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Brésil - Course : Lot de consolation pour Vettel et prix d'honneur pour Hamilton !

Vainqueur à Interlagos, le pilote de la Scuderia Ferrari retrouve le chemin de la victoire après s'être offert Bottas au départ. Parti dernier, Hamilton aura effectué une belle remontée mais échoue au pied du podium, derrière Raikkonen.

© Ferrari - Vettel aura profité du départ lointain d'Hamilton pour triompher !© Ferrari - Vettel aura profité du départ lointain d'Hamilton pour triompher !

Soleil et chaleur à Interlagos. Après la pluie de 2016, les températures se sont envolées pour l’édition 2017, avec 60 degrés sur la piste. Un décor étouffant et stressant pour les machines lors de cette dix-neuvième manche de la saison, deux semaines avant l’épilogue d’Abu Dhabi.
Comme d’habitude, les tribunes de l’Autodromo José Carlos Pace étaient copieusement garnies. La quasi-totalité des regards était orienté vers le héros local. Felipe Massa disputait pour de vrai son dernier Grand Prix du Brésil. Avant de céder son baquet au revenant Kubica, le vice-champion du monde 2008 s’élançait de la neuvième position.


Juste devant lui, les deux Renault de Sainz (8e) et d’Hülkenberg (7e) ; le guerrier Alonso, brillant sixième, derrière Sergio Pérez.
Sur les deux premières lignes, Verstappen et Räikkönen étaient les outsiders. Les deux favoris se nommaient Sebastian Vettel et le poleman Valtteri Bottas, après une belle bataille ce samedi. Une course à la victoire et aussi pour le titre honorifique de vice-champion du monde, 15 points séparant les deux hommes avant le départ.

Mais où diable était passé la nouvelle tête couronnée ? Dans les stands ! Parti à la faute lors de son premier tour de Q1, Lewis Hamilton avait opté pour une refonte totale de sa W08 : moteur, châssis et boîte de vitesses neufs pour aborder le finish de la saison. Le Britannique était prêt pour son opération remontée à l'heure où ses collègues partaient pour le tour de formation.

Vettel force le passage, l'hécatombe chez les francophones !

Beaucoup de rebondissements dés le départ du Grand Prix : trois temps forts émaillaient ce premier tour. En tête, Vettel s'était infiltré à l'intérieur, de justesse, devant Bottas. Le Finlandais était contraint de céder le leadership !

Derrière, les francophones perdaient pied. Stoffel Vandoorne était pris en sandwich à la sortie du premier enchaînement. Magnussen repoussait le Belge sur le vibreur. Problème : Ricciardo était également présent. Le pilote Red Bull partait en tête à queue, le pensionnaire Mclaren était contraint à l'abandon.


Plus loin sur le circuit, Ocon et Grosjean improvisaient un bien mauvais ballet. Le fer de lance Haas était trop gourmand et tentait de passer son rival avant le gauche de Ferradura. Le premier cité perdait l'arrière de sa voiture et rebondissait sur la panthère rose. Avec ses deux roues arrière crevées, Ocon était contraint de mettre pied à terre. Fait inédit avec le premier abandon de la carrière du jeune Normand, 28 courses après son arrivée en Formule 1.
La Safety Car était de sortie pendant cinq tours, le temps d'évacuer les débris dans le deuxième virage. Vettel emmenait la meute à la relance et gardait la main. Derrière lui, Bottas, Raikkonen et Verstappen. Massa et Alonso occupaient deux belles positions : la cinquième et la sixième.

Mais cela n'allait pas durer. Sur ses gommes tendres, Hamilton était déjà neuvième à l'issue du dixième tour ! Le nouveau champion du monde avait notamment avalé Pierre Gasly, qui naviguait près des points. Sa remontée se poursuivait sans accros. Même Alonso ne pouvait résister à l'assaut du numéro 44 ! Massa était le dernier sur la liste. Déposé à la fin du premier secteur, Hamilton rentrait dans le top 5 sans sourciller, derrière le quatuor de tête, inchangé.


Condamné au même schéma, Ricciardo s’accommodait de sa tâche et plaçait ses fameux "dive-bombs". Lance Stroll et Marcus Ericsson en faisaient l'amère expérience. Dan the Man était aussi rentré dans les points dés le quinzième tour.

