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Singapour - Course : La nuit appartient à Nico Rosberg, le coup est passé près pour Ricciardo !

Sur le fil, Nico Rosberg s'adjuge la victoire à Singapour ! Fin de course passionnante marquée par un joli duel à distance entre les deux hommes. Avec un arrêt de moins, Rosberg a su finalement garder l'avantage pour remporter son huitième succès de la saison. Ricciardo termine donc deuxième, devant Hamilton qui a lui aussi bataillé avec Räikkönen pour la troisième place.

© Mercedes - Final à suspens à Singapour mais c'est bel et bien Nico Rosberg qui s'impose ! © Mercedes - Final à suspens à Singapour mais c'est bel et bien Nico Rosberg qui s'impose !

L'écrin ne change pas au fil des ans mais le monde de la Formule 1 ne s'en lasse pas. Pour la huitième course de l'histoire au sein de la Marina Bay, les 22 pilotes parcouraient les rues sinueuses de la cité-Etat, avec les buildings, mais aussi une majestueuse grande roue, la Singapore Flyer en toile de fond. 61 tours étaient au programme ; les pilotes allaient t-il en arriver à bout avant les deux heures ?

En tête de la grille, l'homme fort du moment venait placer sa Mercedes à quelques encablures du départ, pour la 29ème fois de sa carrière, la 7ème cette saison. Après un tour exceptionnel en Qualifications, Nico Rosberg, pour son 200e départ en Grand Prix partait en confiance... devant une Red Bull, celle de Daniel Ricciardo. Lewis Hamilton, en délicatesse avec sa machine était placé sur le 3e spot de départ, devant l'autre Red Bull de Max Verstappen. L'écurie autrichienne allait tenter le tout pour le tout au moment du premier virage, équipée de pneus super-tendres, pour une stratégie décalée. Derrière, la Ferrari rescapée de Kimi Räikkönen espérait aussi se mêler à la fête, alors que les autres voitures, les Toro Rosso ou la Force India de Nico Hülkenberg notamment, restaient à l'affût en cas de problème devant eux.
Tout au bout de la grille, Sebastian Vettel s'élançait de la dernière ligne après sa casse de suspension des Qualifications. L'Allemand en a profité pour changer son moteur, son turbo, son MGU mais aussi sa boite de vitesses ; les pénalités de places étant ici bien futiles.

Premier coup dur parmi les concurrents, qui survint à 15 minutes du départ. Il toucha, une nouvelle fois la Haas de Romain Grosjean. Cette fois la pédale de frein semblait en question pour le Français, qui allait officiellement se retirer quelques minutes plus tard.

Sur le plan météorologique, la pluie épargnait cette course et un temps sec mais chaud et lourd attendait les pilotes à bord de leurs cockpits. La piste, elle, fut lavée par des déluges tropicaux dans la nuit de Samedi à Dimanche, les tours d'installation puis le tours de chauffe étaient donc d'une importance cruciale.
À 20 heures, heure de Singapour (14 heures, heure de Paris), 21 pilotes s'élançaient pour un tour de formation long de 5,065 kilomètres. Romain Grosjean mettait lui pied à terre, définitivement, les problèmes de sa Haas ayant eu raison de lui. Trois bonnes minutes plus tard, de Rosberg à Vettel, la meute se plaçait pour le départ de ce Grand Prix de Singapour 2016.

Verstappen manque de caler, carton dés le départ !

Une dizaine de mètres a suffi pour assister au premier crash de la nuit de Singapour ! Parti 8ème, Nico Hülkenberg s'est retrouvé piégé par le mauvais départ de Verstappen, qui partait deux lignes devant lui. Enfermé entre les deux hommes, Carlos Sainz tapait avec sa roue avant droite, la roue arrière gauche du pilote Force India qui le dépassait par la droite. Dans cette action, on pourra ici reprocher au pilote Red Bull de s'être déporté directement sur la droite.



La Safety Car sortait par conséquent sur le circuit, confirmant la statistique: à chaque édition, la Mercedes AMG pilotée par Bernd Maylander est au moins sorti une fois en piste.

Autre pilote lésé, Valtteri Bottas roulait sur un débri et crevait un pneu, ce qui l'obligeait à changer ses gommes dés le premier tour, le tout en repartant sous le nez de la Ferrari de Vettel.
Idem, Jenson Button, cassait son aileron avant et une partie de sa suspension, une course longue et difficile l'attendait...

Au 3ème tour, la course était enfin libérée par les drapeaux verts. Dans le même temps, un commissaire, ( qui ramassait un débris ) manque de se faire percuter par les voitures qui arrivaient à toute vitesse vers le premier virage ! Image insolite mais surtout angoissante, le drame n'était pas loin...



