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Bilan 2016 - Scuderia Toro Rosso : À la peine en seconde partie de saison

La Scuderia Toro Rosso a clôturé sa saison sur un double abandon à Abou Dhabi. Pourtant, l'écurie de Faenza avait bien démarré son année avant de connaître une phase creuse et irrégulière après la trêve estivale ; réduisant leur chance de progresser dans la hiérarchie. Elle se contente de nouveau de la 7ème place au Championnat des Constructeurs pour la troisième fois d'affilée.

© Scuderia Toro Rosso - Un bon début de saison et une deuxième partie qui pèche pour l'écurie Italienne© Scuderia Toro Rosso - Un bon début de saison et une deuxième partie qui pèche pour l'écurie Italienne

Les chiffres importants :

Place au classement constructeur : 7ème
Pole position : 0
Victoire : 0
Podium : 0
Points : 63
Meilleur résultat : 6ème (Bahreïn, États-Unis, Brésil : Sainz)
Meilleure qualification : 5ème (Australie : Verstappen)
Meilleur tour en course : 1 (Espagne : Kvyat)

Une entame de bon augure et une deuxième partie de saison au ralenti

Pour la troisième année consécutive Toro Rosso se classe à la 7ème place du Championnat des Constructeurs avec 63 points, soit 4 unités de moins par rapport à 2015. Cette saison ne comportait que 19 Grands Prix contre 21 en 2016.
Le constat arithmétique traduit une baisse de rythme surtout en deuxième partie de saison.

Les résultats de la première partie de saison étaient encourageants. La firme de Faenza réussit à s’immiscer dans les points presque à chaque course, à l'exception de la Russie, de Bakou et de l'Allemagne. À la trêve estivale, Toro Rosso occupait la 6ème position et cumulait 45 points, soit une moyenne de 3.75 points par course. Ce cumul représente près de 70 % de leur capital total sur la saison entière.

Mais la suite s'est soldée par des résultats trop irréguliers ; entre abandons, accrochages et un manque criant de performance et de fiabilité. Seuls 18 points sur les 9 derniers Grands Prix furent rapportés dans l'escarcelle italienne à Singapour, aux États-Unis et au Brésil. Réduisant à 3 la moyenne de points par course en 2016 contre 3.5 en 2015.

Les facteurs de la perte de vitesse

Lors du second acte de l'année 2016, les déclarations des pilotes et du directeur Franz Tost se mouvaient sans cesse par : « manque de vitesse et de performance » de la STR11. Handicapés par un moteur Ferrari 2015 (déficitaire de 60 à 70 chevaux), les hommes de Franz Tost ne pouvaient lutter sur des circuits demandeurs comme Monza ou Suzuka.
De plus, les améliorations aérodynamiques apportées à Hockenheim n'ont pas eu les effets escomptés. En parallèle de ce constat, leurs concurrents ont su progresser. À l'image de l'écurie McLaren qui les devance de 13 longueurs au classement final ; alors qu'en 2015 elle occupait le neuvième rang à 40 points derrière Toro Rosso.

Un autre facteur a sans doute pesé dans la balance : l'échange des pilotes à partir du Grand Prix d'Espagne. Max Verstappen avait permis d'inscrire 13 points sur les quatre premières courses contre 4 pour Carlos Sainz. Quant à Daniil Kvyat après son retour chez Toro Rosso, il n'a été que l'ombre de lui-même, ne parvenant pas à retrouver ses marques.


Carlos Sainz tient la barre face à ses équipiers

Pour sa deuxième année au sein du giron Toro Rosso, Carlos Sainz a délivré une solide performance. Il gagne 3 rangs au Championnat des Pilotes par rapport à 2015 (15ème avec 18 unités). En 2016, le natif de Madrid s'est illustré en terminant à 10 reprises dans le top 10 à l'issue de la course et se qualifia à 9 reprises en Q3.

Une fois sortie de l'ombre de Max Verstappen – suite à son transfert – l'Espagnol s'est révélé, sans doute libéré du poids de la comparaison mais également piqué au vif et désireux de prouver à ses dirigeants toute sa valeur. Il signa immédiatement à Barcelone le meilleur résultat de sa carrière (6ème). Carlos Sainz porta - dès lors - l'écurie à bout de bras, inscrivant les trois quart des points pour son équipe. Il réalisa par ailleurs des courses rondement menées, comme en Autriche (15ème qualifié → 8ème) ou encore au Brésil profitant de la pluie (15ème qualifié → 6ème) et gratifiant au passage d'une belle lutte pour la 5ème place avec Fernando Alonso, son compatriote.
C'est donc tout naturellement que la firme Red Bull a souhaité le conforter dans son baquet pour 2017, lors du Grand Prix d'Europe. Il entamera donc sa troisième saison en F1.

