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Essais Pré-Saison Barcelone - Jour 1 : Mercedes et Ferrari démarrent forts, caprices pour Mclaren

MotorsInside.com revient en détails sur la toute première journée de roulage de cette avant-saison 2017. Lewis Hamilton se hisse en tête, juste devant le métronome Sebastian Vettel. Des problèmes moteurs ont gâché la journée de Fernando Alonso.

© Mercedes - La star des projecteurs n'a pas déçu à l'occasion des premiers tours de roue© Mercedes - La star des projecteurs n'a pas déçu à l'occasion des premiers tours de roue

Les premières constations sont maintenant établies à Montmelo, pour le coup d'envoi de la Formule 1 nouvelle version ! Au sommet d'entre elles, l'écurie triple championne du monde en titre a tenu à mettre d'emblée les choses au clair.

Mercedes et Ferrari fixent les premières références

L'effort de Lewis Hamilton cet après-midi a permis à la W08 de se placer au même rang que sa devancière fin 2016 : en tête. C'est au cours d'un relais effectué en pneus tendres, peu après 16h, que le Britannique s'est emparé de la tête, avec un chrono de 1:21:765. Il y a un an, Sebastian Vettel avait seulement tourné en 1:24:939 à l'issue du premier jour ! La performance pure est donc (déjà !) enthousiasmante. De façon générale, elle révèle les capacités aérodynamiques des nouvelles voitures sur un circuit souvent considéré comme très révélateur de la performance globale d'une F1.

Comme lors des dernières séances d'essais privés, la firme de Brackley a partagé les rôles. Valterri Bottas a découvert la Flèche d'Argent ce matin avant de céder la place au numéro 44 après l'heure obligatoire de pause-déjeuner. Ce travail collectif a permis à l'équipe de dépasser allègrement le cap des cent tours : 152 tours précisément. Bottas a ici réalisé 79 boucles, contre 73 pour Hamilton. Bien souvent en pneumatiques tendres, le Finlandais n'a commis aucune erreur au sein de sa nouvelle équipe.


Scrutée de près, sa monture a temporairement succombé à l'aileron de requin. Ceci étant, la finesse de cet appendice aérodynamique se différencie très nettement du reste de la meute ! Dans la même veine, nous avons retrouvé une voiture avec un petit artifice en forme de T, situé à mi-chemin entre l'aileron en forme de requin et l'aileron arrière. Cet élément aérodynamique intrigue et a déjà été copié par deux autres teams : Williams et Haas ont similairement évolué avec le dit-procédé.

Mais quoi qu'il en soit, la domination de Mercedes au classement n'a pas été écrasante. Juste derrière, à un peu plus d'un dixième, la Scuderia Ferrari est l'une des très bonnes satisfactions de la journée. A bord de la SF70H, Sebastian Vettel fut un monstre de régularité : avec 128 tours parcourus à lui seul ! Le quadruple champion du monde se permit au passage le luxe de mener quelques instants la danse, en 1:22.791, réalisé peu avant midi. Le chrono est d'autant plus intéressant car il fut seulement signé en pneus médiums ! Vettel évolua d'ailleurs la quasi-totalité de la journée avec ces gommes.

Contrairement à l'an passé, l'équipe italienne a d'abord cherché la régularité avant la performance pure. L'après-midi fut quand même légèrement plus calme de ce côté-ci du garage. Le temps peut-être pour Vettel de se reposer, avec ces monoplaces bien plus lourdes et physiques à piloter.

Troisième, Felipe Massa a aussi montré de bonnes dispositions pour Williams. L'expérimenté Brésilien est monté progressivement en rythme, tout en atteignant à son tour le cap des 100 tours.

Mclaren et Red Bull garnissent le chapitre des avaries

Plus loin, la marge est grande tant au niveau de la performance pure que de la régularité. L'équipe Mclaren-Honda cristalliserait presque à elle seule les déboires de cette première journée d'essais. Le moteur japonais a fait des siennes, avec une défaillance du système d'huile dès le premier tour en piste. Précisément, un nouveau réservoir, plus petit et plus léger, fut le cœur du problème, qui a consigné la MCL32 de longues heures dans son garage.


Une complication qualifiée d'« inattendue » par Eric Boullier en personne. Un comble pour Fernando Alonso qui n'a pu réellement en découdre avec sa monoplace. Il lui a fallu attendre la fin de journée pour porter son total à 29 boucles, soit le pire score des 11 pilotes engagés ce lundi.

Du côté de Red Bull, on regrettera également le temps perdu. Alors que Mercedes et Ferrari ont d'emblée fournis un travail studieux, la voiture autrichienne s'est arrêtée dès son quatrième tour de roulage. Une halte imprévue entre les virages 3 et 4 a causé l'apparition du premier drapeau rouge de la matinée. Selon Christian Horner, c'est une somme de petits problèmes, tenaces, qui ont affecté la RB13.

On pointera surtout du doigt deux difficultés : une défaillance de batteries et une défection d'un capteur moteur. Néanmoins, le team principal s'est voulu rassurant : ces soucis ne sont pas majeurs. Pour compenser, la fin de journée fut menée tambour battant : Daniel Ricciardo a sauvé les meubles, en se plaçant en 5ème position, mais en parcourant surtout un total de 50 tours.