Conséquences du départ, Carlos Sainz se voyait présenter un drapeau noir et orange par les commissaires. Une partie de son ponton latéral se détachait progressivement, il lui fallait absolument rentrer aux stands pour retirer la partie défectueuse, ce qui fut fait à la fin du 7ème tour.
En tête, toutes ces péripéties n'avaient pas atteint Nico Rosberg, qui menait la course devant Ricciardo et Hamilton. Räikkönen était monté au quatrième rang... devant Fernando Alonso, le grand gagnant du début, au prix d'un départ dont lui seul en a le secret. En 6ème place, on retrouvait Daniil Kyvat, Verstappen récupérait la 7ème place devant Massa, Magnussen et Ericsson, deux pilotes heureux de compléter le Top 10. Mais attention, car derrière un client revenait avec Sebastian Vettel, déjà revenu au 13ème rang.

Après 10 tours seulement, la radio de Nico Rosberg s'alarmait d'une température de freins trop élevée, le pilote Allemand devait ménager son rythme ! Ceci étant, l'écart sur Ricciardo restait stable, avec un peu moins de 5 secondes d'avance.



L'ordre du moment pour la plupart des pilotes était celui d'économiser le plus possible sa machine. Mais même dans cette situation, les pneumatiques se dégradaient rapidement : au 13ème tour, Max Verstappen repassait aux stands pour chausser une nouvelle de super-tendres. Le pilote Red Bull repartait dans le peloton, juste derrière la Manor d'Esteban Ocon, avalé sans difficulté.

Les Mercedes en tendres pour le deuxième relais, Ricciardo reste en super-tendres

La vague du premier arrêt battait son plein et les gros bras, Ricciardo et Hamilton passaient en même temps à leur box. Se plaignant de son rythme pauvre et d'une stratégie prudente, l'Anglais optait quand même pour des tendres, l'Australien choisissait des super-tendres.
Un tour plus tard, Rosberg traînait pour effectuer son premier arrêt aux stands. Changement de pneumatiques difficiles pour ses mécaniciens, mais heureusement pour lui, il restait devant ses deux poursuivants. Seul Kimi Räikkönen restait en piste parmi les favoris avec ses ultra-tendres. Pour deux petits tours leader de la course, le Finlandais enfila les super-tendres, et retrouvait sa 4ème place

Quelques places plus loin, joli passe d'armes au sein du clan Red Bull, entre Daniil Kyvat, huitième qui ne faisait aucun cadeau à Max Verstappen. Réaction épidermique du pilote Russe ? Son adversaire du moment se plaignait à sa radio du comportement du pilote devant lui.


Tout en haut, Daniel Ricciardo grignotait petit à petit son écart sur Nico Rosberg en gagnant près de une demie-seconde d'écart par tour sur Rosberg pendant plusieurs boucles. Le fossé se creusait sur Lewis Hamilton, visiblement en délicatesse avec ses freins. L'Anglais devait surtout surveiller Kimi Räikkönen derrière lui qui revenait à grandes enjambées, sous la seconde d'écart au 26ème tour
En 5ème et 6ème position virtuelle, les retardataires des changements de gommes passaient dans le même temps observer (enfin !) leur premier passage. Vettel chaussait des pneumatiques ultra-tendres, Pérez restait lui en tendres. Le pilote allemand de la Scuderia Ferrari entrait dans les points au 28ème tour, au prix d'un dépassement osé à la fois sur Sainz et sur Gutiérrez. Désormais, il avait champ libre pour attaquer et remonter encore plus haut au classement.


Räikkönen glace Hamilton, Vettel continue sa folle remontée

Le cap de la mi-course était atteint et la Scuderia faisait toujours le show. Une fois n'est pas coutume, Hamilton était dépassé, ici par Kimi Räikkönen dans la ligne droite entre le neuvième et le dixième virage, grâce à un freinage tardif et raté de Lewis Hamilton. Le numéro 7 s'emparait de la deuxième place, car Daniel Ricciardo venait lui de passer aux stands pour son deuxième pit-stop. Choix audacieux avec les pneus tendres : à 28 tours de l'arrivée, prenait t-il le pari de rester en piste jusqu'à la fin ?

On se précipitait dans les stands et à leur tour : Räikkönen, Rosberg et Hamilton enfilaient les tendres. Les quatre hommes de tête étaient ici dans le même temps avec les mêmes gommes. Mais Hamilton continuait encore de perdre du terrain, pointant vite au-delà des cinq secondes d'écart sur la Ferrari devant lui. Derrière, c'est l'autre Ferrari qui s'emparait de la 5ème place, un Sebastian Vettel au sommet de ses capacités doublait le courageux Daniil Kyvat.