Hamilton s'offre treize tours en tête

Il fallait maintenant observer l'évolution de la dégradation des gommes, accélérée dans cette fournaise brésilienne.
Sur ses super-tendres du départ, Vettel menait l'allure, toujours avec Bottas sur le porte-bagages. Le Finlandais tentait le fameux undercut au 28e tour. Réaction rapide chez Ferrari, avec l'Allemand qui emboîtait le pas dés le tour suivant. Il était temps : les positions restaient inchangées, d'un rien !



Verstappen avait observé la lutte sur ses jumelles, après son propre passage aux stands. Quant à lui, Raikkonen roulait un tour en tête avant de s'arrêter à son tour, pour laisser les commandes à... Lewis Hamilton, en personne ! Et le nouveau leader ne s'en laissait pas compter, en roulant dans les mêmes temps que son équipier, pourtant équipé de tendres neufs !
Au second plan, Red Bull jouait la course d'équipe. Egalement resté en piste, Ricciardo cédait sa cinquième place à Verstappen.
Plus loin encore, Hulkenberg passait pour l'honneur un Gasly toujours avec ses gommes du tête. Un dépassement qui illustre la situation au classement des constructeurs : la sixième place de Toro Rosso n'a jamais autant été en danger face à Renault.

La course se stabilisait alors jusqu'au 44e tour. Un chiffre fétiche pour Hamilton, qui changeait enfin ses gommes, au même titre que Daniel Ricciardo. La lecture du classement était optimale : Vettel retrouvait la tête, avec 2,5 secondes d'avance sur Bottas. Raikkonen était troisième, 4,3 secondes devant Verstappen et surtout 9 petites secondes devant le Britannique, équipés de gommes super-tendres toutes neuves !

Daniel Ricciardo reprenait lui la course en septième position, dans l'aspiration de Felipe Massa. Le vrai adversaire du vétéran brésilien était surtout Alonso, huitième. Pérez et Hulkenberg occupaient les deux dernières places dans les points. Dernier classé, Grosjean était quant à lui surpris de recevoir une pénalité pour sa manoeuvre du premier tour avec Ocon.


La folle chevauchée d'un champion du monde et un final stressant !

Le finish de cette manche se concentrait donc sur deux enjeux. Hamilton revenait à grandes enjambées sur le duo Verstappen-Raikkonen. Alonso offrait quelques frissons au public auriverde, dans une lutte pour la septième position face à Felipe Massa. Mais quel malheur pour le taureau des Asturies, resté toute la course sans DRS !
Mais Hamilton concrétisait une première offensive dés sa première tentative. Verstappen était consolé par son ingénieur après avoir perdu sa quatrième place, à la sortie du S de Senna.


Jugeant sa voiture "inconduisible" dans les virages à gauche, le Néerlandais optait sagement pour un changement de gommes. C'était donc une lutte à quatre qui venait conclure ce Grand Prix. Hamilton revenait à cinq secondes d'écart ! Et les cloques sur l'arrière de la voiture n'empêchaient pas le marteau britannique de cogner. Insuffisant toutefois face à la glace finlandaise. Raikkonen aura gardé sa troisième place sur le fil.

Pour la victoire, Vettel n'aura donc pas flanché ! Le 46e succès de la carrière tombe dans l'escarcelle du déchu de cette course au titre 2017. Et surtout, un nouveau succès pour ses troupes, trois mois et demi après la dernière coupe du vainqueur reçue à Budapest. En prime, un très probable statut de vice-champion du monde. Trois points suffiront au pilote lors de la dernière manche à Abu Dhabi...

Derrière le quatuor et les deux Red Bull, jolie bagarre à trois entre Massa, Alonso et Pérez. Le trio est resté inchangé, au plus grand plaisir du Brésilien, qui s'offre une belle septième place, meilleur des autres ! Le tour d'honneur était au rendez-vous du côté des émotions, avec un message de son fils via la radio. Cette fois, Felipe Massa n'aura pas manqué sa sortie !




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8 réactions sur cet article Donnez votre avis
XX
XX :
On avait l'impression d'avoir un Hamilton qui était dans une autre catégorie. Super auto, super pilote, si il était parti devant on ne l'aurait jamais revu!
Il y a 12 jours
milano
milano :
C'est sur mais ne pas oublier le moteur neuf et les réglages course , chose non négligeable .
Il y a 12 jours
Ayenge
Ayenge :
J'avais pronostiqué Vettel ou Bottas... néanmoins je pense que la perf de Kimi est aussi à noter car dans le même rythme que les deux devant...

