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Jusqu'au bout de l'ennui dans les rues de Bakou

Le Grand Prix d'Europe à Bakou n'a pas vraiment été une réussite du point de vue du spectacle. Un tracé sans aucune surprise, ni difficulté majeure et des pilotes très sages n'ont pas animé un week-end pauvre en événements.

© Red Bull - Une course à Bakou ? Pourquoi pas après tout...© Red Bull - Une course à Bakou ? Pourquoi pas après tout...

L’Azerbaïdjan a accueilli sa première course de Formule 1 le week-end dernier sur une piste tracée dans la cité médiévale de Bakou. Mais si le cadre et l'environnement ont offert un décor somptueux pour la discipline, le spectacle n'a pas vraiment été au rendez-vous durant la course.

Constitué de longues lignes droites et de nombreux virages à 90°, le circuit n'a pas réellement répondu aux attentes des organisateurs qui s'attendaient à avoir une course spectaculaire, notamment dans le passage du circuit qui emprunte la vieille ville et qui se rétrécie pour ne laisser la place qu'à une seule monoplace pour se faufiler entre les murs.

Au lieu de ça, et au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents, le Grand Prix a été une procession ennuyeuse de Formule 1, battant des records de vitesse de pointe et se doublant principalement dans la ligne droite de départ grâce au DRS et au phénomène d'aspiration.

La seule lutte en piste qui avait un peu d'enjeux a été rapidement tronquée par une pénalité idiote infligée à Kimi Raikkonen désigné coupable d'avoir coupé la ligne blanche d'entrée des stands, tout comme de nombreux autres pilotes durant la course qui n'ont, quant à eux, pas été inquiétés.

Finalement, la piste tant vantée de Bakou n'est pas sans rappeler celle tant critiquée de Valence, qui a servie de cadre au Grand Prix d'Europe durant quatre saisons et qui n'a pas non plus apportée satisfaction au petit monde de la Formule 1.

Est-ce que l'Azerbaïdjan aura cependant plus de chance de voir son nom perdurer un peu longtemps dans la discipline ? Sans aucune tradition dans le sport automobile, sa présence au calendrier le rend déjà anachronique, et avec un tracé qui ne fait pas l'unanimité, peu d'atouts sont donc de son côté. Mais on sait très bien que Bernie Ecclestone et la FIA voient souvent des avantages extra-sportif à fréquenter des pays qui n'ont pas vraiment tradition à accueillir la Formule 1...qui n'en est pas à une incohérence près...


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11 réactions sur cet article Donnez votre avis
Nicolas
Nicolas :
C'est sûr que ceux qui attendaient un carnage ont dû être déçus ! Mais est-ce vraiment ça le spectacle ?
Certes, la course a pu être ennuyeuse car sans gros événement, sans longue lutte acharnée mais il y a quand même eu quelques passes d'armes, beaucoup de dépassements et quelques remontées. C'est ce que beaucoup demandaient.
si on compare avec les essais libres, la course montre une prise de repères efficace de la part des pilotes qui ont ensuite su éviter les pièges. Le résultat est plutôt propre et confirme que les pilotes de F1 sont les meilleurs, même sur un circuit qu'ils fréquentent pour la première fois.

Côté organisation, Baku ne s'en sort pas mal du tout pour une première. Peu auraient parié sur la finition à temps des installations. Par contre, on voit que ça pêche côté sponsoring car les panneaux "Bien joué Baku" étaient absolument partout et dénotent le manque d'intérêt des sponsors pour la destination.

Savoir si l?Azerbaïdjan restera au calendrier de la F1 à l'avenir dépendra surtout du financement de l?État, en fonction des retombées de cette première édition.

Quant à savoir si cela peut initier un intéressement durable de la population aux sports auto, mystère.