À 20 tours de l'arrivée (41ème tour de course), les principaux enjeux tournaient donc autour de l'équipe Ferrari. A quelle position allaient terminer Sebastian Vettel. Kimi Räikkönen devait t-il regarder derrière ou devant ? Mais aussi, la tête de course n'était pas encore acquise pour Rosberg: le rythme de Ricciardo sur ses pneus tendres lui permettait de revenir sous les 5 secondes d'écart.

Jeu de dupes pneumatiques, lutte à distance Rosberg-Ricciardo pour la victoire !

Dans tout cela, coup de poker de Lewis Hamilton, qui montait les pneumatiques ultra-tendres au 46ème tour. L'Anglais revenait sur la Ferrari de Räikkönen et provoquait l'incertitude.
Prévenu au dernier moment, la monoplace frappée du Cheval Cabré se précipitait pour effectuer lui aussi son dernier arrêt.
Et le bon coup était pour Hamilton qui réveillait sa course en remontant provisoirement sur le podium !


La décision d'Hamilton dynamisait l'enjeu en haut du classement: Ricciardo et Rosberg allaient t-ils rester en piste ou succomber à leur tour aux ultra-tendres.

La réponse était positive: à son tour Daniel Ricciardo changeait de pneus, des super-tendres étaient cette fois montés pour l'Australien ! Il ne restait donc plus qu'à Rosberg de couvrir la stratégie de ses trois rivaux. Mais le leader restait en piste ! La Red Bull reprenait des secondes précieuses. La fin de course devenait passionnante : avec des pneumatiques usés, Rosberg devait à la fois contrôler sa voiture et rester compétitif face à la remontée de Daniel Ricciardo, plus vite de 2,5 secondes à 3 secondes par tour sur ses gommes fraîches.

Du spectacle à tous les niveaux en cette fin de course ! Outre la bataille à distance pour la tête, Verstappen faisait lui aussi le show. Après avoir passé Kyvat puis Pérez (qui devait encore passer par les stands), le Hollandais bataillait ferme avec un Fernando Alonso auteur jusque là d'une course admirable en 6ème position, mais passé dans la zone DRS du 55ème tour.


La fin de course était en vue et Rosberg limitait tant bien que mal les dégâts. A quatre tours de l'arrivée, Ricciardo était revenu sous les 5 secondes d'écart, malgré une remontée un peu moins convaincante que prévue.



Mais dégagé de tout retardataire, l'Australien avait trois tours pour attaquer au maximum, comme Nico Rosberg !
C'était désormais au pilote Mercedes de se faire un chemin sur quelques pilotes devant lui, alors que l'on entrait dans le 61ème et dernier tour. Moment où la jonction fut faite entre les deux hommes, dans le deuxième secteur. Mais il manquait quelques mètres encore.

Finalement, c'est bel et bien Nico Rosberg qui remporte le Grand Prix de Singapour 2016 ! Huitième victoire de la saison pour le pilote Mercedes, avec la manière, au moment même de son 200ème Grand Prix en Formule 1.


Daniel Ricciardo termine deuxième de cette course urbaine, comme à Monaco. Mais cette fois nul doute que le pilote Red Bull a pris du plaisir à bord de sa monoplace : il aura tout tenté pour décrocher la victoire.

Par conséquent, Rosberg reprend avec 8 points d'avance la tête du championnat pilotes, à Lewis Hamilton, qui n'aura pas donc amélioré sa place de départ. 273 points pour Rosberg contre 265 points pour Hamilton.
Au-delà de la victoire, la manière avec laquelle le numéro 6 a décroché les honneurs à Singapour va t-elle compter pour la fin de saison ?

Voici le classement complet de ce Grand Prix de Singapour 2016


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9 réactions sur cet article Donnez votre avis
LH#44
LH#44 :
Hamilton n'as pas mis les ultra au 46è tour mais les supersoft.
Il y a 43 mois
dahou ouabou
dahou ouabou :
Au début je n'y croyais pas , si Hamilton obtient le titre cette année . Chapeau !
Melon ! pour l'extase cinématographique , acteur camping car. Ce n'est pas fini .
Il y a 43 mois
Grand tout sec
Grand tout sec :
C'est effarant ! Quand Nico Rosberg gagne personne ne commente.
On peut dire que Rosberg et Mercedes on vraiment jouer avec le feu à la fin et ils ont faillit se brûler. En milieu de saison je commençais à m'inquiéter mais là de nouveau je crois vraiment que ça va être l'année de Nico et qu'on va avoir droit à une fin de saison comme 2014. De plus Rosberg enchaine les victoires sur des circuits qu'il n'avait jamais remporter. D?ailleurs ce GP ne lui avait jamais portait chance, sa meilleur place à Singapour c'était deuxième en .....2008.