Du côté de Daniil Kvyat, le scénario est tout autre pour sa troisième saison en F1. Il n'a inscrit que 4 points suite à son retour chez Toro Rosso. La saison 2015 paraît lointaine. Cette année là, alors chez Red Bull, il s'offrit un podium en Hongrie et un 7ème rang au Championnat des Pilotes devant son coéquipier Daniel Ricciardo (8ème).

La saison 2016 démarra par un abandon en Australie et deux accrochages avec Sebastian Vettel en Chine et en Russie (qui impacta son propre coéquipier). Il n'en fallait pas plus à Helmut Marko et Christian Horner pour profiter de cette aubaine pour introniser leur talent Néerlandais – Max Verstappen - à partir de Barcelone. Daniil Kvyat s'est donc vu de retour à la case départ chez Toro Rosso, malgré un podium en Chine et une 7ème place à Sakhir pour le compte de Red Bull.

Dès lors, c'est la traversée du désert. Malgré un point marqué en Espagne et un meilleur tour en course à cette occasion, le pilote numéro 26 ne parviendra jamais à sortir la tête de l'eau. Hormis à Singapour, où il inscrit 2 points et paraissait - selon ses dires - retrouver ses sensations. Pire encore, il fut impliqué à plusieurs reprises dans des accrochages et sanctionné. C'est d'ailleurs lui, qui cumule le plus de points de pénalités au cours d'une année écoulée : 8 points. Pour rappel, arrivé à 12 points un pilote écope d'une suspension lors du prochain Grand Prix. Enfin, les défaillances mécaniques et la malchance parachèveront - comme au Brésil lorsque Jolyon Palmer le percute alors qu'il pouvait figurer dans les points - cette année compliquée sur le plan sportif et mental.

Dans les colonnes d'Autosport en ce mois de décembre, Daniil Kvyat décrira sa saison comme "une année de survie". Pourtant, à Austin, le Russe fut officiellement reconduit dans son baquet pour 2017. Mea culpa de la part de Red Bull, besoin de stabilité ou considérations politico-sportive ? Qu'à cela ne tienne, Daniil Kvyat entamera sa quatrième saison en 2017.

2017 un nouveau chapitre : Retour chez le motoriste Renault

La Scuderia Toro Rosso repassera sous les couleurs françaises du moteur de Viry-Châtillon, après une saison motorisée par Ferrari. Le moteur Renault a prouvé son avancée depuis l'avènement de l'hybride en 2014, permettant à Red Bull de revenir aux avant-postes en 2016. En 2017, l'aérodynamique aura la primeur. La firme de Faenza devra concocter un châssis où sa caractéristique d'appui aérodynamique dans les virages s'affirme de nouveau. La finalité est d'espérer grappiller des places au championnat. Pour cela, il faudrait également permettre à cette petite équipe de bénéficier de plus de moyens pour mieux figurer et permettre le développement de sa monoplace tout au long de la saison.

D'ailleurs, le retour chez Renault sonne justement l'occasion d'une meilleure synergie entre Red Bull et Toro Rosso. Franz Tost et plus récemment le directeur technique James Key l'ont évoqués avec l'arrivée de cette nouvelle ère. Ils pourront s'appuyer mutuellement sur certains aspects (moteur, boîte de vitesses, suspensions par exemple). Mais il faudra patienter jusqu'en 2018 pour voir les premiers effets.

Sur la piste, la firme de Faenza s'appuiera sur son duo de 2016 : Carlos Sainz et Daniil Kvyat. Les deux hommes se côtoient depuis plusieurs années et possèdent 2 et 3 saisons de F1 derrière eux, signe d'expérience et stabilité. L'Espagnol devra afficher les mêmes ambitions sinon plus pour franchir un nouveau pallier. Le Russe, quant à lui, devra retrouver sa confiance. N'oublions pas non plus que Toro Rosso n'est qu'un lieu de passage pour les jeunes pilotes et d'autres pointent derrière, à l'image du Champion 2016 de GP2, Pierre Gasly. Et sauf changement impromptu, les baquets chez Red Bull sont scellés à long terme. Autrement dit, une année décisive s'annonce à tous les niveaux !

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Profx
Profx :
si renault ne nous fait pas le remake de 2014 ....
Il y a 24 mois
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