> > > > Canada - Essais Libres 2 : Räikkönen ne chôme pas, tournée générale de tête-à-queue !

Canada - Essais Libres 2 : Räikkönen ne chôme pas, tournée générale de tête-à-queue !

" Iceman " termine en tête, seul pilote sous les 1:13. Lewis Hamilton suit le rythme à un dixième, juste devant Sebastian Vettel. La séance fut marquée par une quantité impressionnante de freinages manqués !

© Scuderia Ferrari - Kimi Räikkönen pointe le bout de son museau en tête de la FP2© Scuderia Ferrari - Kimi Räikkönen pointe le bout de son museau en tête de la FP2

La deuxième séance à Montréal fut épargnée par la pluie, offrant la possibilité aux pilotes de répéter leurs gammes sur une piste jugée sale au cours de la FP1. Premier concurrent en dehors des puits, Carlos Sainz n'attendait pas une minute de plus, après avoir perdu tout le bénéfice de la première session ; suite à une panne moteur dès son entrée en matière.

Les Ferrari furent elles aussi rapidement en action. À l'opposé, les deux Mercedes sont rentrés progressivement dans le bain. Valtteri Bottas était seulement en tendres pour commencer. Le Finlandais créait une petite surprise, avec un très bon 1:14.079 à son actif.
Quant à son équipier, Lewis Hamilton se permettait de relâcher les gaz avant la dernière chicane, n'offrant pas une lecture immédiate de sa performance. Cependant, le triple champion du monde était aussi le premier à passer sous la barre des 1:14, avec un temps de 1:13.955, vingt minutes après le feu vert.

Sebastian Vettel lui donna facilement la réplique, à l'occasion de son premier essai en ultra-tendres : 1:13.200 sur son troisième tour lancé. Quelques instants plus tard, Kimi Räikkönen élevait son niveau, en s'installant aux commandes, fort d'un temps de 1:12.935. Légèrement en retrait par rapport à la Mercedes dans le troisième secteur, le champion du monde 2007 creusait l'écart dans le deuxième, en se portant deux dixièmes plus vite.
Le match est en tout cas ouvert à l'issue de ce vendredi entre les deux écuries de pointe. Même si une fois encore, la Mercedes paraît plus nerveuse dans les longs relais. Sa belle vitesse de pointe dans la longue ligne droite vers la dernière chicane sera une aide de choix.


Naturellement, la progression des temps par rapport à la session initiale est très intéressante. Neuf dixièmes furent gagnés entre les deux séances. Mais le record absolu de la piste tient toujours, pour deux petits dixièmes.

Malgré une piste en constante amélioration, de nombreux têtes à queue ont été exécutés au cours des 90 minutes de roulage. Le pilote le plus remarqué de ce côté fut Romain Grosjean. Parti une première fois à la faute dans le sixième virage, le Français rééditait pareille mésaventure quelques tours plus loin. Puis, l'ex-pilote Lotus rata la trajectoire dans le T1, pour couper par le bas-côté. Le système électronique à l'arrière semble clairement en défaut pour la Haas VF-17.


De façon générale, l'ensemble du plateau n'a pas été ménagé. Les simulations sur les longs relais ont été l'occasion de voir Bottas ou Vettel partir dans une figure imposée à 360 degrés. Ici plus qu'ailleurs, les réglages des freins requièrent une sensibilité maximale.
Autre pilote en difficulté, Daniel Ricciardo à bord de sa Red Bull. Rapportant des pertes de puissance à bord de sa monoplace, le pilote vainqueur en 2014 a rendu une seconde et sept dixièmes à Max Verstappen, pour une bien modeste 15e place. Surtout, "Dan the Man" a fini la séance depuis son garage, le temps pour les mécaniciens de changer le moteur défectueux.
"Premier des autres" en cinquième position, à quatre dixièmes de la tête, son équipier n'a également pas bouclé la séance. Pire, sa RB13 s'arrêta dans le deuxième secteur, après un problème de boite de vitesse. Cette immobilisation a provoquée la sortie du drapeau rouge, à 15 minutes de la fin.
Plus loin dans le classement, Fernando Alonso a cette fois eu le bonheur de connaitre une séance sans interruption moteur. Sa sortie en piste fut toutefois retardée après l'installation d'un nouveau moteur, suite à ses déboires de la FP1. Le double champion du monde est revenu aux affaires, septième, une seconde et quatre dixièmes devant Vandoorne.

Côté pneumatiques, la tendance québécoise suit la norme de cette saison 2017. La dégradation des gommes ne posera guère un problème, l'ultra-tendre résistant au-delà des 25 tours (26 tours précisément avec Carlos Sainz). Si la météo ne s'en mêle pas, un seul arrêt sera à prévoir lors des 70 tours de course ce dimanche.

Voici le classement final de cette deuxième séance libre :



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3 réactions sur cet article Donnez votre avis
Nicolas
Nicolas :
"Piste sale" est un euphémisme: déjà qu'elle n'est pas assez abrasive, en plus elle est couverte de poussière que l'on pouvait voir décoller au passage des voitures. Les pertes de contrôle étaient déjà nombreuses en EL1 et cela ne va pas du tout dans le sens de la sécurité. Du spectacle ? Bof, on n'est pas là pour voir du patinage...
Cela ne va pas non plus dans le sens de le réduction des coûts pour les écuries, car risquer de la casse stupide pour ne pas avoir fait passer une balayeuse ou un souffleur en piste.
Enfin, les pneus ultra-tendres ne le sont justement pas assez et n'offrent pas l'adhérence qu'on pouvait en attendre (dixit Christian Horner). Une durée de vie de plus de 25 tours pour si peu d'accroche, c'est à peine mieux que les super-tendres. Sur piste lisse et poussiéreuse, pas de miracle !
Il y a 12 jours
profx
profx :
Le jour ou le travail de pirelli sera respecté ce genre de soucis de pneu trop tendre ou trop dur appartiendra au passé... mais creer des pneu pour des voitures n existant meme pas encore et qu on ne peut meme pas faire d essai approndi une fois ces voiture enfin existantes comment ne pas avoir de deception ? et pas question de reprendre le risque e voir des pneus exploser en course. et la les gens ralent sur pirelli au lieu de raler sur la fia qui ne leur donne pas les moyens pour leur permettre de fabriquer des pneus parfait ....
Il y a 12 jours
Nicolas
Nicolas :
Pirelli maîtrise son procédé de fabrication et peut donner la dureté voulue à ses gommes. Le problème, c'est que les conditions de travail de ces gommes sont bien trop variables pour un seul composé: plage de température étendue et surtout état de la piste incroyablement variable.
Si d'un côté tous les paramètres sont connus et suivis, quid de la piste dont le revêtement n'est pas homogène ?
Une piste dont certaines portions on un enrobé neuf et le reste usé, qui plus est incrusté de poussière (on en a encore vu voler pas mal en EL3), et le pilotage en devient bien plus compliqué.
La critique de Christian Horner ne vise pas forcément que Pirelli. L'insatisfaction globale semble partagée à tous les étages si l'on en croit certains propos tenus lors de la conférence de presse des dirigeants de la F1 hier.
Il y a 12 jours
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