Une Petite pensée pour Grosjean qui je crois a vécu le pire week-end de sa carrière.
Il y a 43 mois
dahou ouabou
dahou ouabou :
Accumuler des victoires sur des agréments et bonnes affaires depuis temps. On se demande si c'est chouette ou hibou.
Il y a 43 mois
Profx
Profx :
grand tout sec tu a l illustration de ce qui se passe si on vante les merites de notre favori ....
roro ne peut pas gagner d apres eux sans aide exterieur ou tricherie ...
il n y en as qu un qiu peut le faire ;) celui qui appelle son equipier l autre ...
Il y a 43 mois
robi
robi :
Très belle victoire de Nico, qui est resté très propre et solide jusqu'à la fin. :)

Une fin de championnat qui va être palpitante !
Il y a 43 mois
Peverell
Peverell :
Une très belle course de Nico qui, en dehors du vendredi matin, a vraiment géré le week-end avec la stature d'un champion. Tout fan d'Hamilton que je suis, je dois le reconnaitre. Nico a été en maitrise du départ à la fin. Surtout à la fin où il fallait être très fort psychologiquement pour ne pas faire d'erreur (en pneus et freins usés) devant la "remontada" de Ricciardo.
Lewis, plutôt en deçà ce week-end, le reconnait humblement comme une victoire "amplement méritée" de son co-équipier, et c'est une bonne chose. Je compte maintenant sur lui pour revenir fort (pas trop de doute là dessus) mais surtout sur l'équipe pour régler ses récurrents problèmes d'embrayage. Le championnat peut désormais se jouer sur de petits détails et c'est inconcevable qu'Hamilton reste empétré dans des départs calamiteux dus à la mécanique alors que Rosberg surgit telle une fusée chaque dimanche.
Il y a 43 mois
arno
arno :
@Peverell
Le problème que rencontre Mercedes avec son embrayage concerne les deux monoplaces, Rosberg a lui aussi été affecté par ce problème.

news.sportauto.fr/news/1508076/f1-italie-2016-lewis-hamilton-embrayage-Mercedes-F1-W07-Hybrid
Il y a 43 mois
Rocktau
Rocktau :

Je trouve hilarant cette tendance à prévoir l?issue de la saison au gré des variations des points d?un grand prix à l?autre ! Depuis que l?attribution des points était multipliée par 2,5 , on ne cesse de dire qu?un tel gagnera le championnat parce que 43 points d?écart , après 5 grands prix, c?est énorme, la saison est pour Rosberg ! Ensuite 19 points d?écart, le pilote a rattrapé tout son retard puis porté son avance etc?
Or 43 points ne correspondrait qu?à 17 points de l?ancien barème, sachant qu?il y avait encore 16 grands prix à venir ! Idem pour 19 points ramenés à 8. Souvenons-nous de l?issue de la saison 2007 oùHamilton menait le championnat avec 17 points d?écart à 2 grands prix de la fin soit 43 points du nouveau barème ! On connaît la suite.
À présent, les deux pilotes ont 8 points d?écart. Ce delta ne serait en réalité que 3 après Singapour ! Certes il y a une prime au vainqueur dans le nouveau barème avec un bonus de 2 points sur le second à l?arrivée ( 25/18 au lieu de 25/20 ), mais soyons réalistes, Hamilton et Rosberg sont des compétiteurs talentueux. D?aucuns ont souvent sous estimé les qualités de Rosberg, et fustigé la personnalité de Hamilton ! Pour ma part, je considère que ce sont deux pilotes qui méritent le respect des spectateurs et des téléspectateurs que nous sommes, la différence infime de l?écart des points entre eux ne saurait présager du nom du vainqueur final, tant qu?ils sont en course mathématiquement.
Hamilton a cumulé beaucoup de » pépins » mécaniques, Rosberg à été considéré comme à nouveau perdant juste avant le mois d?août, cependant ils sont tous les deux encore là pour s?affronter lors des 6 prochaines courses.
Personnellement, je soutiens Hamilton, pourtant je n?ai jamais pensé que Rosberg était incapable de gagner le titre!
Il suffit de se souvenir de ses poles et de certaines de ses victoires notamment Autriche 2015, Bakou et Singapour 2016.
Il y a 42 mois
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