Si on prend du recul, une course auto, c'est des voitures qui tournent en rond un certain temps. Si les amateurs éclairés y voient des attraits précis, le novice peut n'y rien trouver d'intéressant. La F1 étant une machine à faire du fric et qui se moque bien de l'intérêt de ce qu'il se passe sur la piste, les "aspects extra-sportifs" prennent de plus en plus d'importance. Tant que l'Azerbaïdjan pourra payer...
Il y a 34 mois
Aifaim
Aifaim :
"Voyage au bout de l'ennui", pour paraphraser Céline ?
Et alors... Où est le problème ?
"au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents (...) Ah ? C'est cela qui est intéressant dans un Grand Prix ? Comme une course de voiliers n'est intéressante que si des skippers se perdent en mer ?

le "phénomène d'aspiration"... J'aime le "phénomène" comme si c'était facile et sans danger. Il est vrai que c'est la faute des pilotes de F1, beaucoup trop adroits pour perdre le contrôle de leur monoplace.

Alors, la solution est aisée : Enfermez les pilotes et donnez leurs baquets à leurs jeunes collègues du GP2 pour avoir un lot de sorties de route, de voitures transformées en sculptures de César, un festival de maladresses, etc...

Je n'ai pas suivi ce grand prix pour de mancelles raisons et donc un week-end riche en événements...
Comme les rillettes de la ville susnommée : Tout est question de valeurs, de goût et de choix.
Il y a 34 mois
Zeits
Zeits :
J'ai l'impression que c'est une critique de professionnalisme de nos 22 acteurs .... Ils ont fait leur boulot contrairement à la moitié du plateau de GP2. (Demander à Mitch Evans il doit encore être fou de rage aujourdui)

La course n'était pas la plus palpitante mais très loin d'être mauvaise.
Il y a 34 mois
Axel@MotorsInside
Axel@MotorsInside :
Attention, je ne dis pas qu'il fallait des accidents et que les pilotes n'ont pas fait leur boulot pour assurer le spectacle.

Je remet en cause simplement la nature du tracé qui, avec ses longues lignes droites pour dépasser et son peu de virages "pièges", n'a pas permis aux pilotes de faire autre chose que des dépassements en bout de ligne droite ;)

Sur le papier, le circuit (et dans une moindre mesure la course de GP2) promettait mieux que le spectacle offert dimanche.
Il y a 34 mois
Aifaim
Aifaim :
Axel@, vous savez ce que disait Bernard Hinault à propos du Tour de France : "ce sont les coureurs qui font la course". Il sous-entendait par là que la nature des étapes et le découpage de l'épreuve sont secondaires.

Il faut donc analyser leur comportement en course à Bakou.
Le "responsable", c'est que le choix vraiment professionnel, celui de l'efficacité, a été suivi par tout le monde sans exception. Ce qui pimente une épreuve, ce sont des pilotes qui tentent des opérations, des paris, des choix a priori illogiques voire suicidaires. Cela marche ... parfois, comme Hamilton à Monaco, mais souvent, non.
Cette fois, personne n'a tenté un "truc pourri" qui aurait déstabilisé la course. la question à se poser est : Pourquoi ? La liste qui suit n'est pas exhaustive.

1° Le circuit est inédit donc fatalement moins bien assimilé et piégeux. Tant les essais que la course annexe (GP2) l'ont montré.
1bis° Disposant d'infiniment moins de datas que d'habitude, les ingénieurs ont été prudents vis-à-vis d'une stratégie audacieuse.
2° Comportement d'attente que d'autres aillent à la faute et qu'ainsi la course se décante et soit propice à bien figurer à l'arrivée
3° Nous sortons d'une série de grands prix où les accrochages ont marqué les esprits. La critique ne s'est pas privée de vilipender les fautifs et présumés tels. Un nouvel accident serait mauvais pour le pilote, surtout s'il est récidiviste, au sein et à l'extérieur de son équipe.

Un dépassement en bout de ligne droite n'est pas si aisé puisqu'il s'agit d'un duel au freinage... Et une belle défense est tout aussi admirable qu'un dépassement réussi. Si les amoureux du football s'extasiaient autant sur une parade efficace d'un gardien que sur les buts marqués, ils prendraient plus de plaisir à regarder les rencontres. ici, c'est la même chose.