Perez a repris l ascendant sur ocon (grosjean l a hélas éliminé)... confirmation à Abu ???

Massa a fait la course qu il fallait pour ses adieux.

Alonso fidèle à lui-même.

Hamilton... certainement un petit regret pour la qualif car c était gagné... faut pas chercher une raison pour expliquer comment quequ un qui part des stands (meme apres la SC il démarre de la 16eme place) termine à seulement 5,4 sec du vainqueur...????? Du lourd ... du très lourd !! Le plus impressionant c son premier relais... il fait des tempscau tour avec des softs bien fatigués alors que les autres sont en neufs !!! Franchement c l homme de la saison... et si en olus il ne connait pas ou peu de pépins mécaniques comme en 2014 et 2016 faut vraiment avoir beaucoup de chance et etre à 120% pour se le «farcir»...

Les redbulls aussi en retrait sur ce circuit meme si Ricciardo fait aussi une belle remontée...

Chouette GP même si la majeure partie de l animation a été assurée par le 44

Enfin le vainqueur du jour: Vettel... irréprochable sur cette course. Cela doit nourrir pas mal de regrets car comme on l a vu aujourd hui encore... la Ferrari était bien la seule monoplace capable de s imposer à la régulière sur n importe quel circuit...

Que manquait il à ce gp ? Ah oui... la pluie !

Allez vivement Abu qu on en finisse !
Il y a 11 jours
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Milano Ayenge
Cette course me confirme ce que je devinais depuis plusieurs courses. Le package W08/Hamilton est redoutable dans cette deuxième partie de saison. D'abord la W08 que beaucoup avaient relégué cette saison en deuxième place sur l'échiquier des valeurs, est en fait bien plus performante que ce qu'elle pouvait laisser penser aux non avertis. A la mi saison, alors que beaucoup ne voyaient qu'en la Ferrari pour le titre, j'avais expliqué à mon retour de SPA,que trois facteurs seraient déterminants. Le pilote, l'évolutivité et la fiabilité. On le voit bien, alors que le règlement chassis/aéro/pneus a complètement changé en 2017, Mercedes AMG a réussi un tour de force historique en mettant en piste une monoplace hyperfiable, dotée d'un chassis certes moins polyvalent que la SF 70 H mais capable de mieux accepter les évos aéro en cours de saison. Son long empattement est un gros avantage en terme de stabilité , de répartition des masses, de flux interne. Certes c'était difficile de le faire "tourner" dans les very slow corners, mais il n'y a que quelques circuits aussi spécifiques.
L'avantage de ce choix c'est qu'il a permis à Mercedes d'explorer des domaines aéro qui lui seront très utiles la saison prochaine. J'ai toujours dit que l'aéro reste une science expérimentale. A chaque config,voire légère modif, il faut tout retester pour valider. Le banc donne des pistes, la piste est le meilleur banc dit on.
Hier la démonstration d'Hamilton ne tient pas qu'à un moteur neuf ou à ses réglages course. Il y a d'abord le pilote, je me souviens d'un seul coup d'une rangaine sur l'interface .... On voit bien le ridicule de cette expression. Une dizaine de tours sup et il mettait tout le monde derrière. C'est l'ensemble qui a matché. Avez vous vu comment ses pneus étaient efficaces même avec 30 tours face aux neufs hypertendres. Je croyais revoir le Lewis de la F3 Euroseries.
Dans l'histoire il faut aussi retenir le changement de contexte. Quand on croyait encore que RB était très au dessus de tout le monde en chassis/aéro, que Ferrari avit pondu "LA" monoplace (PU+chassis) qui allait mettre au pas le reste du plateau, que Mercedes gagnait surtout grâce à son bouton magique et son PU, on avait oublié la notion d'évolutivité. La démonstration d'hier sur un circuit très exigeant en est la meilleure preuve.
Maintenant tout le monde pense à 2018. Pourvu que RB et Ferrari soient assez ambitieux dans leurs choix pour offrir une belle saison. Mais pour ceux là, comme pour Renault, Mc Laren et les autres c'est bien l'évolutivité , donc la compréhension des phénomènes en piste et la capacité à les utiliser positivement, qui sera encore primordiale pour la victoire.
Il y a 11 jours
casper
casper :
Me suis bien ennuyé sur cette course.

