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Belgique - Course : Rosberg fait le job... mais Hamilton limite la casse !

Après de nombreux incidents en tous genres dans le peloton et un drapeau rouge suite au gros crash de Kevin Magnussen, Nico Rosberg remporte son premier Grand Prix de Belgique ! Victoire somme toute aisée pour le pilote Mercedes, devant Daniel Ricciardo et Lewis Hamilton, auteur d'une belle remontée. Doux euphémisme, la course de Max Verstappen prêtera, quant à elle, à discussion.

© Mercedes - Nico Rosberg tout en haut en Belgique ; derrière lui, que de rebondissements !© Mercedes - Nico Rosberg tout en haut en Belgique ; derrière lui, que de rebondissements !

Traditionnelle course de rentrée post pause estivale, ce Grand Prix de Belgique version 2016 ne manquait pas de curiosité à quelques encablures du départ ! Celle-ci se concentrait surtout aux deux extrémités de la grille. Tout en haut, Nico Rosberg avait pris le pouvoir en qualifications, avec un faible écart, face au prodige local : Max Verstappen. Les Ferrari occupaient elles la deuxième ligne, avec l'as de Spa, Kimi Räikkönen, quatre succès dans les Ardennes belges, devant Sebastian Vettel.

0'149" séparait seulement les deux hommes de la première ligne, qui se retrouvaient après l'explication de textes de la dernière manche à Hockenheim. Mais cette fois, tout le public ou presque était acquis à la cause du Hollandais volant : la marée orange répondait au rendez-vous en garnissant les 90 000 places du circuit spadois.


Première ligne explosive donc, vous l'avez bien compris. D'autant plus que le poleman disposait d'une belle opportunité de grignoter ses 19 points de retard sur Lewis Hamilton dans la course au titre pilotes. En effet, le numéro 44 était à l'opposé de la grille en dernière position, après une ribambelle de changements sur son unité de puissance, qui lui ont valus la bagatelle record de 60 places de pénalité ! Mais le pilote britannique est un homme de défis : ses deux derniers départs depuis le fond de grille se sont plutôt bien terminés, avec une septième place cette année en Chine, mais surtout une troisième place au Grand Prix de Hongrie en 2014.

Quatre positions devant Hamilton, les fans français gardaient un œil très attentif sur le tout premier départ d'Esteban Ocon dans la discipline reine, au volant de sa Manor-Mercedes.


La météo elle n'allait pas épargner les machines, avec des températures toujours exceptionnelles , 26 degrés dans l'air contre 35 degrés sur la piste.

À 14 heures, il était temps pour les 21 acteurs de partir pour le tour de formation le plus long de la saison. Il manquait effectivement Marcus Ericsson, qui n'a pas pu élancer sa Sauber avant la fermeture de la pit-lane. De leur côté, les ingénieurs surveillaient comme le lait sur le feu la température des pneumatiques. Comme en 2015, la tension était à son paroxysme du côté de la pression, excessivement élevée, des gommes. Qui allait ménager le mieux sa monture sur ce tracé légendaire, mais terriblement exigeant pour la mécanique ou les pneumatiques ?

Premiers tours épiques : Verstappen dans l'oeil du cyclone, crash spectaculaire pour Magnussen !

Au départ, que de mouvements ! Trop gourmand, Max Verstappen tentait de rattraper sa mauvaise impulsion dés le premier virage à la Source. La sanction était immédiate : contact à l'intérieur du virage avec la Ferrari de Räikkönen sur sa gauche. Jeu de dominos aux conséquences catastrophiques pour Sebastian Vettel, emporté en tête-à-queue par la touchette des deux hommes. Les trois pilotes dégringolaient dans le classement.

Le Néerlandais était dans l'obligation de passer aux stands pour changer son aileron avant endommagé, tout comme Räikkönen, qui perdait une nouvelle fois de nombreuses secondes une fois à son emplacement, de la fumée sortait même du fond plat de sa Ferrari !


Au tour suivant, Carlos Sainz Jr était mis KO à son tour par son pneumatique arrière droit, en pleine ligne droite vers les Combes. Les débris volaient dangereusement sur la piste. La voiture de sécurité virtuelle était donc activée.
Le classement était complètement chamboulé : derrière le leader Rosberg, Hülkenberg occupait la deuxième position devant Ricciardo. Suivaient alors Bottas, Pérez, Grosjean, Palmer, Magnussen, Gutierrez... et Alonso, parti 21e, revenu 10e ! Hamilton était lui onzième, devant le rookie Ocon !

Nous n'étions pas au bout de nos surprises : un frisson parcourait Spa-Francorchamps avec un crash impressionnant en sortie de l'Eau-Rouge. Kevin Magnussen était l'infortuné pilote : déstabilisé sur le vibreur, le Danois partait à la dérive et percutait le mur de pneumatiques en sortie de virage. Heureusement, le pilote Renault sortait par ses propres moyens de sa monoplace, avant de filer néanmoins vers l'hôpital du circuit pour les vérifications de santé d'usage, surtout qu'il a une légère coupure à la cheville gauche.


La voiture de sécurité entrait en piste, quelques pilotes observaient un changement de pneumatiques, comme Hülkenberg (3ème !), Massa, Perez et Grosjean, à l'exception notable de Rosberg, toujours leader, Ricciardo, désormais 2ème, Alonso et Hamilton, respectivement 4ème et 5ème. Kimi Räikkönen pointait de son côté en bas de classement, et devait tout de même dépasser la meute et la voiture de sécurité pour revenir dans le même tour.

