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Italie - Course : La bonne affaire de Rosberg

Visiblement moins rapide que son équipier depuis le début du weekend, l'Allemand s'est pourtant imposé ce dimanche à Monza ! La faute notamment à un mauvais départ de Lewis Hamilton, tombé cinquième au premier virage, revenu deuxième à l'arrivée. Courageuses, les pilotes Ferrari ont fait honneur à leurs couleurs devant les Tifosi. Vettel se contentera de la troisième place.

© Mercedes - Malmené le samedi mais vainqueur le dimanche : Nico Rosberg décroche une première victoire précieuse à Monza !© Mercedes - Malmené le samedi mais vainqueur le dimanche : Nico Rosberg décroche une première victoire précieuse à Monza !

Il y avait comme un parfum de nostalgie en ce dimanche midi à Monza à quelques encablures du départ du Grand Prix d'Italie, version 2016 ! Après Felipe Massa vendredi, c'est Jenson Button qui avait annoncé ce samedi se mettre en " pré-retraite" en fin de saison, pour mieux céder son baquet au jeune prodige belge Stoffel Vandoorne en 2017. La fin (progressive) d'une époque, assurément !

Mais comme d'habitude, les supporters étaient présents pour réchauffer le cœur des pilotes. Chaque fan italien a son héros, mais en règle générale, ce héros porte une combinaison rouge, frappée du Cheval cabré.


En l’occurrence, Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen portaient les espoirs des Tifosi sur la grille de départ, depuis la deuxième ligne. Des espoirs de victoire très relatifs au vu de la domination des Mercedes en Qualifications. Notamment celle de Lewis Hamilton, qui s'assura une 56ème pole personnelle, près d'une demie-seconde devant Nico Rosberg, plus de huit dixièmes devant Vettel !

Derrière sur la grille, les spectateurs surveillaient aussi avec intérêt le départ de Max Verstappen, partant d'une modeste septième place, derrière Daniel Ricciardo... mais aussi l'une des bonnes surprises, Valtteri Bottas, qui s'était installé en cinquième position.

Malgré le tour parfait du poleman, tout était remis en question, au moment du tour de formation. 638 mètres séparaient le pilote Mercedes du premier virage. Qu'en serait t-il à l'extinction des cinq feux rouges ? N'oublions pas en outre qu'Hamilton, comme Rosberg, s'élançait en gommes tendres, à l'inverse de leurs plus proches rivaux, eux en super-tendres.Toujours sous un beau soleil, 29 degrés dans l' air pour 38 degrés sur la piste. La quatorzième manche de cette saison 2016 pouvait s'élancer !

Hamilton patine, Rosberg en profite !

Au départ, le grand perdant était Lewis Hamilton. Beaucoup de patinage et très mauvais envol du numéro 44, doublé par cinq voitures ! Nico Rosberg se portait donc en tête au premier virage, en défense face à un Vettel agressif, très bien parti avec ses pneus super-tendres !


À l'issue du premier tour, Rosberg pointait devant Vettel, Räikkönen, Bottas, Ricciardo, Hamilton, Pérez, Massa, Alonso et Hülkenberg. Beau gain de positions pour Grosjean, passé de la 17e à la 12e place.

Sans se relâcher, Lewis Hamilton entamait une nouvelle remontée, certes moins impressionnante qu'à Spa-Francorchamps, mais tout autant cruciale. A l'attaque sur Ricciardo, l'Anglais effectuait un dépassement en sortie du premier virage, à l'extérieur. Manœuvre courageuse qui le voyait gagner une place. Dans ce même virage, dés le deuxième tour, premier accident majeur, entre Palmer et Nasr qui s'accrochaient. Drapeau jaune mais pas de voiture de sécurité pour neutraliser la course. Le pilote Sauber abandonnait pour sa part au septième tour.


Au cinquième tour de course, Rosberg engrangeait, avec deux petites secondes d'avance sur Vettel. Un écart faible dû notamment à la stratégie pneumatique différente entre les concurrents.

Hamilton rencontrait plus de difficultés face à un Bottas aussi équipé du moteur Mercedes, sur une version certes moins évoluée que son adversaire du moment. Le Finlandais restait devant jusqu'au 11e tour, cédant face à une très belle action du champion du monde en titre, qui adopta une trajectoire très à l'extérieur en sortie de Parabolique ! Belle passe d'armes entre les deux pilotes, même si Hamilton commençait à se plaindre dans sa radio de la dégradation de ses pneus tendres. Discret jusque là, Max Verstappen revenait lui dans le top Ten en dépassant Hülkenberg et Alonso.

Deux axes de stratégies pneumatiques : un ou deux arrêts ?

