (donc l'état du Brésil) touche une somme ridicule sur le prix des billets et les contrats pubs négociés par la FIFA

en gros, le seul moyen de retomber sur ses pattes est d'espérer que ça booste à mort le tourisme et que les visiteurs viendront en masse se loger, manger, se divertir et acheter des trucs sur place durant l'événement. En fait, il faut que ça booste la croissance, sinon aucun intérêt.

il est vrai que dans le cas du Brésil, malgré le contexte économique et social difficile, les stades ont au moins le mérite d'avoir été fait aussi pour les clubs locaux (cas de figure aussi pour l'Euro 2016 en France), donc indirectement ce n'est pas un mal pour les clubs et supporters de foot au Brésil à moyen/long terme.

par contre, le gouffre, ce sont les J.O. (bientôt à Rio) car ça concentre tout sur un lieu et beaucoup d'infrastructures ne serviront pratiquement que pour cet événement.

ça devrait vraiment être plus du donnant donnant, les comités olympiques et fédérations sportives savent bien que l'organisation d'évènements poussent les pouvoirs publics à avoir les yeux plus grands que le ventre, alors même que les retours sur investissements sont difficile à juger (même s'ils ne sont pas négligeables).
Il y a 47 mois
Laisser votre avis
Cet article a plus de deux mois. Les commentaires sont fermés.

Toutefois, vous pouvez nous joindre via la page de contact pour signaler tout problème à la rédaction.






Ce site internet est non officiel et n'est associé, par aucun moyen, avec les entreprises du Formula One Group. Plus d'information dans nos mentions légales.