Franchement, pourquoi risquer de se faire fermer la porte ou embarquer hors trajectoire alors qu'immanquablement, la ligne droite suivante permettra à l'autre concurrent de repasser devant ? Le rôle des pilotes est aussi de se montrer efficace. Monaco est Monaco, mais il est des moments où une bonne ligne droite offrirait des possibilités de se désengluer du peloton. Rien est parfait en ce monde...
Il y a 34 mois
Nicolas
Nicolas :
@Axel:
Pas de problème, ce n'est effectivement pas le sens que nous avons compris et nous sommes bien d'accord. Mais il faut bien avouer qu'il y a une partie de l'audience de la F1 qui n'attend que les cartons spectaculaires faute de comprendre le reste. De ceux-là, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils aient trouvé cette course intéressante.
Aifaim l'a bien mentionné, la plupart des équipes comptaient sur une safety car, voire même plusieurs et ont basé leur stratégie sur ce pari. L'inconvénient est que cela les a incitées à la prudence, au point que personne n'en a déclenché.

Le circuit, quant à lui, n'a peut-être pas été piégeux pour la course, mais les essais et qualifs ont bien apporté des surprises. Que se serait-il passé en cas de pluie sur cette piste provisoire bien lisse ?
Pas de pluie, c'était pas le jour, c'est tout...
Autre point, la fiabilité a joué des tours mais les circonstances ont été plutôt clémentes et les pilotes concernés ont réussi à se dégager très rapidement, sans créer d'obstacle.
Même le petit accrochage au premier virage n'a pas laissé assez de débris sur la piste pour causer de crevaison.
Si le circuit est renouvelé pour une prochaine saison et qu'une seule de ces circonstances est différente à ce moment là, la situation risque d'être nettement plus compliquée à gérer.

Comme l'a souligné Aifaim également, L'absence de données a fait qu'aucun pilote ne savait à qui s'attendre ni ne pouvait prévoir de man?uvre d'attaque. On en a vu essayer ici et là, faire plusieurs tentatives, renoncer ou réussir.
On peut parier que les simulateurs vont vite disposer de données pour s'entraîner...
Il y a 34 mois
Profx
Profx :
j ai entendu que cetaine equipe ne voulait pas voir leur pilote utiliser de trop le simulateur ayant pour faire cela des pilotes specialisés ... comme je l ai deja dit entre un simu et la realité il y a un gouffre que je ne voispas etre comblé avant de tres tres nmbreuses annees .. comme un pilote d avion chargé de simuler une situation ou un crash aurai peutetre pu etre evité isait : nous on sais ce qui nous attend , on as aucune raison de craindre pour notre vie et si on se plante on appuye sur le bouton reset et tout est reparé. celui qui pilotais ce jour la lui n avait as ces infos et sa situation etait critique
le point commun est me semble t il evident
dans le simu un piote ne peut pas se faire mal meme en entrant dans un mur ... mais un piote sur la vraie piste lui peut . de plus les sensations ohysique ne sont pas presente ou pas au meme niveau d ou un gouffre impossible actuellement a comblé.
aifaim ne jouons pas les innocents , les epreuves au stattes qi ont le plus de succès populaire sont ceux qui sont les plus accidentogenes . depuis toujours l homme aiment voir du sang ( si c est pas le sien) et aujourd hui le cirque a ete remplaceé par les courses de voitures etc
pour ce cas de bakou ; je suis desolé mais je pense que le tracé eytait propice a des accidents , le gp2 en courses , les f1 en qualif nous ont montré les risques de la piste. mais la les pilotes se la sont un peu joué rentier plutot que goldenboys ... peutetre que l explication du manque d info sur la piste les ont contraints a ce comportement
Il y a 34 mois
Aifaim
Aifaim :
"depuis toujours l homme aiment voir du sang"... C'est certain et ce n'est pas d'aujourd'hui ! Il y a eu les jeux du Cirque puis, à l'époque de la Formule Avoine, les joutes étaient un spectacle apprécié avant que la place de Grève ne devienne un lieu de supplice pour les voleurs sous le regard de ses collègues pourtant promis au même sort à plus ou moins long terme... Et je ne parle pas de la guillotine en public.