Au 10ème tour, le drapeau rouge était même brandi, toutes les voitures rentraient dans la voie des stands pour s'immobiliser quelques instants, le temps aux commissaires de réparer le rail et les gommes de protection à l'endroit même de l'accident de Magnussen. Le temps aussi pour Verstappen de discuter avec son équipe de sa manœuvre du départ, et de se dédouaner de toute responsabilité...

Cinq pilotes étaient ainsi déjà hors-course pendant cette neutralisation de course. Hormis Magnussen et Sainz, Ericsson, mais aussi Button et Wehrlein avaient déjà abandonnés, les deux derniers cités s'étant exclus après un contact aux Combes au premier tour.


Lewis Hamilton déjà sur le podium virtuel au 18ème tour, Verstappen toujours offensif !

Une grosse vingtaine de minutes plus tard, la course reprenait ses droits, après un tour passé sous l'égide de la voiture de sécurité. Le moment de découvrir les nouveaux choix de gommes. En tête, Rosberg et Ricciardo avaient passé les médiums et les tendres. Hamilton prenait lui la quatrième place à Alonso dans la ligne droite de Kemmel, jusque là le pilote Anglais bénéficiait au mieux des circonstances de course.

Derrière, Verstappen continuait ses manœuvres, dangereuses, à haute vitesse. Et toujours face à Kimi Raikkonen, tassé à plus de 300 km/h ! Iceman était en feu dans ses conversations radios avec son ingénieur. Mais la FIA ne prenait même pas le soin de se pencher sur cette affaire...


Plus de réussite dans le même temps pour Vettel, remonté dans la zone des points, à la recherche du temps perdu au départ. Grosjean, puis Kyvat succombèrent rapidement aux assauts du quadruple champion du monde. Après la folie des dix premiers tours, la course reprenait son rythme de croisière. Les caméras soulignaient le dépassement de Lewis Hamilton sur Nico Hülkenberg. Le numéro 44 se plaçait dans le trio de tête !
Rosberg ne pouvait pas s'endormir, avec un écart seulement de neuf secondes sur son grand rival. Ricciardo était toujours intercalé à trois secondes environ de la tête.

Dans le peloton, Räikkönen continuait de se frayer un chemin, non sans mal. Après Verstappen, le Finlandais se voyait à son tour fermer la porte par Grosjean, avant de passer au tour suivant. La dégringolade continuait pour le pilote Haas alors que le cap de la mi-course était franchi.

Cap qui lançait une vague de changement de pneumatiques, initié par Hamilton. Le pilote Mercedes perdait quelques secondes précieuses dans cet arrêt après un problème au niveau du jack arrière. Des arrêts décidément mouvementés puisque l'équipe Mclaren relâchait Alonso juste sous le nez de Nico Hülkenberg.


Conservateur, Räikkönen se relançait avec des pneus médiums, sur son seul train disponible du week-end. Tout comme Rosberg, qui effectuait son dernier arrêt au 27ème tour.

Pendant ce temps, son équipier était de son côté à son tour à la lutte... avec Verstappen ! Des images spectaculaires au coude à coude, mais au forceps Vettel passait au bout de Kemmel.


Hamilton valide bel et bien sa troisième place, Force India joue placé

Ce Grand Prix rentrait dans sa dernière phase, avec toujours un solide Rosberg aux commandes. 10 secondes plus loin désormais devant Ricciardo et Hamilton. Ceci étant, le pilote Mercedes observait son dernier passage aux stands, pour ne ressortir... qu'en pneumatiques médiums. Hülkenberg montait sur le podium provisoire au 33ème tour. Après 106 Grands Prix, le sociétaire Force India tenait t-il enfin le premier podium de sa carrière ? La réponse était négative : revenu comme une balle, Hamilton chassait Hülkenberg du podium dès le tour suivant ! Avec ce dépassement, l'Anglais récupérait trois points supplémentaires dans sa lutte à distance face à Rosberg.

Les dernières batailles à Spa se concentraient enfin sur les dernières places dans les points. Bottas, puis Raikkonen dépassaient Felipe Massa, qui franchira finalement le drapeau à damier en dixième position, devant Max Verstappen.

En tête, pas de soucis pour le pilote frappé du numéro 6. A l'issue du 44e tour de course, la victoire dans ce Grand Prix de Belgique 2016 revenait à Nico Rosberg. Mission accomplie pour l'Allemand, qui remporte donc son 20ème succés personnel, son premier à Spa.


Petite déception toutefois puisque derrière Ricciardo, deuxième comme à Hockenheim, Lewis Hamilton a de nouveau effectué une belle remontée, évitant notamment le chaos dans la première partie de course !

17 pilotes ont donc vu le drapeau à damiers, dont Esteban Ocon, qui boucle ainsi son premier Grand Prix de Formule 1. Mention spéciale à Force India qui ramène donc un joli total de 22 points de la Belgique.


Enseignement majeur à retenir : désormais Lewis Hamilton ne totalise plus que neuf points d'avance sur son équipier au classement du championnat du monde pilotes. Mais sur le podium spadois, animé par le nouveau quadragénaire Mark Webber, c'est semble t-il le numéro 44 qui a fait la bonne affaire du jour...


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