Autre débutant dans son écurie, Kévin Magnussen a lui aussi connu quelques frayeurs au volant de la nouvelle Haas. Arrêté au début de la pit-lane au cœur de la matinée, ses nouveaux mécaniciens ont d'abord dû le rapatrier à la poussette dans son box. Puis, le Danois a connu un souci de freins, un problème récurrent pour l'équipe américaine. Parti en tête à queue au niveau du virage 10, il endommagea son aileron avant. Cette mésaventure n'a toutefois pas trop affecté son programme. La compétitivité est même au rendez-vous, avec une quatrième place finale, au terme d'un chrono bouclé en pneus tendres
.
En bas de tableau, Sergio Pérez a été éprouvé tout au long de l'après-midi par des problèmes d'échappement. Il devance l'élégante Toro Rosso, qui démarre en douceur avec la huitième place de Carlos Sainz. Avant-dernier, Nico Hulkenberg n'a quant à lui pas rencontré de difficultés majeures pour son premier jour à bord de la Renault.

Enfin, le bonnet d'âne de la performance est détenu par la Sauber de Marcus Ericsson, qui tourna à 5 secondes pleines de la Ferrari de Vettel, sur les mêmes gommes médiums.

Pour l'anecdote, cinq pilotes ont dépassés la distance officielle d'un Grand Prix à Barcelone, qui est de 66 tours.

Le classement complet de la journée :

PiloteEcurieTempsEcartTours
1L. HamiltonMercedes1:21.76573
2S. VettelFerrari1:21.878+0.113128
3F. MassaWilliams1:22.076+0.311103
4K. MagnussenHaas1:22.894+1.12951
5D. RicciardoRed Bull1:22.926+1.16150
6V. BottasMercedes1:23.169+1.40479
7S. PérezForce India1:23.709+1.94439
8C. SainzToro Rosso1:24.494+2.72951
9N. HulkenbergRenault1:24.784+3.01957
10F. AlonsoMclaren1:24.852+3.08729
11M. EricssonSauber1:26.841+5.07672


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4 réactions sur cet article Donnez votre avis
casper
casper :
le coup de réservoir d'huile mal dimensionné qui se prend trop de G dans les virages à droite, c'est tout de même assez drôle pour un regard extérieur. Si c'est effectivement le souci çà craint franchement côté R&D...

assez surpris de ferrari et Haas que je n'attendais pas à pareille fête.

Bien sur tout ceci ne présage pas du futur, on se souvient que ferrari avait fait 1 l'année passée aussi. (mais à l'époque elle avait communiqué sur çà) mais tout de même on ne voit guère que sauber derrière et mercedes loin devant, aucun des autres semble s?être loupé
Il y a 4 mois
Aifaim
Aifaim :
casper@, il n'y a absolument rien comme enseignement à tirer de cette première journée d'essais, ni de celles qui vont suivre.

Les équipes travaillent dans des configurations de réglage des propulseurs qui nous sont inconnaissables. Il peut même y avoir des recherches liées à des portions du circuit.

Mis à part le temps passé en piste, synonyme d'une rassurante fiabilité et d'une plus grande capacité à enregistrer de nouvelles données en piste, il me semble prudent d'attendre la fin des essais de pré-saison pour esquisser des tendances.
Il y a 3 mois
Marc Diskus
Marc Diskus :
Alfaim@ : Il y a quand-même une constatation dans le travail effectué en ce moment par toutes les équipes , même si ce n'est pas un enseignement pour en tirer une tendance , c'est l'engagement ouvert et sincère des dix équipes qui , des unes vont découvrir de nouveaux problèmes , des autres vont déjà progresser . Je trouve qu'il y a dans ces débuts à Barcelone plus de transparence dans la communication , plus de labeur dans les équipes ( Haas dixit ) qui vont travailler 24h/24 et peut-être une cohésion plus serrée entre ceux qui partagent les mêmes idéaux . A bientôt de vous lire .
Il y a 3 mois
Aifaim
Aifaim :
Mark Diskus@, cette constatation n'est pas nouvelle et quiconque ne s'investirait pas au maximum ne serait tout simplement pas au niveau d'exigence de la discipline. Cela rappelé, il n'est pas inutile de souligner l'investissement humain, technique et financier que la Formule 1 réclame dans tous les domaines.

En ce qui concerne la communication, je concerve une réserve sinon un doute : Chacun dit ce qu'il veut bien annoncer sans que le propos soit vérifiable. Et puis, on ne peut passer sous silence l'interdiction faite aux pilotes Ferrari de s'exprimer lundi soir... Avec le chrono de Räikkönnen ce mardi, il en ira tout autrement.

Cependant, vous ressentez peut-être un frémissement dans le rapport de la F1 à la presse et, par ricochet, envers le public : L'ère post-Ecclestone aurait-elle déjà instillé ses premiers effets ? trop tôt pour le dire mais pourquoi ne pas en accepter l'augure ?
Il y a 3 mois
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