Pour les pilotes, c'est du pragmatisme : Le risque est toujours une éventualité possible à condition qu'elle comporte une chance d'être payante. Un accident n'est jamais une "chance" ... Apparemment, ils en ont jugé autrement.

Les simulateurs actuels sont aussi réalistes que ceux des pilotes d'avion. Pour en avoir un dans ma famille, c'est extrêmement efficace et pertinent. Mais pour eux comme pour les pilotes de course, le stress est très travaillé et, s'il existe toujours, il est très "reculé" par rapport à un conducteur lambda. J'ai toujours été sidéré par le comportement des pilotes s'extrayant d'une voiture après une grosse cabriole, encore capable de saluer le public et regagner son stand sans signe de "choc". Il me revient un grand prix de Monza où Warwick avait eu un accident spectaculaire, était sorti de la voiture puis avait couru à son stand pour prendre la voiture de réserve.
Il y a 34 mois
Grand tout sec
Grand tout sec :
Sur le Grand Prix en général, comme le dit Axel au début de l'article, l'environnement autour est peut être très beau mais franchement à part pour fournir les dollars à Bernie, qu'est ce qu'ils sont aller faire là bas ?Bernie crache sur Monza, Montréal, les circuits français et menace l'Allemagne mais accueil Bakou. C'est ça l'avenir de la discipline reine du sport automobile ?
Dans un de mes précédents commentaires à ce sujet j'avais dis que je croyais à une rumeur idiote, avant qu'à mon plus grand étonnement et consternation, cette épreuve soit confirmer. En plus l'appeler Grand Prix d'Europe, je crois que je ne comprendrais jamais, vu que ce jeune pays n'a jamais fait parti de l'Europe mais de l'Asie et en plus n'est pas un exemple de démocratie et de stabilité, mais ça bien sur l'autre il s'en tamponne. Il ne manquait plus qu'une course ennuyeuse, c'est fait. J'espère que ça va faire comme l'Inde et la Corée du Sus (qui étaient mieux), mais bon vu le peu de monde qu'il y avait en tribune il y a des chances que ça arrive. Surtout que ce pays n'a aucune histoire en sport automobile que ce soit en terme de pilote, de constructeur, de pneumatique ou de moteur. Et puis la foutre le jour week-end des 24 H du Mans et une semaine après le Canada fallait avoir du cran et pas peur de la bêtise. Franchement si on inflige une date supplémentaire aux pilotes et aux ingénieurs juste pour ça, c'était vraiment pas la peine. Surtout que l'on pourrait revenir chez d'anciennes épreuves comme l'argentine, les Pays Bas, le Portugal voir à la limite l'Afrique du sud, l'Inde ou la Corée et ........ tient la France ! Ah oui c'est une idée ça la France qui à en ce moment un pilote, une écurie et un moteur en F1, qui a eu longtemps un partenariat avec la F1 en pneumatique avec Michelin et qui a accueilli ce sport pendant des décennies. La France pendant ce temps là, elle attend depuis bientôt dix piges alors que Magny-Court et Paul Ricard ouvrent grand les bras à la F1.

Aifaim et Nicolas

Tout autre chose maintenant. Je fais parti de ceux qui en regardant un grand prix, attendent de voir des sorties de piste, des accrochages, des accidents en course ou au départ, ainsi que des dépassements musclés et pourquoi pas des crevaisons et des explosions moteurs. Bref des courses pimentées et mouvementées et je trouve que ça fait en grande partie parti du spectacle ! Suis-je donc un ignare ?
Bien sûr je ne veux pas de drame (la mort de Jules Bianchi m'a fait beaucoup de peine) et je sais qu' il y a d'autres intérêts en courses comme la performance des moteurs, des châssis, des mécanos ou la bataille entre les pilotes et les constructeurs pour le classement général, voir ses pilotes et écuries favoris marqués des points voir plus et j'oublie sans doute d'autres points. N'empêche que sans ce que j'ai cité plus haut dans mon commentaires, tout ce qui fait des rebondissements, on regarde simplement pendant près de 2 plombes une vingtaine de voitures bêtement tourner en rond.
Des courses comme celles de ce week end ou d'il y a 15 jours ou comme la Chine 2016, Japon 2015, Allemagne 2012, Brésil 2013 non merci sans façon très peu pour moi. Je préfère plutôt le genre qu'on a eu en Russie, à Monaco ou encore mieux Italie 2000, Australie 2002, Belgique 2004 et 2012, Brésil 2003 ou pour d'autres raisons (duel) Bahreïn 2014. Là ce sont des courses que je ne quitte pas les yeux de mon écran ou il y a du suspense, tandis qu'il y a 15 jours j'ai carrément éteins le Grand Prix avant son terme et je suis retourné voir l'Euro.

