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Les dettes de Marussia s'élèveraient à plus de 50 millions de dollars

Alors que l'aventure de l'écurie Manor/Marussia en Formule 1 semble définitivement terminée, le passif de l'équipe s’élèverait à plus de 50 millions de dollars face à plusieurs créanciers de renom, dont leur ancien pilote, Timo Glock.

© Marussia - Le bout du tunnel est loin pour Marussia© Marussia - Le bout du tunnel est loin pour Marussia

Tous les actifs de la défunte équipe Marussia ont été mis aux enchères, ce qui a signfié la fin de l'équipe et de sa présence en Formule 1, même si celle-ci est toujours inscrite dans la liste des engagés en 2015.

Malgré tout, il est vraisemblable que l'écurie ne soit pas présente la saison prochaine, et qu'elle ait d'autres préoccupations, notamment financières, à régler. En effet, l'équipe a accumulé pas loin de 50 millions de dollars de dettes envers divers créanciers, comme l'a révélé le journaliste Christian Sylt, spécialisé en économie de la Formule 1, après avoir analysé les documents administratifs de l'écurie.

Selon le journaliste, Marussia devrait notamment plus de 30 millions de dollars à Ferrari, McLaren et Pirelli, qui leur avaient fourni respectivement des unités de puissance, des boites de vitesse et des pneumatiques pour courir la saison 2014.

Plus étonnant, Marussia devrait encore la coquette somme d'un million de dollars à son ancien pilote, Timo Glock. L'Allemand a couru pour Virgin/Marussia à compter de sa création en 2010, quittant l'équipe qui ne pouvait assumer son salaire fin 2012.

L’administrateur chargé de la liquidation de l'entreprise, Geoff Rowley, a déclaré au journal The Telegraph que celle-ci va « souffrir d'un manque à gagner important, même si les actifs de l'équipe sont mis aux enchères. »


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4 réactions sur cet article Donnez votre avis
Nicolas
Nicolas :
50 M$, ça aurait pu être bien moins si l'équipe avait pu toucher la prime pour ses points...
Le liquidateur finira par prononcer l'équivalent de la "clôture pour insuffisance d'actifs" et les créanciers feront une croix sur leurs espoir de récupérer leur billes. Quand l'écurie aura alors cessé d'exister, il n'y aura plus aucun recours et l'Histoire sera passée par là.
Je souhaite sincèrement que 2015 ne soit pas une copie de 2014 !!!
Bonne année à tous.
Il y a 33 mois
chris_lo
chris_lo :
effectivement, cette dette rapportée au 41 millions $ que l'équipe aurait dû percevoir grâce aux points marqués, ça fait réfléchir... reste qu'il aurait malgré tout fallu lâcher + de 40/50 millions € pour courir en 2015 même avec cette prime en poche, et sans assurance d'en retoucher en fin d'année (car l'exploit de Marussia sera plus difficile à réaliser en 2015).

par rapport aux créanciers, je ne trouve pas normal que la prime n'ait pas été versée ceci dit...
Il y a 33 mois
Nicolas
Nicolas :
C'est surtout un coup vache car réduire les dettes au maximum aurait pu rendre la liquidation efficace; une fermeture "propre". On ne peut pas nier que Marussia a joué de malchance, ça ne vaut pas le goudron et les plumes pour autant.
Ca va encore que les créanciers impliqués ne sont pas en danger à cause de cette défaillance, sinon, ce sacrifice forcé aurait pu emporter quelques dominos avec lui...
Mais bon, trois courses manquées, c'est un argument qui se tient pour faire sauter la prime.

En droit français, quand la clôture pour insuffisance d'actif est prononcée, les créanciers n'ont plus de recours et les poursuites s'arrêtent. Je ne sais pas ce qu'il en est à l'étranger et je ne suis pas sûr que ce soit aussi protecteur partout. Dans certains pays, des lampistes finissent dans un caniveau pour moins que ça...

Il y a 33 mois
Aifaim
Aifaim :
Nicolas@, l'article n'est pas exhaustif sur la liste nominative des créanciers. Il ne cite que les plus connus. La preuve, c'est qu'au cumul on arrive à un total de 31 millions contre un total estimé à 50.

On ne saura jamais les ravages de l'onde de choc dans les rangs des sous-traitants et autres "petits" prestataires mis en danger par ces impayés.

Bien sûr, votre remarque signifiait qu'aucun des noms cités serait contraint de quitter la Formule 1. Mais, même si c'est tout à fait juste et - peut-être - anticipé dans la gestion, cela peut avoir une incidence sur le budget, des économies ici ou là dont nul peut mesurer l'impact.
Il y a 33 mois
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