Il s'agissait pour les pilotes de réussir le bon arrêt au bon moment, avec cette question évoquée ci-dessus. Dès le 14e tour, Bottas lançait la première vague, avec un nouveau set de pneus tendres. Idem pour Verstappen, Alonso et Kyvat, coincé tout en bas du classement avec sa Toro Rosso.

Au 16e tour, le fait intéressant avec le passage de Kimi Räikkönen, qui optait encore pour des super-tendres. " Iceman " tranchait ici en prenant le choix de deux arrêts. Son équipier s'arrêtait à son emplacement au tour suivant, pour le même pari de gommes. Arrêt compliqué pour le pilote allemand qui perdait un peu de temps, par la faute de ses mécaniciens au niveau du serrage du pneu avant gauche. Les pilotes Ferrari se retrouvaient roue dans roue, mais toujours Vettel devant Räikkönen. Les deux Mercedes passaient elles provisoirement en tête.


En cinquième position temporaire, Romain Grosjean avait aussi une idée derrière la tête : rester le plus longtemps en piste et n'effectuer qu'un seul arrêt. Seulement voilà, le Français se faisait rattraper, dépassé par Bottas, par Ricciardo mais aussi Sergio Pérez en l'espace de trois tours. Pilotage sage du sociétaire de l'écurie Haas qui ne montrait pas de résistances dans ces manœuvres, se concentrant sur la gestion de ses gommes.

Le pari Ferrari !

Au 25e tour, Nico Rosberg laissait pour une boucle la tête du Grand Prix à Lewis Hamilton. Arrêt assez long et incompréhension entre les mécaniciens qui faisaient perdre une grosse seconde à son pilote. Au tour suivant, l'autre Mercedes s'immobilisait. Très bon arrêt cette fois ! Par conséquent, les quatre premiers se regroupaient. Régulières, les deux Ferrari restaient menaçantes avec leurs pneumatiques super-tendres. Totalement à l'opposé de la gamme, Rosberg et Hamilton étaient équipés des médiums. 5 tours plus loin, Rosberg comptait 4,6 secondes d'avance sur Vettel, et 10,5 secondes sur Hamilton. Räikkönen voyait par conséquent revenir l'Anglais dans ses rétroviseurs, qui ne chômait pas en améliorant le meilleur tour absolu.

Loin de cette bataille, Pascal Wehrlein connaissait une nouvelle course compliquée, avec cette fois un problème mécanique qui mettait fin à ses chances. Seul Esteban Ocon, sur une stratégie à un seul arrêt portait l'équipe Manor, à une lointaine 19e place malheureusement.


Au 35e tour, Vettel passait à son stand pour un deuxième et dernier arrêt. Équipé de pneumatiques tendres, son but désormais était de voir l'arrivée, au moins sur la troisième marche du podium. Räikkönen copiait son équipier en effectuant la même opération au tour d'après. Dés lors, Rosberg et Hamilton occupaient les deux premières positions, et ne comptaient donc plus repasser aux stands. Le Germanique disposait à ce moment d'une belle marge de dix secondes. Pire, Hamilton effectuait quelques petites erreurs au freinage.

Rosberg garde la main jusqu'au bout !

À toute vitesse, les 19 pilotes encore en lice rentraient dans la partie finale des 53 tours. Les deux Ferrari faisaient passer un petit frisson en améliorant successivement le record du tour. Mais l'écart était encore grand : 12 secondes séparaient Hamilton de Vettel à huit tours de la fin. Le suspens se tournait quelques instants pour la cinquième place, entre Bottas et Ricciardo. Heureux dépassement du pilote Red Bull qui s'est jeté à l'intérieur de la chicane du premier virage. À la ré-accélération, l'Australien ressortait devant !


Les position se figeaient définitivement pour les dix derniers tours. Les Mclaren ne figuraient plus dans la première partie du classement, même si Fernando Alonso empochait le meilleur tour du jour.

Presque serein du départ à l'arrivée, Nico Rosberg s'adjuge le Grand Prix d'Italie 2016 ! Saison déjà fructueuse pour le numéro 6, avec une septième victoire cette saison, record personnel en la matière. En outre, il devient le 36e pilote à s'imposer au sein du "temple de la vitesse".


Rosberg quitte ainsi l'Europe avec un total de 248 points au classement général pilotes, à deux points désormais de Lewis Hamilton, toujours leader mais désormais directement sous la menace de son grand rival.

Derrière les six premiers, Verstappen terminait septième, devant Pérez, Massa et Hulkenberg. Romain Grosjean pourra regretter sa pénalité de cinq positions au moment des Qualifications, en terminant à la porte des points.

Voici le classement complet de ce Grand Prix d'Italie 2016 :


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