Comme d'habitude, les red bull ferrari et Mecedes pourraient partir toutes des stands elles se retrouveraient à la fin P1-P6, alors certes çà fait de l'animation mais guère de suspens...

++ Hamilton et pour son dimanche pour une fois car hier il était simplement intouchable, finir dans les échappements de raiko, bravo !
+ Vettel, plus de pression on le retrouve faire ce qu'il faut sans sur-conduire ? et pourtant la ferrari n'était clairement pas au niveau de mercedes

+ massa qui fait une très belle course à domicile et se réveille après quelques courses de léthargie, il a été piqué de ne pas être conservé l'ami !

+ Alonso, une belle course à la régulière pour Mc Laren, Honda n'est pas aussi mauvais qu'on veut bien le dire.

- Toro Rosso, rien ne va plus, ils peuvent remercier les faits de course pour leur place car clairement renault devrait être devant... (et haas pas loin)

-- Les commissaires qui mettent 10 s et des points à grosjean et rien à magnussen... l'exact réciproque m'aurait semblé nettement plus pertinente...

la place pour le p7 a été mon seul intére^t dès le début puisque le sextuor était clair dès le début de course et si renault n'était pas au niveau de Mc Laren j'ai aimé le combat massa / alonso, seul truc un peu authentique de ce grand prix.
sinon dans la catégorie labo, la haas avec un quart de fond plat en moins tient dix tours au même rythme que les sauber...
Il y a 11 jours
V6 Turbo
V6 Turbo :
@Ayenge
C'est vrai que cette saison n'a pas été très humide. Sur une vingtaine de courses, seules une ou deux (de mémoire) se sont vraiment déroulées sous l'eau. Singapour, etc. on se souvient du Brésil 2016... C'est vrai qu'on aime bien disposer parfois de conditions extrêmes pour voir qui tire son épingle du jeu, pimenter la situation. Attention c'est aussi parfois le lieu de roulettes russes au départ ou au premier viarge. Beaucoup moins favorable aux gros PU, la pluie aurait peut-être pu permettre aux RB ou Mc Laren, voire un complet outsider, de se montrer plus à leur avantage que sur le sec.
Je parlais un peu plus tôt d'empattement long. C'est un gros atout pour la stabilité quand il pleut même si, dans le serré, l'empattement long peut générer beaucoup de sous virage... En revanche on freine plus en ligne (moins de transfert de charge) et on peut avaler plus facilement et surtout plus rapidement l'exter des courbes où l'eau stagne moins. C'est un atout sérieux pour enrouler encore faut il avoir la souplesse moteur et les réglages chassis et pneus qui vont avec. Mais ce sont surtout les pilotes qui ont le meilleur et le plus difficile des rôles quand il pleut. Un Hamilton ou un Raikkonen sont de redoutables artistes dans cet exercice. Je vous rappelle qu'Hamilton a du remporter les 10 ou 11 dernières courses sous l'eau. Ce n'est pas du tout un hasard.
Il y a 11 jours
Aifaim
Aifaim :
Ce qu'on ne saura jamais, c'est ce qu'aurait pu faire Ocon. Il était le seul du top 10 à disposer de gommes neuves dans les deux types utilisés.
Il y a 11 jours
Ayenge
Ayenge :
@V6 Turbo:

Encore des explications objectives très pertinentes... c toujours un régal de les lire... pour la pluie tu as raison cela reste souvent une roulette russe au départ et même si certains pilotes sont passés maître dans l exercice je préfère une course SANS afin qu aucun pilote ne se fasse mal....

Pour ce qui est des adeptes de «l interface»... t inquiètes ... ils ont déposé les armes ;-) .... y en a meme un qui s est «reconverti» finissant même par reconnaître à Lewis Hamilton certaines qualitéss... il utilise un nouveau pseudo et évite de citer le terme «interface» mais son phrasé et sa façon d expliquer restent les mêmes ?

Finalement quelque soit le pilote pour qui on éprouve un certain attrait sur la piste...ils sont tous à saluer et aussi, le fait que personne ne se soit blessé est le point le plus positif pour cette saison !

Bien à toi !
Il y a 10 jours
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