Tous les deux je vous sais intelligent, passionné, amateur de F1 depuis un sacré bail et vos commentaires sont intéressants, donc ce que je dis je ne suis quand même en train de vous l'apprendre.

Pour en revenir aux accidents je sais que c'est rageant pour le pilote, l'écurie et leurs fans mais ça procure des frissons fait monter l'adrénaline. YouTube fait même chaque année une compilation des crashs, c'est dire.
C'est bien pour ça que ces sanctions, pénalités et permis à points m'insupportent et qui à mon avis fait peur aux pilotes. La moindre petite touchette boum investigation. Moi je dis non ! Des pilotes trop stage, trop propre, trop prudent c'est mauvais pour le spectacle et aussi le sport automobile.
Tout comme ces monoplaces qui sont devenus tellement compliqués à comprendre avec tous ces électroniques, qu'une bonne parti des pilotes et du public (dont moi, je l'avoue)) n'y comprennent pas grand chose voir absolument rien. Même les ingénieurs ont du mal. Il y qu'a comparer un volent de F1 des années 80 ou 90 avec un de maintenant pour se rendre à combien s'est devenu technique/ électronique à outrance (ce n'est pas Jean Luc Roy).

J'aurai peut être du regarder le GP2 j'aurais plus pris mon pied.
Il y a 34 mois
Aifaim
Aifaim :
@Grand Tout Sec, Regardez et apprécier - au sens large du terme - un grand prix relève des goûts et des envies de chacun. Personnellement, j'en conserve une approche originelle, celle d'une compétition sportive. Le maillon le plus visible, le bout de la chaîne, c'est le pilote. Voir l'effort, le panache, le risque ruinés par une défaillance externe m'a toujours semblé relever d'une injustice morale. Mais c'est un ensemble.

Toute erreur d'adresse ou de jugement du pilote fait partie de la course qu'elle soit véniele ou rhédibitoire. En sport, je préfère l'exploit à l'échec. Plus précisément, j'exulte à l'exploit quand l'échec était probable. Question de goût, c'est tout.

Il est vrai que n'avoir aucun favori, homme ou écurie, permet de vivre 22 courses en une seule. Evidemment, les informations manquent tout le temps, alors, il existe un travail permanent de déduction, de supputation, de prévision qui passionne et en même temps fait vivre la course comme si j'en étais partie prenante. C'est ainsi que, de chez moi, j'ai vécu les 24 Heures du Mans et cela a été fantastique pendant 23h57.

Dans un autre domaine, la révolution technologique réclame de nouvelles compétences aux pilotes. C'est difficile pour eux mais c'est leur métier et ils s'y préparent. Comme tout travailleur qui a vu arriver l'informatique dans son entreprise sans l'avoir étudiée à l'école, l'adaptation fût difficile et différente d'un humain à l'autre.

C'est une phase de transition et nous la vivons parallèlement. Il nous faut revoir nos critères, accepter les valeurs actuelles, qu'elles heurtent ou non nos perceptions antérieures. Pour qui a l'âge de la Formule 1, c'est difficile (si! si !) et c'est dans son Histoire, celle des révolutions antérieures, que se trouve la passerelle reliant une époque à l'autre.
Il y a 34 mois
Aifaim
Aifaim :
@ Grand Tout Sec, "La France pendant ce temps là, elle attend depuis bientôt dix piges"

Eh bien, non ! La France ne l'attend pas.
Il y a 34 mois
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